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FLAMBEE DU PRIX DE LA VIANDE : L’insécurité « politique » en cause.

Entre 2 800 FCFA et 3 000 FCFA le kilogramme sur certains marchés à Bamako, le prix de la viande connait une hausse historique aux dires mêmes des bouchers. Si ces derniers expliquent cette flambée de prix par le faible approvisionnement des marchés à bétail avec la crise sécuritaire au centre et au nord du pays, beaucoup d’observateurs pointent du doigt la mauvaise politique d’élevage du Mali.

La viande est un produit prisé par les maliens. Sa consommation est estimée à 7,4 kilogramme par personne et par an. Aujourd’hui, cet aliment devient de plus en plus un luxe pour les consommateurs dans la mesure où les tarifs continuent à grimper.

En trente années d’exercice, le prix de la viande n’avait jamais été si cher, s’indignent les acteurs de la filière. Dans les colonnes du JDM, le Secrétaire général du Syndicat national des bouchers du Mali indique que « le bétail est devenu inaccessible ». Mais, dans le même temps, les exportations se poursuivent, déplore-t-il. Ce qui n’arrange pas la situation. « Ceux qui exportent offrent un meilleur prix ».

La véritable raison est que les marchés ne sont plus suffisamment approvisionnés, à cause de l’insécurité, dans les principales zones de production. Paradoxalement, même dans ces zones, le prix de la viande enregistre une hausse historique. 2 500 francs CFA le kilogramme à Sikasso et à Mopti, peut-être en raison de la demande venant de l’extérieur, qui est encore forte.

Pour Boubacar Ba, Président de la Fédération des groupements interprofessionnels bétail viande (FEBEVIM, une véritable politique d’élevage éviterait que des millions de têtes de bétail du Mali séjournent dans des pays voisins, où les éleveurs payent les aménagements pastoraux réalisés à cet effet, le « Mali doit se poser le problème en termes de développement. Si nous sommes un pays d’élevage, la consommation locale ne doit pas être impactée par l’exportation. Il faut donc pouvoir concilier le péri-urbain et l’élevage transhumant », soutien-t-il.

En lieu et place de la subvention de 3 milliards accordée pour l’aliment bétail, les éleveurs préfèreraient une exonération de la TVA sur son importation. Une doléance jusque-là non satisfaite.

Même si certains acteurs prévoient un retour à la normale durant l’hivernage, le bout du tunnel n’est pas proche.

Andiè A. DARA

 

Source: BamakoNews

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