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CNSP : premier discours, premiers engagements

Dans sa toute première déclaration, la junte militaire ayant renversé le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, le mardi 18 août 2020, regroupé au sein du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) dévoile ses priorités : une transition politique civile conduisant à des élections dans un « délai raisonnable », lutte contre la corruption, redressement de la justice, santé et sécurité, gestion transparente des affaires publiques. Une répétition de l’histoire. D’où la question, faut-il le croire ?En effet, c’était le même discours qu’a tenu en mars 2012, quand le capitaine Amadou Haya Sanogo renversait le régime d’Amadou Toumani Touré. Sept ans après, l’histoire semble se répéter, sans que le bateau Mali ne quitte la zone de très forte turbulence. Et, la nouvelle junte au pouvoir, depuis le mardi 18 août 2020, reprendre le même discours pour un nouveau et bon décollage du Mali. Faut-il les croire ?

Au regard de la situation sociopolitique, nombreux sont les maliens qui ont salué cette intervention militaire et disent croire en leur sincérité. Ils en veulent pour preuve le professionnalisme avec lequel ils ont organisé le coup d’Etat, et surtout le niveau intellectuel des leaders de la junte, contrairement à ceux de 2012.

Par contre, d’autres estiment que les mêmes politiciens véreux, avec l’exigence de la communauté internationale à un retour rapide à l’ordre constitutionnel, ne tarderont pas à les courtiser. Dans ce cas, inévitablement, ils tomberaient dans la situation que leurs prédécesseurs de 2012. La suite est connue.

C’est pourquoi, il sied de se questionner sur les vraies ambitions du nouveau Comité, qui, de prime abord, ne se démarque pas des anciens discours qui ont tenté de donner espoir et confiance au peuple malien, mais qui se sont malheureusement soldés par des remords.

« Le Mali n’a plus droit à l’erreur », déclarait hier mercredi le nouvel homme fort du CNSP, le colonel Assimi Goita. Et cet énième coup, doit réellement sonner un nouveau et vrai départ du Mali car, de mars 2012 à août 2020, peu de choses ont réellement changé, pour ne pas dire se sont empirées. A titre de rappel, si la fille d’ATT, Mabo Touré, était au centre des affaires lors du règne de son père ; Karim Keita l’a été encore plus sous l’ère de son père IBK.

Et voilà, 7 ans après, le Mali subissant le même sort, vient d’être engagé dans une nouvelle aventure politique, portée par des officiers militaires, dont nulle ne peut présager la destination. Pourront-ils cette fois-ci, le conduire à bon port ? C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

Ousmane Tangara

Source: Bamakonews

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