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Crimes contre les journalistes: L’Ojpci réclame justice pour des confrères assassinés

L’Organisation des journalistes professionnels de Côte d’Ivoire (Ojpci) a commémoré le jeudi 2 novembre 2017 le double assassinat des deux journalistes français, Gislaine Dupont et Claude Vernon tués le 2 novembre 2013 à Kidal au Mali.

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A ces deux confrères tués, Olivier Yro président de l’Organisation des journalistes professionnels de Côte d’Ivoire (Ojpci) a demandé justice pour les journalistes ivoiriens Sylvain Gagneto et Désiré Oué, assassinés en 2011 lors de la crise postélectorale pour le premier et le second en 2013 à son domicile à Cocody. Pour cette célébration, des journalistes ivoiriens et la société civile ont battu le pavé à Aboisso. La marche qui s’est ébranlée de la place du marché à la mairie de la ville d’Aboisso a été suivie d’un panel qui a permis à chacun de se faire une idée de la sécurité des journalistes en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et dans le monde. Invité par ses confrères ivoiriens, le journaliste Burkinabè, Yacouba Ladji Bama, lauréat 2017 du Prix Norbert Zongo a fait une autopsie de la situation sécuritaire des journalistes en particulier et de la libre expression en général. La démocratie au Burkina a connu des périodes qui, selon lui, ont marqué la vie des Burkinabè depuis la révolution sous Thomas Sankara. Dure et populaire, grâce aux Tribunaux Populaires Régionaux (TPR), la révolution a fait place à la Rectification après l’assassinat de Sankara suite à un putsch. Mais, la liberté d’expression est, depuis le décès de Norbert zongo 1998, un combat réel et ininterrompu. « Les Burkinabè ont commencé à s’exprimer librement et à rechercher un ordre nouveau depuis la disparition de cet illustre journaliste et de ses trois compagnons. Plus rien ne cache, la parole est libérée », a-t-il ajouté. Après lui, Baudelaire Mieu, correspondant de Reporter Sans Frontières en Côte d’Ivoire, a démontré que le régime actuel s’est beaucoup inspiré de la classification de l’ONG internationale qui est d’ailleurs une référence auprès des Nations Unies pour ‘’polir’’ son comportement vis-à-vis des media. Il lui a fallu appliquer des réformes notamment la création de la Commission d’Accès aux informations d’Intérêt publique (Caidp) pour pouvoir bénéficier du Millenium Challenge Coopération qui dotera le pays d’un appui de 358 milliards de FCFA. (la signature de la MCC a eu lieu le mardi 7 novembre) C’est dire à quel point, il faut être regardant de la sécurité des journalistes afin qu’ils travaillent dans un environnement sain ». Jean-Claude Bayala, conseiller technique au ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste, au nom de son parton, a exprimé toute sa gratitude aux uns et les autres pour cette activité importante qui vient démontrer à quel point les journalistes ont réellement besoin d’échanger sur leurs conditions sécuritaires. Citant le ministre, il a ajouté que le gouvernement s’engage à préserver la sécurité des journalistes dans l’exercice de leur fonction afin qu’existe une presse responsable et professionnelle. Il a déjà songé en demandant l’application de la convention collective et la création de la Caidp.
Notons qu’étaient présents à cette Journée internationale pour la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, Mme le sous-préfet Bley Méké pour le préfet de région, Mme Evelyne Deba pour le Bureau Abidjan de l’Unesco, le maire Mamadou Kano d’Aboisso lequel a, d’ailleurs promis d’octroyer un terrain de 2 hectares aux journalistes en vue de la construction du premier Hôtel de la presse en Côte d’Ivoire.

M.O avec Sercom

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