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Logique coûte que coûte du gouvernement d’organiser les examens : -L’AEEM se démarque et exige la réouverture des « 1050 » établissements d’abord -elle projette une marche pacifique de la FDPU en direction du Ministère de l’Éducation nationale ce mercredi

La crise scolaire, contrairement à ce que beaucoup pensent, n’est pas encore close. Si, depuis la reprise des cours suite à la fin de la grève des enseignants, le gouvernement est dans la seule logique de sauver l’année en organisant les examens, la Coordination Nationale de l’Association des Elèves et Etudiants (AEEM) trouve que la priorité reste la réouverture des « 1050 écoles » fermées à travers le pays. L’annonce a été faite à travers un point de presse tenu le samedi dernier à la maison de l’Étudiant.

 

Moussa Niangaly, le secrétaire général de la coordination nationale de L’AEEM, commence un nouveau combat en faveur des élèves et étudiants du Mali : la réouverture de toutes les écoles fermées partout à travers le Mali pour qu’aucun élève ne soit écarté des prochaines évaluations.

Après avoir salué le gouvernement et les enseignants pour la fin de la grève, Moussa Niangaly a déploré que leur seul souci soit l’organisation coûte que coûte des examens alors que « 1050 écoles » sont fermées. « Aujourd’hui, 1050 écoles sont fermées au Mali. En plus du nord et du centre, beaucoup d’écoles sont fermées dans la région de Koulikoro », a déclaré le secrétaire général de l’AEEM qui partage la douleur des milliers d’écoliers de ces écoles.

L’AEEM s’oppose à la logique d’aller aux examens sans les élèves de ces « 1050 » fermées

Ce que déplore Moussa Niangaly, c’est que le gouvernement ne se  soucie pas de la situation de ces écoles. « Nous avons constaté que le gouvernement est dans la seule logique d’organiser les examens à tout prix alors que des milliers d’écoliers sont dehors à cause de la fermeture de leurs écoles », a-t-il expliqué devant les hommes de médias avant d’ajouter : «Nous estimons qu’au lieu de se focaliser sur l’élaboration des dates des examens, il (le gouvernement) doit travailler pour la réouverture de ces écoles ».

Pour le 1er responsable de l’Association des élèves et Etudiants du Mali, il n’est pas question de faire les examens sans les élèves de ces 1050 établissements. « Il est inadmissible que plus de 1050 établissements ne participent pas aux examens », a-t-il laissé entendre avant d’inviter le gouvernement à tout faire pour la réouverture de ces écoles. Sans langue de bois, Niangaly affirme que les élèves des écoles fermées sont aussi des Maliens comme ceux des autres écoles. Ils doivent donc participer aux examens comme les autres.  « Nous demandons au gouvernement de faire en sorte que tous les étudiants de ces 1050 établissements aillent aux examens comme tous les autres élèves du Mali », a-t-il réclamé.

L’AEEM marchera de la Faculté des droits publics au Ministère de l’Éducation nationale

La coordination nationale de l’AEEM ne compte pas se limiter à la simple déclaration devant la presse pour ce combat en faveur des élèves des établissements fermés. « Nous allons marcher le mercredi 29 mai de la faculté des droits publics au ministère de l’Éducation nationale en soutien à ces élèves », a déclaré Moussa Niangaly, le coordinateur national de l’AEEM. Plusieurs autres actions sont, selon le conférencier, prévues si le gouvernement ne les écoute pas.

Avant de terminer, Moussa Niangaly a rassuré tous les élèves de ces « 1050 » établissements du soutien indéfectible de l’AEEM.

Boureima Guindo

Le Pays

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