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Témoignage-Grossesse : « Tout s’est passé à merveille »

Pour la femme qui accouche pour la première fois, l’expérience n’est pas toujours facile. Elle rime avec peur et angoisse, selon Assétou, une mère qui fait le récit de sa première grossesse.

 

« L’arrêt des menstrues, la nausée et les vomissements ont été les véritables signes annonciateurs de ma grossesse. Ainsi, pour lever toute équivoque, j’ai décidé de faire un test de grossesse qui s’est avéré positif. Depuis, j’étais inquiète. Cette inquiétude était due au fait que j’en étais à ma première grossesse. J’avais reçu plusieurs idées sur la gestation. J’entendais dire souvent qu’on pouvait faire une fausse couche ou accoucher par césarienne. Ce qui attisait ma peur.

Au fur et à mesure que les jours avançaient, les visites pour les consultations prénatales continuaient. L’on avait attiré mon attention sur la nécessité de l’assistance du personnel de santé avant et après l’accouchement. A cet effet, je respectais à la lettre les rendez-vous à l’hôpital pour éviter des complications lors de l’accouchement. A chaque visite, la sage-femme, par ses conseils, me donnait de l’espoir et la force de porter mon bébé sans la moindre crainte. « Tu es jeune et c’est ta première grossesse. C’est normal que tu sois stressée. Mais, détends-toi. Tout se passera à merveille, tu verras ».

Les mois passaient, j’avais comme un fardeau sur moi. Mes pieds étaient devenus lourds. Difficile de les soulever légèrement pendant ma petite balade vespérale visant à faciliter l’accouchement. Bref, mon quotidien avait brusquement changé. Pendant ce temps, certaines tâches ménagères étaient assurées par mon époux. Une façon pour lui de m’aider dans la traversée de ma première expérience de parturiente.

Les ordonnances médicales pleuvaient. Il fallait miser sur l’achat de ces produits pour avoir de la force. Aussi, la sage-femme m’avait-elle recommandé une alimentation saine et équilibrée.

Au cours des dernières consultations prénatales, la frustration était à son comble. Je pensais sans cesse à la douleur de l’accouchement sans en avoir l’expérience. Et je priais Dieu, nuit et jour, afin qu’il puisse m’aider à supporter cette épreuve.

Le jour attendu arriva enfin. Cette nuit-là, après le diner, aux environs de 21h, j’avais senti des contractions. Aussitôt, j’ai demandé à mon époux de me conduire à la maternité. Sur place, l’agent de santé avait ordonné qu’on m’étale sur un lit. « Je vais vous revenir », m’avait-elle soufflé. Après une longue attente, ce fut à mon tour, par un cri de douleur, de lui faire appel et tout le personnel de la maternité se mobilisa à mon secours. C’est tout ce que je garde comme souvenir. La douleur était indicible. Est-ce parce que c’était ma première grossesse ? Je ne sais.

Après un long sommeil, je me suis réveillée, sous perfusion. La maïeuticienne, si sympathique, me congratula pour avoir accouché d’une belle fille saine et sauve. J’ai souri et tendu ma main à la sage-femme, assise à mes côtés sur le lit. En ce moment, comme une chorale, mon époux et moi lui avons dit « Merci ! ».

Source : benbere

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