Les fêtes de ramadan et de tabaski sont des périodes où les disparitions d’enfants sont fréquentes. Cette année n’a pas fait exception. Au lendemain de la fête de ramadan, des cas de disparition d’enfants ont été signalés notamment sur les réseaux sociaux. Des organisations de défense des droits des enfants invitent les parents à veiller sur les enfants pendant les périodes fêtes.
Pendant les fêtes musulmanes comme le ramadan et la tabaski, les enfants font le porte à porte pour saluer et recevoir en retour de l’argent et des bénédictions. Mais au cours de ces promenades, certains s’égarent pendant plusieurs heures, avant d’être retrouvés, plongeant leurs parents dans l’angoisse.Ce monsieur qui a requis l’anonymat témoigne avoir assisté des enfants égarés, le jour de la fête “C’était un groupe d’enfants qui se promenaient pour faire le sambé sambé (salutations le jour de la fête). Je les ai gardés chez moi. J’ai essayé de les faire parler. Malheureusement, ils sont tellement petits qu’ils ne connaissaient même pas les noms de leurs parents”, explique-t-il.
Pour certains parents, ces promenades des enfants les jours de fête doivent être limitées puisqu’elles n’ont plus de sens. “Les enfants passent toute la journée à se balader. Ainsi ils se retrouvent dans des quartiers sans savoir d’où ils viennent”, fait remarquer ce parent qui a requis l’anonymat . Il estime que cette promenade des enfants n’a plus de sens. “L’enfant peut passer toute la journée dehors et ne peut même pas ramener 500 francs à la maison”
Des attitudes à adopter en cas de disparition d’enfants
Comment minimiser ces disparitions d’enfants les jours de fête. Ali Keita secrétaire général de la coalition malienne pour les droits de l’enfant répond. “Il est utile de sensibiliser les enfants à la sécurité, en les enseignant de demander de l’aide à des adultes s’ils se sentent perdus ou en danger”, conseille-t-il.
Les lendemains de fête, les réseaux sociaux sont inondés de message de disparition d’enfants. Pour Ali Kéita il y a des réflexes à avoir lorsqu’on n’a pas les nouvelles de son enfant. “Si un enfant s’égare, il est essentiel de garder son calme et signaler la disparition au personnel de sécurité, partager un numéro de contact avec les médias et autres”.
Il faut signaler qu’en plus de l’égarement, les enfants sont aussi exposés à d’autres risques tels que les accidents, les enlèvements, entre autres.