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10ème édition de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme : Bientôt l’enrayement total du palu au Mali

En prélude à la 10ème édition de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, l’Oms-Mali a organisé une conférence de presse en partenariat avec le Programme national de lutte contre le paludisme au Mali (Pnlp). L’objectif était d’expliquer la vision du gouvernement du Mali pour l’horizon 2030 en matière de lutte contre le paludisme. C’était le 25 avril dans les locaux de l’Oms-Mali en présence de plusieurs Organismes évoluant dans le domaine sanitaire.

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À l’instar de la communauté internationale, le Mali célèbre chaque année la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. Pour cette 10ème édition, c’est le quartier Sangarébougou qui a abrité le lancement de la journée sous le thème : «En finir pour de bon avec le paludisme».

Le paludisme est dû à des parasites transmis à l’homme par des piqures de moustiques infectés. Ces moustiques piquent principalement entre le crépuscule et le petit matin. Cette maladie est évitable et guérissable. Ces informations ont été données par le principal conférencier, Dr. Diakaridia Koné, directeur exécutif du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp).

Selon Dr. Koné du Pnlp, un Mali sans paludisme, telle est la vision du gouvernement du Mali pour l’horizon 2030. Pour lui, la célébration de cette journée donnera l’opportunité au ministère de la Santé et de l’hygiène publique, à travers le Pnlp, de renforcer le plaidoyer et la mobilisation sociale autour des stratégies de lutte contre le paludisme ; de renforcer également la sensibilisation à l’endroit des ménages et des communautés sur l’importance de la prévention, ainsi que de la prise en charge rapide et correcte du paludisme.

«La célébration de la Journée mondiale/Semaine nationale de lutte contre le paludisme est aussi l’occasion d’intensifier la communication autour du paludisme avec l’implication de tous les intervenants de la lutte contre le paludisme pour la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile en vue de minimiser son impact au sein de la communauté», a-t-il ajouté.

Pour sa part, le représentant de l’Oms au Mali, Balla Tako, a pris la parole pour dévoiler le rapport annuel 2016 de l’Oms sur le paludisme. Ce rapport annuel de l’Oms note que les enfants et les femmes enceintes en Afrique subsaharienne ont un plus large accès aux interventions efficaces de lutte contre le paludisme. Cependant, selon ce même rapport, 212 millions de nouveaux cas de paludisme et 429 000 décès soit 90% des cas de paludisme et 92% des décès sont enregistrés dans cette région subsaharienne. À cela, Dr. Tako ajoutera que «les enfants de moins de 5 ans sont particulièrement vulnérables et représentent environ 70% de l’ensemble des décès dus au paludisme, car un enfant meurt du paludisme toutes les deux minutes».

«Au Mali, selon le système d’information sanitaire, le paludisme touche généralement les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes, les populations déplacées, les citadins aussi en sont vulnérables», a précisé Dr. Modibo Amary Coulibaly de la direction nationale de la santé. En outre, selon le rapport d’activités 2016 du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), dans le cadre de la prise en charge des cas de paludisme au Mali, les résultats suivants ont été obtenus : 96% des cas suspects de paludisme tout âge confondu ont bénéficié d’un diagnostic biologique par la Goutte Epaisse (Gs) ou le Test de diagnostic rapide (Tdr) ; 68% des cas testés ont été confirmés positifs ; 85% des cas de paludisme simple confirmés tout âge confondu ont été traités par les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (Cta) ; 99% des cas de paludisme simple confirmés chez les enfants de moins de 5 ans ont été traités par (Cta) ; 50% des hospitalisations étaient dues au paludisme ; la létalité palustre était estimée à 0,21% ; les décès liés au paludisme parmi ceux enregistrés dans les formations sanitaires représentaient 40% contre 45% en 2015.

Rappelons que la célébration de la 10ème édition de lutte contre le paludisme a débuté le mardi le 25 avril 2017 par le lancement à Sangarébougou des activités de la semaine nationale de lutte contre le paludisme.

Ousmane DIAKITE/Stagiaire

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