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Lettre ouverte aux membres du CNT: contre-expertise des accusateurs du Dr Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre du Mali

Honorables membre du Conseil national de la Transition (CNT)

Comme la tradition républicaine l’exige, ce vendredi 30 juillet 2021, vous recevez Son Excellence Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement le Dr Choguel Kokalla Maïga pour la déclinaison du Plan d’actions de son gouvernement. La solennité de cet exercice hautement démocratique à l’issue duquel les représentants du peuple que vous êtes donneront quitus au gouvernement pourrait être quelque peu polluée par la chorale des restaurateurs de l’ancien système, si l’on ne prend garde.

 

De quoi s’agit-il ?
Ligués pour les besoins de la cause, des politiciens chassés du pouvoir grâce au soulèvement du peuple parachevé par notre de l’armée nationale patriotique tentent de prendre leur revanche sur les forces du changement en les opposant les unes aux autres. Après avoir échouer à opposer l’armée au M5 et à diviser ce dernier, les restaurateurs tentent aujourd’hui d’opposer le CNT au gouvernement en alléguant des propos extraits de leur contexte.
Qu’on ne s’y trompe point. L’objectif est clair : provoquer la division, l’hostilité et la haine dans les rangs des forces du changement pour parvenir à leur dessein. Ce dessein inavouable n’est autre que duper le peuple, tromper la vigilance et la bonne foi des honorables membres du CNT en de parvenir à requérir le pouvoir dont ils ont été chassé. La droiture, l’intégrité et la vertu n’ont jamais été leur tasse de thé. Et les attentes du peuple de même que ses aspirations légitimes n’ont jamais été autres choses que le cadet de leurs soucis.

Honorables membre du Conseil national de la Transition (CNT)
Le Peuple du Mali attendait et attend toujours sur le terrain de la vie chère ceux qui aujourd’hui dénoncent l’inconstance de Choguel K Maïga. Mais le panier de la ménagère ne sera pas du nombre de leurs préoccupations.

Le Peuple du Mali les attendait et les attend toujours sur la crise scolaire. Ils y sont absents et le seront pour toujours car la plupart ont leurs enfants qui étudient à l’étranger.

Le Peuple du Mali aurait aimé les entendre donner de la voix à l’occasion de la rupture unilatérale, solitaire et insultante que l’impérialisme et le néocolonialisme personnifiée s’était empressé d’imposer à notre pays qui a su dignement y réagir. Où ils était ces faux lanceurs d’alerte si ce n’est des semeurs de zizanie ? Chacun se rappelle : ils ont fait le mort.

Le Peuple du Mali avait espéré les voir sur les rampants défendant l’honneur bafoué de la République et la dignité de notre armée nationale querellée par un voisin vivant les mêmes réalités macabre que nous mais trop pressé certainement d’obtenir des galons peu glorieux de la France-Afrique. Mais non ceux qui pensent qu’ils faut pendre Choguel Kokalla Maïga haut et court pour avoir dit que le CNT n’était pas légitime sont entré, se sont mis en hibernation et ont donné leur langue au chat trahissant leur serment patriotique : «la défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen » (article 22 de la Constitution).

Ceux qui gardent encore un silence de cathédrale sur les évènements du 24 mai, notamment l’arrestation et la séquestration de l’ancien président et de l’ancien Premier ministre de la Transition, dénoncé par tous les défenseur de la démocratie et des droits de l’Homme sauf eux, sont cela qui ont versé dans la ritournelle et avec des larmes de crocodiles pour condamner la tentative d’assassinat sur la personne du président Assimi Goïta qu’ils seront les premiers à égorger s’ils en ont l’occasion.

Ces politiciens presque ruinés, en tout visiblement affamés, sans vertu et sans vergogne, qui n’ont cessent de s’aplatir en secret, et souvent publiquement, espérant obtenir des prébendes dénoncent et pointent aujourd’hui un doigt accusateur sur un des vôtres dont la seule forfaiture est d’être aujourd’hui à la Primature en mission (la vôtre) ; mission dont chacun d’eux rêvaient toute les nuits au point que certains par eux fassent une névrose hystérique. C’est connu de tous à Bamako qu’un Chef de parti se réveillait en pleine nuit pour dire qu’il était nommé Premier ministre à la place de M. Moctar Ouane.
Donc ce n’est ni pour le peuple, ni pour la démocratie qu’ils s’agitent, mais pour eux, uniquement eux et simplement eux.

Honorables membre du Conseil national de la Transition (CNT)
Voici des voltigeurs et acrobates politiques dont les prouesses sont connues de chaque Malien qui accusent Choguel d’inconstance politique, qui veulent vous opposer au tandem Assimi-Choguel et déstabiliser la transition au moyens des combines et intrigues de bas-étages.

De quoi accusent-ils le Dr Choguel Kokalla Maïga ? D’inconstance et de retournement de veste ?
Pourtant contrairement à la plupart d’entre eux, sinon à chacun d’entre eux le Dr Choguel Kokalla Maïga n’a connu, en 30 ans de démocratie, qu’un seul parti politique : le MPR. Une formation politique créée quand les démocrates ont décidé que leur tolérance ne pouvait pas permettre l’autorisation de l’Udpm à competir comme les autres.

Tous les protagonistes de cette duplicité alimentaire qui arpentent nuitamment la route de Kati ont retourné la veste au moins deux fois. Voyez un peu leur parcours :
Mara qui passait son temps à insulter des politiciens a fini par devenir un des hommes politiques les plus dangereux du Mali. Boubèye est à son second part de même Tréta et le président du Miria, tous tous anciens de la Ruche qu’ils ont déserté pour leurs ambitions personnelles. Blaise Sangaré aussi après l’UNJM est passé par le PDP avant de fonder la CDS, ; Tiéman Hubert est passé de EPM à ARP, Younouss Dicko de l’UDD au RDS. Le record de la transhumance politique est détenu par Oumar Ibrahim Touré (Adéma-URD-APR), Poulo (ADEMA-RPM-CODEM), Amadou Koïta (Mouvement Citoyen, PDES, PS Yelen Koura), etc. Voici des gens qui taxent aujourd’hui Choguel Kokalla Maïga d’inconstance politique !

Honorables membre du Conseil national de la Transition (CNT)
Oui pour le service de la République et l’intérêt supérieur de la nation malienne confrontée aux pires défis de son existence et qui a besoin de l’effort et du sacrifice de la part de chaque fils du pays, les patriotes regroupés au sein du M5 et avec à leur tête le Dr Choguel Kokalla Maïga ont dû renoncer à leurs ressentiments et récriminations.

C’est donc sans état qu’il a fait le déplacement au Conseil national de la Transition pour sacrifier à la traditionnelle visite de prise de contact en vue de perpétuelle la synergie entre les différentes institutions de la République. Et c’est a priori qu’il se présentera ce vendredi devant une Chambre constituée des forces du changement avec lesquelles il s’est battu côte-à-côte et avec lesquels il cheminera pour faire aboutir les attentes du Mali Koura. N’en déplaise à ceux qui sont dans la combine et dans la malice !

Dans les fourches caudines de la meute alimentaire depuis sa nomination à la tête gouvernement, et en tout cas depuis cette visite qui n’a rien d’anormal, le Dr Choguel K Maïga dont le patriotisme n’a jamais été pris à défaut, a dû recadrer le débat sur le sujet. C’était le lundi 21 juin dernier lors de sa rencontre avec l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM).

Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga est critiqué voir injurié pour s’être rendu, comme aujourd’hui encore, au Conseil National de Transition (CNT), qu’il avait taxé d’ « illégal » et d’ « illégitime » en tant que président du comité stratégique du M5RFP. Respectant l’opinion même injurieuse de uns et des autres le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a estimé lors de sa rencontre avec l’AEEM, qu’il n’est pas un homme aux convictions saisonnières, qu’il ne s’est jamais renié ; au contraire qu’il a assumé son parcours et ses prises de position. Pour lui, le contentieux entre l’Etat et M5 sur le dossier CNT a été porté devant la justice. La justice est souveraine et encore indépendante dans notre pays.

Honorables membre du Conseil national de la Transition (CNT)
Le Dr Choguel Kokalla Maïga a expliqué aux responsables de l’AEEM que lorsque les représentants des forces armées et de sécurité ont contacté le M5-RFP après les événements du 24 mai pour réorienter la transition, il y a eu une analyse partagée par les deux parties à savoir que la transition n’était pas sur une bonne trajectoire et qu’il faut la rectifier. Pour parvenir à cette rectification qui est en cours actuellement, le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a accepté de faire un compromis avec les militaires.

Parce que sans démagogie aucune, en politique comme «dans la vie, il faut savoir faire des compromis (politiques) dynamiques pour avancer vers l’essentiel. Avec les militaires, on a dit que le dossier du CNT est devant la justice. En attendant qu’elle tranche, trouvons un compromis politique. Ce compromis est que la direction du gouvernement revienne au M5 et on réoriente la trajectoire. C’est aussi cela la démocratie.
La politique, c’est l’art de réaliser ce qui est possible et rendre possible ce qui est nécessaire. Ce qui est nécessaire aujourd’hui, c’est la stabilité politique de la transition. Que les Maliens aient confiance au gouvernement de la transition pour qu’il puisse amener le processus à terme. Il faut le rendre possible et au nom de cela, il faut faire des concessions. Et la concession que le M5 a fait, c’est de dire qu’il laisse la question du CNT à la justice».

Comme on le voit, foin de compromission et reddeition, le Comité stratégique du M5-RFP a jugé souverainement qu’il était de sa responsabilité historique d’accompagner et d’aider la Transition à rectifier sa trajectoire. Pour ce qui est de sa requête sur la légalité et la légitimité du CNT, le M5-RFP n’a jamais dit qu’il y renoncçait. Au contraire, il a estimé que c’est à la Justice, déjà saisie du dossier, de trancher la question du CNT. A tous les interlocuteurs qu’il a rencontré y compris ceux qui sont de mauvaise foi, le Dr Choguel Kokalla Maïga a expliqué «que le dossier du CNT est pendant devant la justice. Le temps de la justice est différent de celui de la politique. Nous nous sommes entendus (M5 et militaires) de réorienter la transition, lui donner un nouveau visage en attendant que la justice tranche. Si demain, la justice dit qu’il faut dissoudre le CNT, il sera dissout. Mais si elle dit que le M5 est débouté, le CNT continue. Il y a aucune honte dans ça ».

Honorables membre du Conseil national de la Transition (CNT)
Alors, oui en tant que républicain, le Premier ministre de la République et non le président du comité stratégique du M5-RFP le Dr Choguel Kokalla Maïga se présente aujourd’hui devant le CNT sans complexe aucun et sans aucun reniement. Oui Choguel Kokalla Maïga en tant que président du comité stratégique du Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), qualifié d’ « illégal » et d’ « illégitime » le Conseil national de Transition.

Mais qui parmi ses détracteurs au moment des faits avait jugé décent de lui apporter la contradiction ? Qui sont ceux qui aujourd’hui vilipendent le Premier ministre d’avoir tenu des propos au nom de son mouvement quand il était dans l’opposition avaient plaidé et soutenu la légalité et la légitimité du Conseil national de la Transition ? Aucun ! Au contraire !
La plupart de ceux s’offrent aujourd’hui spectacle pensant pouvoir manipuler et tromper la lucidité et la clairvoyance des membres du CNT avaient applaudi et encouragé Choguel et le M5 sous cape. Les Maliens ne sont pas dupes, et les membres du CNT savent qui est qui.

Que ceux qui veulent par malice et fourberie entretenir pour leurs desseins bassement politiciens la confusion entre le président du comité stratégique du M5 et le Premier ministre de la République regardent un peu dans le miroir.
Le leur Bien évidemment.

Auront-ils la décence de voir leur hideuse face quand, face au crime imprescriptible devant le peuple malien, ils ont choisi le parti de lâcher et trahir le président IBK pour s’offrir à la Junte de Kati telles des filles de joie… !

Non ces prétendus démocrates et leaders trempés dans toutes les sauces boueuses de tous les régimes ont bien entendu cette nuit-là du 18 au 19 aout 2020, le président IBK dire qu’il n’avait pas le choix de sa démission. Les archives sonores existent et existeront pour rappeler à leur mauvaise conscience comme un gong le choix lâche et alimentaire qu’ils ont fait de trahir et d’abandonner un camarade dans le tréfonds !
« Si aujourd’hui il a plu à certains éléments de nos forces armées de conclure que cela devait se terminer par leur intervention, ai-je réellement le choix ? », avait déclaré IBK, avant d’affirmer avoir accepté de s’y « soumettre, car je ne souhaite qu’aucun sang ne soit versé pour mon maintien aux affaires … C’est pourquoi je voudrais en ce moment précis, tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années et la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment », avait-il dit.

Après la nuit des longs couteaux, sans vertu et sans vergogne, ceux qui ont accompagné IBK dans la chute aux enfers de notre pays lorsque justement Choguel Kokalla Maïga et les la plupart des membres du CNT étaient débout sur les remparts à la Place de l’indépendance et partout dans le pays, ont honteusement acquiescé, pris acte de la vraie fausse démission d’IBK (jusqu’ici personne n’a vu la lettre de démission d’IBK contrairement à celle d’ATT), donné acte au Colonel Assimi Goïta pour coup d’État, et se sont proposé d’accompagner les nouvelles autorités pour la réussite de la Transition.

Et ce sont ces sapeurs politiques, pardon ces « retourneurs de vestes » vomis hier et détesté depuis par le peuple qui veulent vous convaincre que Choguel Kokalla Maïga a changé de langage ?

Honorables membre du Conseil national de la Transition (CNT)
Oui, pour espérer un strapontin ministériel ou quelques prébendes institutionnelles hier tout près, ils n’ont pas que renier, ils ont aussi égorgé leur Dieu ! Ceux-là qui voilà un mois se sont livrés à toutes sortes de courbettes et d’aplatissements auprès du Choguel Kokalla Maïga verser aujourd’hui dans l’immonde vengeance. Au nom de l’immuable règle politicienne : l’ingratitude et la trahison.

Non ! Ceux qui des années durant ont réclamé la mise en place d’un organe unique de gestion des élections pour ensuite le dénoncer simplement parce qu’il sera mis en œuvre par leur adversaire (comme la République n’était pas une continuité) sont-ils fondés à pourfendre Choguel Kokalla Maïga pour avoir porté haut l’étendard et défendu avec courage et verve la cause du M5 ?
Non ! Point de confusion et de manipulations possibles. M5 n’est pas écrit sur le décret de nomination de Choguel Kokalla Maïga mais bien République du Mali.
La République est incolore son principe est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.
Soyons dans notre histoire, celle avec grand H du mali, pas dans celle mesquine des politiciens.

Bamako, le 28 juillet 2021
Maïga Oumar Aliou

Source : Info-Matin

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