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Rencontre entre Ousmane Issoufi Maïga et les membres du CESEC hier : Yacouba Katilé plaide pour une charte axée sur la prévention des crises

Dans le cadre de ses rencontres avec les forces vives et les institutions de la République, la commission de rédaction du projet de charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, dirigée par l’ancien Premier Ministre Ousmane Issoufi Maïga, a été reçue, hier, mardi, 25 février 2025, par les conseillers de la République, au Conseil Economique Social Environnemental et Culturel (CESEC). Yacouba Katilé, président du CESEC, a formulé le souhait de tout faire pour que cette charte réponde aux aspirations de paix, de cohésion, de vivre ensemble souhaitées par le peuple malien. «Nous devons nous assurer  que cette charte ne soit pas uniquement un instrument de réparation des crises passées, mais également un outil de prévention des tensions futures», a déclaré Yacouba Katilé.

Plaçant l’événement dans son contexte, Ousmane Issoufi Maïga a  déclaré : «Nous sommes venus vous remercier d’abord, pour votre contribution de qualité dans l’élaboration de l’avant projet de la charte ; ensuite, demander votre accompagnement, vos contributions, suggestions critiques, questions de compréhension, pour la rédaction du projet de charte».

A son tour, Yacouba Katilé a salué d’abord la commission de rédaction pour aboutir à un document structurant, porteur d’une ambition nationale et prenant en compte les contributions des différentes institutions et forces vives du pays. «Nous notons avec satisfaction que plusieurs de nos observations formulées lors de la rencontre d’échanges du 25 septembre 2024 et transmises le 4 octobre 2024 ont été intégrées à l’avant projet. Cependant, nous souhaitons attirer l’attention sur un équilibre essentiel à maintenir dans cette charte: celui entre réparation et prévention. Si l’approche réparatrice est indispensable pour guérir les blessures du passé et rétablir la confiance, elle ne saurait à elle seule garantir une paix durable. De ce fait, il est impératif d’accorder une place plus importante à la prévention des conflits en intégrant des mécanismes pérennes de dialogue, de médiation sociale et de promotion de la cohésion nationale. Nous devons nous assurer que cette charte ne soit pas uniquement un instrument de réparation des crises passées, mais également un outil de prévention des tensions futures», a indiqué le président Yacouba Katilé. Pour cela, préconise,-t-il, il est nécessaire de renforcer les dispositifs de veille et d’alerte précoce pour détecter et traiter en amont les germes des conflits; l’éducation à la paix et au civisme pour inculquer aux générations actuelles et futures, une culture de dialogue et de tolérance; l’inclusion socio-économique des populations vulnérables afin d’attaquer les causes profondes de l’instabilité; le renforcement du rôle des acteurs de la société civile et des institutions de médiation, pour maintenir un cadre de concertation permanent.

Plusieurs autres soucis ont été formulés par les conseillers de la République comme la non intégration des ex- combattants et des groupes d’autodéfense dans l’armée régulière. « Je pense qu’il faut intégrer les ex- combattants et les groupes d’auto défenses dans les secteurs de l’administration et dans l’armée, au vu de l’histoire récente du pays », a proposé Moustaff Djitteye. Abdoulaye Nantoumé, Magistrat, rapporteur général adjoint de la commission, de rassurer : « Selon moi, intégrer les ex- combattants et les groupes d’auto défenses dans l’armée régulière, ne doit poser nullement de souci. Ils sont plus contrôlables quand ils sont dans les rangs que hors des rangs ». Le général Yamoussa Camara d’ajouter : «Je crois qu’on a tiré les leçons du passé. Dans les nouvelles dispositions de l’armée, les principes sont déclinés cette fois-ci  pour éviter que les gens ne se retournent contre la République». Enfin, le général Diamou Kéita a ajouté que «l’innovation cette fois-ci, est qu’il n’y aura pas des colonels, capitaines sergents, pris directement.»

Hadama B. FOFANA

 

Source : Le Républicain

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