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Cité des « Dieux » à Badalabougou : les drogués continuent de raviver la vedette !

A Badalabougou, dans ce quartier de la commune V et de renommée dans la capitale, les toxicomanes continuent de régner sur un terrain de basketball. Baptisé « la cité des dieux », cet espace devenu un véritable sanctuaire de la drogue.

La lutte contre la drogue a encore du chemin à faire. Ce n’est plus un secret de polichinelle que les stupéfiants ne font plus à peur à la jeunesse. A Bamako, de plus en plus, les espaces publics et sportifs deviennent les points de rencontre de jeunes adolescents pour savourer la saveur de leur dose d’alcool et de la drogue. Plusieurs jargons sont utilisés pour identifier les drogues. Selon nos enquêtes, certaines catégories de drogues sont consommées par les locataires de « la cité des dieux ». Il y a d’abord ce qu’on appelle Kuch, sk, skentch, qui proviennent du Ghana. Toutefois, wassolo, off, caillou, og sont les drogues les plus utilisées. En effet, la vente de la drogue est planifiée depuis le sommet. Les barrons qui agissent par code sont à l’extérieur. Par la complicité, l’ignorance ou la négligence des autorités, ils parviennent à dépasser l’aéroport. Ici, à Bamako, il y a des grossistes, des demi-grossistes qui recrutent des intermédiaires pour approvisionner les consommateurs ». Dans ce monde, tout est une question de code avec des mots de passe appropriés. En ce qui concerne la vente, les prix varient en fonction du poids, de la catégorie de la drogue et du client. Autre chose, l’écoulement est immédiat et rapide le prix varie entre 50 000F pour la « brique » et 5000F pour le plus petit sachet. Il ressort que des chauffeurs et surtout des apprentis de certaines compagnies de transport qui vont à l’extérieur sont impliqués. Il semblerait que dans ces cars, ces passeurs remplissent les « baffles » des véhicules de drogue pour échapper au contrôle de la douane. En plus de cela, ces trafiquants enlèvent les pièces des téléviseurs et y placent les produits. Selon notre source, la police en sait pour la « cité des dieux ». Pour preuve, il a soutenu que : « A Badala, un jeune vendeur de drogue qui se cache derrière la gestion d’un lavage intervient à chaque que la police met la main sur un de ses distributeurs. Pour chaque libération, arrange avec la somme de 50000fcfa ». En tout cas, ces drogués continuent de raviver la vedette aux services de lutte contre les stupéfiants.
Jean Goïta

Source : La lettre du peuple

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