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NOMINATION DES NOUVEAUX GOUVERNEURS DE RÉGION : LA PLUPART D’ENTRE ONT PRIS FONCTION, MALGRÉ LA SITUATION SECURITAIRE RESTE PRÉOCCUPANTE

Le 25 novembre dernier, le Gouvernement de transition procédait  à la nomination de 17 nouveaux gouverneurs dont 11 officiers des forces armées et de sécurité. Cette forte présence militaire sur un terrain quasi-exclusivement réservé aux administrateurs n’a pas manqué de susciter des désapprobations, notamment du Syndicat des Administrateurs civils. Le Gouvernement de transition a justifié cette nomination tous azimuts de militaires par l’insécurité récurrente dans les zones reculées du pays. Pour remédier à cela, les autorités de la Transition ont jugé utile de modifier le décret de nomination  des Administrateurs civils afin de l’étendre aux militaires.

Ainsi, à part la région de Ménaka, toutes les autres régions du Nord du pays ont désormais comme gouverneurs des officiers des forces armées et de sécurité. Ainsi, les régions de TombouctouGao et Kidal ont respectivement à leurs têtes, le Commissaire Principal de police Bakoum Kanté, le Général de Brigade Moussa Traoré et le Colonel Fodé Malick Sissoko, tandis que celui de Mopti est le Colonel-major Abass Dembelé. Dans la même zone, les régions de Bandiagara et Douentza ont à leurs têtes deux Administrateurs civils. Il s’agit de Meïssa Fané et Mory Cissé. Plus au sud du pays, les régions de KoulikoroKayesBougouni, KoutialaNara et Nioro sont aussi gouvernées par des officiers de l’armée, tandis que le District de Bamako et les régions de Kita et Dioïla ont à leurs têtes des civils.

D’après nos recoupements, et selon  plusieurs sources dans les régions concernées, tous les nouveaux gouverneurs ont pratiquement rejoint leurs lieux d’affectation. Le plus récent était celui de Kita.

Un premier constat se dresse à l’analyse de cette situation : les régions qui sont les plus exposées à l’insécurité grandissante ne sont pas gouvernées par des militaires, mais bien par des civils. C’est d’ailleurs pourquoi beaucoup d’observateurs ont laissé entendre que le gouvernement est dans une logique, autre que celle qui aura motivé la nomination de la pléthore de gouverneurs militaires, à savoir l’insécurité ! Des nominations qui, selon le Syndicat des Administrateurs civils violent la loi. En effet, selon l’ordonnance N°2018-018/P-RM du 31 juillet 2018 portant Statut du Corps préfectoral, ratifiée par la loi N°2019-028 du 24 juillet 2019 portant Statut du Corps préfectoral. Et « quand une ordonnance est ratifiée, avaient expliqué les Administrateurs civils, elle a force de loi et entre dans l’ordonnancement juridique au même niveau que celle-ci ».

Et selon l’article 2 de l’Ordonnance n°2018-018/P- RM du 31 juillet 2018 portant Statut du Corps préfectoral, « le Corps préfectoral est composé des Gouverneurs de Région ou du District, des membres de Cabinet des Gouverneurs, des Préfets de Cercle, des Adjoints aux Préfets, des (…)

Alpha C. SOW

NOUVEL HORIZON

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