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Sommet de la Cédéao sur le Mali : Le délai de la transition maintenu, des sanctions annoncées en Janvier

Réunis hier dimanche 12 décembre, à Abuja, capitale fédérale du Nigeria, les chefs d’État de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se sont penchés sur plusieurs questions dont le terrorisme et l’extrémisme violent dans la sous-région, la mise en place de la monnaie commune, ainsi que le retour à l’ordre constitutionnel au Mali et en Guinée.

En effet, à la différence du sommet précédent sanctionné par des sanctions ciblées contre une centaine de personnalités maliennes (excepté le Président le ministre des Affaires Etrangères), les dirigeants de l’organisation sous-régionale ont cette fois-ci durci le ton. En effet, faute d’obtenir des autorités de Bamako le nouveau chronogramme électoral précédemment exigé, le sommet a décidé du maintien de l’échéance initialement convenue pour amorcer le retour à l’ordre constitutionnelle par le déclenchement d’un processus électoral. Alors que les autorités de la Transition avaient déjà avoué leur incapacité de se conformer à ladite échéance, la CEDEAO attend de pied ferme l’organisation d’une présidentielle à la date du 27 février prochain. Faute de quoi, prévient le sommet d’Abuja, de nouvelles sanctions pourraient intervenir dès le mois de janvier prochain. Et il nous revient, de bonne source, que la fermeture des frontières ou encore des mesures de fermeture du compte du Mali à la BCEAO ne sont pas exclues au cas où n’interviendraient des avancées distinctes de celles par lesquelles le Colonel Assimi Goita a tenté de dissuader les chefs d’Etat à travers une missive portée par le ministre des Affaires Étrangères, à la veille du conclave d’Abuja. Dans ladite missive, le président de la Transition met notamment l’accent sur les efforts entrepris pour «créer les conditions propices à la tenue d’élections transparentes et crédibles, l’intensification des opérations de sécurisation du territoire, la présentation d’une nouvelle loi électorale en novembre et le déclenchement de consultations (Assises nationales de la refondation) présentées par le gouvernement comme un préalable indispensable. Le plaidoyer n’a visiblement pas attendri les décideurs de l’organisation sous-régionale qui ont manifestement choisi d’ignorer notamment l’aveu d’incapacité des autorités à organiser des joutes, en maintenant inchangée la date initiale à laquelle la junte putschiste malienne s’était engagée.

Le paradoxe est qu’en même temps qu’on évoque l’insécurité comme facteur de blocage du processus électoral se déroulent toute l’étendue du territoire les Assises Nationales de la Refondation entamées le 11 décembre et à vocation entre autres de fixer un nouveau délai de la Transition en phase avec la conduite des grandes réformes que sous-tendent la Refondation. Or la Cedeao estime que sont nécessaires les seuls réaménagements qu’exige la tenue des élections à la date indiquée.

Amidou Keïta

Source: Le Témoin

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