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Conseil Supérieur de l’agriculture : Ils ont dit…

Au sortir de la 7ème session du conseil supérieur  de l’agriculture, des ministres et responsables du monde rural s’expriment.

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Dr Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances

« Nous allons nous mobiliser pour que  les financements puissent être acquis »

«  Le Mali a été apprécié par rapport à la tenue de son économie qui est liée aux conclusions  que vient de faire le conseil supérieur de l’agriculture par rapport à la campagne 2016-2017. On est sorti de cette campagne avec des records qui n’ont jamais été égalés. Notre pays a  réalisé plus de 8 800.000 tonnes de production en termes de céréales. Pratiquement nous avons produit 647.000tonnes pour le coton, qui est aussi une production  jamais égalée. C’est aussi le résultat d’une politique volontariste du chef de l’Etat et du gouvernement  par rapport à l’appui de ce secteur crucial de l’agriculture. C’est la politique en termes de mise à disponibilité des intrants auprès des  paysans et les agriculteurs et aussi la mise à disponibilité sous forme de subvention des engrais. Tout cela a fait que la production a été boostée, la productivité des paysans a  été boostée  et le rendement a été au rendez-vous. Le budget qui est alloué au secteur de l’agriculture fait à peu près 15,1% du budget d’Etat.  C’est déjà un budget extrêmement  important. Mais le président de la république a été toujours clair avec nous sur ce point. C’est une priorité. Nous allons nous mobiliser pour que  les financements puissent être acquis et puissent aller vers les objectifs et surtout le financement de la campagne qui vient d’être approuvé  par le président. On a prévu à peu près 285 milliards de FCFA  dans le budget pour cela. Nous irons les chercher par tous les moyens pour réaliser les objectifs. »

Pr Baba Berthe, Pdg de la Cmdt-Holding :

« Il y a de forte chance que nous battions le record de la campagne écoulée »

«  Je pense qu’il faut revenir en en arrière. Pourquoi, on a battu des records.  Nous avons battu notre propre record parce que nous avons reçu des appuis avec un engagement du monde des producteurs. L’an dernier, les intrants ont été subventionnés. Les prix d’achats du coton graine ont été améliorés, 250.FCFA pour le coton de premier choix. Ensuite, nous avons reçu des équipements subventionnés en particulier les tracteurs. Nous avons reçu 1000 tracteurs subventionnés injectés dans le circuit de production. Il n’y avait pas de raison que nous n’ayons une telle production.  Et si les mêmes conditions se reproduisaient pour la campagne 2017-2018, je pense qu’il y a de forte chance que nous battions le record de la campagne écoulée.  Nous continuerons à travailler dans ce sens. Toutes les mesures sont prises au niveau de la mise en place des intrants. L’encadrement est prêt. Nous avons pris une série de mesures  qui nous permet d’aller plus loin. Si vous voulez on peut aller sur le terrain et vous constatez de visu ce qui s’est passé avec le recensement exhaustif, les intentions des producteurs. Vous serez surpris, par ce que nous allons dépasser le volume de la production de la campagne dernière.

Mes collaborateurs, c’est des hommes  qui sont surqualifiés. Il faut saluer leur engagement. J’ai été témoin de leur engagement, du serment qu’ils ont pris de se surpasser. D’abord, ils l’ont fait dans les champs auprès des paysans. Deuxièment, ils l’ont fait dans les usines. Je pense que c’est vraiment un engagement qu’il faut saluer. De la même façon, nous avons enregistré des signaux positifs auprès des producteurs qui veulent aller plus loin. La preuve c’est que les intentions que nous avons recensées sont supérieures à nos objectifs. C’est un élément que je soulève. On ne va pas dévoiler tous nos secrets. Nous irons plus loin. C’est ce que on souhaite à condition que la pluviométrie soit au rendez-vous »

Bakary Togola, Président de l’APCAM

« Nous devons travailler pour que nous puissions honorer l’engagement pris devant le président de la république».

«  Je pense que remercier le président de la république pour avoir accordé 15% du budget d’Etat au secteur de l’agriculture est un acte de reconnaissance. Ce taux équivalent de 300 milliards répartis entre différents ministères. Il y a le ministère de l’agriculture, le ministère de l’Elevage et de la Pêche, le ministère de l’Environnement et le commissariat à la sécurité alimentaire. C’est pour faire face à tout ce qui est comme difficultés auxquelles est confronté le milieu rural. Par exemple  tout ce qui concerne l’aménagement et matériel agricole, subvention, l’agriculture prend ça en charge.  Tout ce qui est lié à l’aménagement du domaine de l’élevage, de la subvention des aliments bétail, le ministère de l’Elevage s’occupe de ça. Tout qui est relatif au problème de l’espace agricole, le ministère de l’environnement prend ça à son compte. La sécurité alimentaire, quant à elle, elle se charge de la gestion des dépôts de céréales dans les communes. L’APCAM est en train de demander le ministère de l’Agriculture pour le financement afin de faire des supervisions au niveau de la base. L’APCAM a besoin d’un quota pour faire face à ses problèmes. Il nous faut des moyens pour faire des missions de supervisions. Aujourd’hui c’est 63millions de FCFA que nous avons pour ça.  Je demanderais aux dirigeants de mettre l’argent où on doit mettre pour qu’on puisse faire avancer le secteur privé. Si on met l’argent là où doit mettre, tout le Mali va sentir l’autosuffisance. L’Agriculture est la pièce maîtresse du développement. Tant que ces secteurs ne sont pas développés, tout ce que nous sommes de faire et de dire, nous n’allons pas nous en sortir.   Le Chef d’Etat a fait ce qu’il devrait faire, mais c’est à nous de savoir gérer l’argent destiné au secteur de l’agriculture. Par rapport à la mécanisation, l’impact est très visible. Avec le changement climatique, s’il n’y avait pas les 1000 tracteurs, on ne serait pas parvenu à faire le taux de production obtenu l’année dernière. La campagne avait fait un décalage de 210 jours de retards. Sans matériel mécanique, c’était très difficile de rattraper le temps perdu.  Au Mali, une bonne campagne commence à partir du 15mai. L’an passé, on a commencé jusque vers les 15juin.  Sans l’opération Tracteurs, ça serait un manque à gagner. Nous demandons au  président de la république, et son gouvernement de faire en sorte que  cette opération de subvention soit une continuité pour assurer l’autosuffisance alimentaire dans le pays. Sans la mécanisation, on ne peut plus continuer à travailler à la main et espérer se nourrir. C’est  grâce à la mécanisation que nous avons pu produire pour la campagne écoulée, 8.800.0000t de céréales et 647 .000tonnes de coton. C’est la première fois qu’on réalise ce record.  Nous sommes deuxième dans la production du coton en Afrique et le premier des céréales dans l’Afrique. Ça c’est important. Je remercie toute la population du Mali surtout les communicateurs qui nous aident à faire comprendre aux producteurs ce que nous sommes en train de prendre comme décisions et dispositions pour les paysans.

 Je pense que,pour  un responsable c’est de recueillir  les préoccupations de la base et de les faire remonter jusqu’au niveau des voix les autorisées. Le message de la subvention de la Chaux a été passé. Et  je crois qu’il a été entendu et accepté. Parce que le président a bien dit la continuation de la subvention des intrants.  Avec le ministre de l’Agriculture, on va voir ensemble comment on peut intégrer la chaux à la demande des producteurs. Après cette réunion, on va faire une concertation et le résultat final de ces échanges seront portés à la connaissance des gens au moment opportun.

Je pense  qu’avec l’accompagnement du président de la république et son gouvernement, ajouté à l’engagement de nos directeurs,  les 9.500.000 tonnes de céréales et les 725.000tonnes de coton graine seront à notre portée, si le grand Dieu nous accompagne.  S’il y a une bonne pluviométrie, produire 725.000 tonnes de coton, n’est pas diabolique. Aujourd’hui, si je dois adresser  un message à l’endroit des paysans, je dirais que je suis heureux en leur nom. Ce qu’ils avaient demandé comme doléance, cela a été porté à la connaissance du gouvernement et accepté. Je suis très heureux non seulement de  la continuation de la subvention, mais aussi de la poursuite de l’opération tracteurs et des différents matériels agricoles du secteur privé. C’est ce qu’ils avaient demandé et sollicité. Je pense que le Chef de l’Etat a accepté l’aménagement des terres aménageables, la part des femmes rurales dans la gestion des terres. Le reste, c’est de se mettre au travail. Je demande à tous les producteurs du monde rural de se mettre au travail pour que le 15 mai, on démarre la campagne avec beaucoup de confiance. Une fois que  vous commencez à avoir 20 à30 mm, vous pouvez commencer à semer. Je dirais à l’encadrement de continuer à sensibiliser. Il n’y a pas un bon producteur sans un bon encadrement. Il n’y a pas un bon encadrement sans un bon producteur. Grâce à l’appui et à l’effort de tout le monde, nous allons dépasser les résultats de l’année dernière.  Nous devons travailler pour que nous puissions honorer l’engagement pris devant le président de la république».

Oumar Ibrahim Touré, ministre commissaire à la sécurité alimentaire :

« Il s’agit d’évoluer  pour rendre davantage notre agriculture moderne »

«  Je retiens qu’il y a un accroissement de la production agricole. La preuve, on est autour de 8.900.000tonnes. Je crois que des efforts énormes ont été déployés par le l’Etat à ce niveau de production, notamment les 15% du budget national attribués au monde agricole. C’est une volonté du président de la république. La mécanisation qui continue et tous ce qu’on  a eu comme progrès dans le domaine de la recherche, c’est tout cela qui a permis d’accroître la productivité. Je crois que c’est important de produire. Mais quand on produit, il s’agit également d’évoluer vers d’autres aspects qui doivent être prises en compte aujourd’hui. Ces productions qui sont certainement  localisées dans des parties importantes  de notre pays, alors qu’il y a des poches qui ont besoin d’être appuyé. Il s’agit de voir comment l’ensemble du pays peut bénéficier ces productions. C’est-à-dire que nous puissions faire en sorte qu’une production soit utile pour l’ensemble du pays. Ça veut dire que nous devons développer l’accessibilité. Quand je parle d’accessibilité, il s’agit de pouvoir  transporter ces productions partout sur l’ensemble du territoire. Il s’agit également de faire en sorte que les prix soient stables au plan national. Il faut que les maliennes et maliens aient accès  à tout moment et en tout lieu à ses productions. Je crois que ce sont des aspects importants. Mais, il s’agit d’aller vers une bonne conservation. Le maïs  a une part importante dans cette production. Malheureusement, la conservation du maïs continue à nous poser des problèmes. C’est d’ailleurs ce problème que nous au niveau du commissariat à la sécurité alimentaire, nous sommes en train d’expérimenter des silos pour la conservation du maïs.  Bientôt, nous allons installé cinq silos dans les parties où le maïs est produit en quantité. Nous sommes en concertation avec le Japon pour la mise à disposition de ces cinq silos estimé à 2milliards de FCFA. Ce sont des défis. D’autres défis, c’est la conservation des produits végétaux et laitiers. Tant qu’on ne transforme pas, on ne peut pas aller vers la qualité. C’est vrai que la production est un élément important mais, il faut avoir les autres aspects de la sécurité alimentaire. Si nous n’avons pas la qualité, nous allons continuer à développer le taux de la malnutrition dans notre pays. Ce sont des aspects auxquels, on doit réfléchir. Il faut s’orienter vers la transformation  et l’amélioration de la qualité de nos productions. De toutes les façons, les chiffres sont éloquents, des efforts énormes ont été réalisés, mais il s’agit d’évoluer  pour rendre davantage notre agriculture moderne. Je crois que nous avons l’ambition, la volonté politique est là, les soutiens sont là, nous allons progresser les années à venir ».

Propos recueillis par Tiémoko Traoré

 

Source: Le Pouce

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