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Lettre à grand-père : Celui qui n’écoute pas les sages, écoutera…

Qui ne se rappelle pas, ce jour, jeudi 23 juillet 2020. Cinq présidents démocratiquement élus de la Cédeao, sont venus au chevet du Mali. Pour supplier les Maliens de s’entendre sur une issue démocratique de la crise. Cinq présidents, cher grand-père ! Mais hélas ! Intenables et insalissables, les politiques maliens disent niet !

Oui grand-père, le monde entier, tous les avertis ont essayé de dissuader les politiques maliens et de respecter l’ordre constitutionnel. De ne pas amener le pays dans une aventure ambiguë, inconstitutionnelle et antidémocratique. L’Union africaine, les Nations unies, toutes les communautés internationales respectueuses de la démocratie (droits et libertés).

Mais hélas ! Cher grand-père ! Hélas ! Nos grands politiques et religieux du M-5 RFP qui pensaient qu’une fois les institutions tombées, ce serait eux les locataires de Koulouba, n’ont rien entendu. Pour eux, rien ne les séparer de Koulouba. Du Boulevard à Koulouba. Rien ne pouvait les dissuader. Tout était prêche dans le désert.

Hé oui ! Grand-père ! Voir ces mêmes politiques se résigner à un silence imposé par la force. Voir ces politiques, tous vivants aujourd’hui et ayant défié la Cédeao, l’UA et l’ONU, plier l’échine devant Kati, sans mot ni murmure. Que le temps est juge ! Que le juge est le temps ! On aurait tout vu et tout entendu. Hélas !

Hélas ! Que ces mêmes politiques soient réduits en asile, en prison, empêchés de voyager ou le silence total, ni par la Cédeao, ni par l’UA ou l’ONU mais des militaires. Que le temps est juge ! Voir ceux qui défiaient toutes les institutions d’abord de la République, ensuite la Sous-région, le Continent et le monde, se pliait de fait devant les armes ! Que c’est triste !

Oui que c’est triste ! Voir que rien de tout ça, n’était de conviction. Voir que rien de tout ça, n’était pour le Mali. Oui grand-père, si celui qui ne respecte pas les institutions et la République, se plie face aux armes, que c’est triste. Que c’est écœurant ! Et pire, grand-père, un grand nombre, ont aussi pris part à la révolution démocratique de 1991.

Aujourd’hui, les choses sont peut-être idem voire même pires mais personne n’en parle. Manque d’électricité, l’une des plus grandes insécurités, mais personne n’en parle et personne ne revendique. La forme républicaine, la démocratie et les institutions, toutes tombées dans l’eau. Et silence radio ! Celui qui n’écoute pas les sages, écoutera… A mardi Inch’Allah, pour 245ème lettre. Amen !

 

Lettre de Koureichy

Mali Tribune

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