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Siama 2023 : Un cadre de promotion des produits artisanaux africains

Le coup d’envoi du Salon international de l’Artisanat du Mali a été donné, le jeudi 23 novembre 2023, au parc des expositions de Bamako et se poursuivra jusqu’au 3 décembre. C’est le Premier ministre Dr. Choguel Kokalla Maïga qui a lancé cette 4e édition en présence de son homologue burkinabè Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela.

 

 Les chefs de gouvernements malien et burkinabè ont levé le voile sur les potentialités artisanales et culturelles africaines et d’autres continents. Du 23 novembre au 3 décembre 2023, les artisans de plus de 40 corps de métiers exposeront leurs savoir-faire. Il s’agit, entre autres, d’agroalimentaire et restauration ; mines, carrières, construction et bâtiment ; textile, habillement, cuir et peaux ; audiovisuel et communication ; artisanat d’art et décoration.

L’événement qui se tient au Parc des expositions enregistre la présence d’une forte délégation du Burkina Faso, le pays est l’invité d’honneur de cette 4e édition. Le Premier ministre burkinabè Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela est venu avec 13 ministres, 20 artistes, 32 experts et 90 exposants. En un mot, le Burkina est au Mali pour cet événement de grande envergure.

“Nos deux pays partagent les mêmes réalités, les mêmes aspirations et les mêmes défis. Je voudrais donc saluer la clairvoyance de nos deux leaders, les présidents Assimi Goïta et Ibrahim Traoré pour la justesse de leur vision politique. C’est fort du leadership du président Assimi Goïta qu’il a été permis aux Forces armées maliennes de prendre ces derniers jours, le contrôle de la ville de Kidal et de sa région, qui échappait depuis plus d’une dizaine d’années à l’autorité et à l’administration de la République du Mali”, s’est réjoui Serge Gnaniodem Poda, ministre du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et moyennes entreprises du Burkina Faso.

De ce fait, il a solennellement demandé à l’assistance présente à cette cérémonie d’ouverture de se mettre debout pour saluer de façon appuyée, par des applaudissements nourris, le président Assimi Goïta et les FAMa pour le contrôle souverain du Mali sur Kidal.

Le thème de cette 4e édition est : “L’artisanat africain, facteur de résilience, de paix, d’intégration des peuples et de croissance économique”. Le chef du gouvernement burkinabè a magnifié la culture malienne et invité les artistes à œuvrer aux côtés des organisations sahéliennes.

“Je voudrais remercier l’Ensemble instrumental du Mali. Je ne connais pas l’histoire de cet ensemble, mais cela ne m’étonnera pas qu’on me dise que la touche de Modibo Kéita y est dans son histoire. Il faut dire que le Mali est une riche terre d’histoire et de culture. Nous connaissons des artistes maliens comme Salif Kéita, Oumou Sangaré ; les cinéastes maliens comme Souleymane Cissé, Cheick Oumar Sissoko. On ne finirait pas d’en compter. Nous sommes maintenant trois à cheminer et ce cheminement a accouché de la Charte du Liptako Gourma. Il faut donc dire que c’est l’armée africaine qui nous a tracé le chemin, soutenue par la suite, par la classe consciente africaine du Mali, du Burkina Faso et du Niger”, s’est exprimé Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela.

Il a ajouté qu’ils attendent maintenant le soutien des artistes du Mali, du Burkina Faso et du Niger. “C’est à vous de soutenir ce mouvement. Les dirigeants peuvent s’essouffler s’ils manquent de soutien. C’est à vous aussi de donner l’orientation”, a-t-il indiqué.

Dr. Choguel Kokalla Maïga, dans son intervention a rappelé l’histoire de la civilisation africaine et a invité les africains à être fiers de leurs origines.

“Nous nous sommes un pays de brassage aussi longtemps que vous montez dans l’histoire du Mali. Chaque groupe ethnique à un moment donné, il était avec les autres pour faire face à l’ennemi. Nous avons des grandes entités étatiques ici. L’Empire du Mali de Massa Moussa, tous les Africains en sont fiers.

On dit que c’est l’homme le plus riche de l’humanité. 170 ans après, il y a eu Sonni Ali Ber, des contingents composés uniquement de Touaregs, uniquement d’Arabes. Il était laïc, il suffisait de s’acquitter de ses devoirs vis-à-vis de l’Etat. Il y a eu Kankou Moussa”, a retracé le Premier ministre malien.

Marie Dembélé

Source: Aujourd’hui-Mali

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