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À la Une: un militaire à la retraite désigné président de la transition au Mali

« Le choix a pris de court tous les observateurs de la scène politique, s’exclame MaliwebLe Colonel-major de l’armée à la retraite Bah N’Daw est désormais le nouveau président de la transition. L’information a été donnée, hier soir lundi, sur l’ORTM par le Colonel Assimi Goïta [le chef de la junte] qui devient Vice-président de la transition. Bah N’Daw avait succédé à Soumeylou Boubèye Maïga, au ministère de la Défense et des anciens combattants, en mai 2014, rappelle le site d’information malien. C’était au lendemain des affrontements de Kidal. Son passage à la tête de ce département a été de courte durée, car en janvier 2015, le gouvernement Moussa Mara rendait sa démission. L’homme y a laissé une réputation d’homme intègre. […] Aujourd’hui, une ultime mission attend le colonel-major à la retraite Bah N’Daw, pointe encore Maliweb. Celle de mener les réformes politiques juridiques et institutionnelles pour un Mali nouveau. »

 

« Le CNSP s’est enfin décidé, lance pour sa part Arc en cielAprès plusieurs jours d’hésitations, le Conseil national pour le Salut du Peuple a finalement accepté qu’un civil dirige la transition. »

Un militaire à la retraite reste-t-il un militaire ?

Toutefois, « un militaire à la retraite est-il un civil ? » : question posée par L’Observateur Paalga au Burkina. Réponse : pas vraiment… « Les nouveaux hommes forts de Bamako espèrent à travers cette solution satisfaire la Cédéao qui, dès le putsch, avait pris une batterie de sanctions et multiplié les pressions tous azimuts pour faire rendre gorge à la soldatesque. La Cédéao sera-t-elle vaincue par cette stratégie du camouflage ? On attend de voir », répond le quotidien ouagalais.

En tout cas, poursuit L’Observateur Paalga, « il faut espérer pour Bah N’Daw et ses compatriotes qu’il saura mener le bateau battant pavillon Mali à bon port sans être un président potiche, juste là pour inaugurer les chrysanthèmes, pendant que le vrai pouvoir est ailleurs, entre les mains des putschistes. Et on peut le craindre, pointe le journal, lorsqu’on voit qu’il a été flanqué d’Assimi Goïta, le chef de la junte, désigné vice-président. »

Un président qui fait pschitt ?

Pour Aujourd’hui, toujours à Ouagadougou, pastichant une publicité pour une célèbre boisson gazeuse, il est clair que le nouveau président a la couleur de l’alcool, mais ça n’est pas de l’alcool…

« Le président civil tant réclamé par la Cédéao n’est pas là, s’exclame le journal. Voici venus les jours d’un colonel-major à la retraite ! C’est un militaire qui n’est pas d’active qui sera aux manettes. On attend la réaction de la Cédéao qui ne peut que se satisfaire des délais respectés, le second ultimatum expirait ce 22 septembre, mais pour la qualité de civil, il faudra repasser. C’est bien un militaire en “réserve de la République” qui a été choisi. Bien sûr, le nouveau président par intérim ne porte plus la tenue, mais un militaire reste un militaire et il y a toujours cet esprit de corps qui le lie à ses frères d’armes […]. »

Le Point Afrique pour sa part parle de « compromis » : « Les militaires de Bamako, qui avaient promis dès leur arrivée de rendre à terme les commandes aux civils, voulaient conserver la mainmise sur la transition. La nomination d’un ancien militaire semble donc une manière de compromis. […] Cette piste d’un militaire à la retraite se dessinait depuis plusieurs jours. »

Vers une levée des sanctions ?

Autre question posée cette fois par Le Pays, au Burkina, « à présent que l’on sait qui présidera momentanément aux destinées du Mali, la Cédéao va-t-elle illico presto lever les sanctions ? » On attend sa réaction. « En tout cas, il faut souhaiter que l’organisation sous-régionale aille dans ce sens, estime le journal, d’autant que l’économie malienne est au bord de l’asphyxie. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Assimi Goïta et ses frères d’armes ont pris une sage décision car il ne servait à rien de continuer à jouer avec les nerfs des chefs d’État de la Cédéao, au risque de plonger davantage le pays dans le gouffre. Cela dit, les hommes en treillis avaient-ils vraiment le choix ? La réponse est non. Les tombeurs d’Ibrahim Boubacar Keïta avaient l’intention de déposer leurs pénates au palais de Koulouba qu’ils disaient être venus balayer, mais l’étau qui se resserrait autour d’eux ne leur offrait pas d’autre choix que de satisfaire aux exigences de la Cédéao. »

Source : RFI

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