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Changements climatiques : HUIT COMMUNES DE KITA PAREES FACE AUX EFFETS NÉFASTES

Dans le cercle de Kita, les effets des changements climatiques sont palpables. L’hivernage 2017-2018 dont la campagne s’annonce comme l’une des plus critiques en est une parfaite illustration. Afin d’aider les populations à s’adapter à cette nouvelle réalité climatique et juguler ses effets néfastes, un consortium d’ONG, piloté par le Secrétariat de concertation des organisations non gouvernementales maliennes (SECO-ONG), a lancé un projet ‘’Appui à l’amélioration de la productivité agricole, animale, piscicole pour la réduction de la vulnérabilité aux changements climatiques des petits exploitants agricoles familiales dans le cercle de Kita’’.

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La cérémonie marquant le démarrage du projet a eu lieu, jeudi dernier, dans la salle de réunion du Conseil de cercle de Kita. Elle était présidée par Alassane Djibrila Maïga, 2è adjoint au Préfet de Kita, en présence du directeur exécutif de SECO-ONG, Mori Moussa Konaté, du représentant du PNUD, Oumar Tamboura, et des maires des communes d’intervention du projet.
Pour un coût d’exécution de 483 millions de Fcfa, entièrement financés par le Fonds climat Mali, ce projet sera mis en œuvre dans les communes de Sébékoro, Kassaro, Gadougou (1 et 2), Senko, Bougaribaya et Benkadi-Founia. Dans ces localités, sept ONG (COMASODE, AVDEM, ASSAFEDE, MUSO HAMI, AFLN, UJUEMOA et SABA) aideront, durant deux ans, les petites exploitations familiales à accroître durablement les rendements agricoles et à intensifier la pratique de l’élevage et de la production piscicole.
« Une bonne initiative », a jugé le maire de la commune rurale de Kita, Soriba Cissé. L’édile a indiqué que les petits producteurs sont les plus vulnérables au phénomène du changement climatique dont les effets causent une baisse drastique de la productivité agricole et animale dans la zone de Kita.
L’objectif de ce projet est, justement, d’accroître les rendements dans ces domaines, selon le directeur exécutif de SECO-ONG, Mori Moussa Konaté. Pour y arriver, les ONG ont développé des approches de proximité qui se concrétiseront sur le terrain à travers notamment l’équipement des petites exploitations familiales en matériels agricoles, d’élevage et de pêche. « 80% des fonds seront investis dans les matériels, la formation et l’appui technique », a déclaré M. Konaté, convaincu que ce projet peut, si tous les acteurs s’impliquent effectivement, « aboutir à des résultats probants ». Au nom du consortium d’ONG, il a également assuré que les fonds mis à leur disposition seront utilisés à bon escient. Ce, pour le bonheur des communautés bénéficiaires, aujourd’hui désorientées par les effets néfastes des changements climatiques.
L’initiative a été également bien appréciée par le 2è adjoint au préfet de Kita, Alassane Djibrila Maïga. L’intitulé du projet, selon lui, est très évocateur quant à la problématique du changement climatique, face auquel les populations ne sont pas suffisamment outillées et dotées de moyens de résilience. « C’est pourquoi, ce projet est du pain béni pour les communautés », a-t-il dit. Il a indiqué que ce projet va renforcer les capacités à l’aide d’équipements agricoles et l’acquisition de compétences pour intensifier durablement la production agricole avec des semences hâtives de céréales.
Le coordinateur du secrétariat technique du Fonds climat Mali, Abdoul Aziz Dicko, a ajouté que l’objectif de ce financement est de soulager la souffrance des populations et augmenter leur résilience face aux changements climatiques. Aux communes bénéficiaires et aux ONG chargées de la mise en œuvre du projet, il a demandé qu’elles « fassent en sorte que le projet puisse avoir des résultats concrets ». Le Fonds climat promet de se rendre régulièrement sur le terrain pour constater de visu les impacts du projet.
Aussi présent à l’évènement, le représentant du PNUD, Oumar Tamboura, a réitéré l’engagement de son organisation à continuer à appuyer les efforts du gouvernement dans la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques. Un autre temps fort de la cérémonie a été la remise symbolique de matériels agricoles (semoirs, charrettes, brouettes, grillages) aux maires des communes bénéficiaires.

Issa DEMBÉLÉ

Hydrocèle : Une campagne DE PRISE EN CHARGE GRATUITE

Une grande campagne de chirurgie appelée « camps de chirurgie pour la prise en charge des cas d’hydrocèle » s’est déroulée du 6 au 13 novembre derniers dans les districts sanitaires de Bougouni et Kolondiéba. En effet, les malades souffrant d’hydrocèle ont bénéficié gratuitement d’une prise en charge efficace par des équipes chirurgicales du Niger, Burkina-Faso et Mali.
Il faut préciser que le coup d’envoi de la campagne a été donné par le conseiller technique au ministre de la Santé et de l’Hygiène publique Dr Bourama Koné à Bougouni.
Ces deux camps de chirurgie des hydrocèles permettront d’opérer 165 cas d’hydrocèle. Ces interventions et autres charges de la campagne mobiliseront un peu plus de 82 millions de Fcfa sur financement de l’Organisation ouest africaine de la santé (OOAS).
L’hydrocèle est un épanchement de liquide aqueux entre les deux feuillets de la tunique vaginale qui enveloppe le testicule. Elle gonfle le scrotum (enveloppe des testicules) mais le testicule reste normal.
Lorsqu’elle est bénigne et sans cause identifiée, elle affecte le plus souvent le testicule gauche chez l’homme adulte. Cependant après quelques années, la différence de volume entre les deux testicules est susceptible d’augmenter (jusqu’à trois ou quatre fois plus). Mais au-delà, il devient alors nécessaire d’opérer de sorte à éviter une véritable gêne physique.
C’est une complication de la filariose lymphatique, connue également sous le nom d’éléphantiasis. Il s’agit d’une maladie transmissible par des piqures de moustiques femelles. La cartographie nationale réalisée en 2004 a confirmé la présence de la filariose lymphatique dans toutes nos régions avec un taux de prévalence global élevé de 7,07% contre un seul d’endémicité de 1%. A en croire les experts, toute la population est à risque et doit traitée.
Le conseiller technique a indiqué que ces camps sont d’une importance capitale car ils matérialisent les efforts du gouvernement et des partenaires à réduire de façon drastique les souffrances des victimes des complications de la filariose lymphatique. La région de Sikasso a été choisie comme région pilote en matière de prise en charge des hydrocèles car elle enregistre le taux de prévalence le plus élevé en nombre de cas de complications.
Il a rappelé que la totalité des districts sanitaires sont touchés simultanément par diverses maladies tropicales négligées dont le trachome, la filariose lymphatique, les schistosomiases, les géo helminthiases, l’onchocercose. Ces différentes maladies sont liées à la pauvreté, aux mauvaises conditions d’hygiène, à l’absence de latrines et non comme des malédictions ou à un mauvais sort.
Parlant de la lutte contre la filariose lymphatique, le conseiller technique a déclaré que des résultats satisfaisants ont été obtenus.
Par ailleurs, Dr Bourama Koné a précisé que nos services de santé, dotés de compétences techniques et d’équipements adéquats, ont prouvé que la prise en charge de ces complications peut se faire avec des résultats probants. Sur environ 2000 cas d’hydrocèle recensés depuis 2010 dans notre pays, 855 cas ont été opérés avec succès de 2014 à 2017 dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et Tombouctou et 114 cas d’éléphantiasis ont été pris en charge à Bamako et Koulikoro, sur financement de ENDFUND à travers Helen Keller International.
Le nombre de cas théoriques d’hydrocèle restant à opérer est de 1 145. En perspective des études pour arrêter le traitement de masse contre la filariose lymphatique dans les 26 districts restants sont planifiées pour 2018.
Xavier Crespin, directeur général de l’OOAS a indiqué que la filariose lymphatique est une maladie débilitante et défigurante. La stigmatisation, la baisse ou la perte de productivité et le coût élevé du traitement figurent parmi les conséquences socioéconomiques explique le partenaire.
Selon lui, l’incapacité causée par la maladie rend les personnes affectées improductives et incapables de contribuer au progrès économique national et individuel. C’est pour cela qu’il a lancé un appel aux autorités administratives, politiques et coutumières ainsi qu’à la population pour saisir l’opportunité pour en vue d’une prise en charge des patients éligibles au programme.
Fatoumata NAPHO

 

Source: Essor

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