Suivez-nous sur Facebook et Youtube pour ne rien rater de l'actualité malienne

Entente nationale ou entente mafieuse ?

Les rideaux sont tombés lundi dernier sur le procès le plus spectaculaire de la IIIème République en ce qu’il était celui de l’assassinat collectif, de crime de sang et sans jamais de repentance de 21 soldats, 21 Maliens, 21 hommes… Après neuf ans de procédure, de quête de justice pour les uns et d’assurance d’impunité pour les autres, le Cour a fait son office. Toutes les victimes et ayant-droits du charnier de Diago préalablement indemnisées ayant désistées de leur action, les accusés qui ont été distraits de leurs devoirs sacrés de défense de l’intégrité territoriale et de protection des innocentes populations qui continuent hélas de payer la facteur de l’insécurité, le procès étant l’affaire des parties, une loi d’entente nationale ayant été votée et au nom de la sacro-sainte réconciliation nationale, les juges ne pouvaient « qu’appliquer la loi : celle de l’entente nationale votée sous IBK Kouma bémi ?».

Sauf que malheureusement pour le phraseur apparemment très satisfait du verdict, sur Facebook, c’est toujours palabre. Et les insatiables de défenseurs des veuves et orphelins, ainsi de la chasteté violée et vilipendée lui rabattent le caquet avec l’article 4 de la fameuse loi d’entente nationale qui n’avait aucune motivation mafieuse hélas… ! À travers un deal entre la Camorra et la Ndrangheta, le civil tiendrait-il le criminel en l’état ? Nulle abjuration : la conciliation et le règlement à l’amiable sont permis en droit. Mais, protestent avec véhémence les partisans de la justice non marchandée, l’action publique ne peut et ne doit pas être déléguée au nom de la séparation des pouvoirs. Le Premier ministre, ne pouvant en aucun cas se substituer au Garde des sceaux pour éteindre l’action publique. Or, opacité de l’accord intervenu charrie une odeur mafieuse qui ne peut sceller une vertueuse entente. Comme c’est comme ça, faisons troc et libérons Ras Bath et les Vital… rouspètent certains.

Bakalifadiang Toure : les juges ont fait leur travail, celui de l’application de la loi. J’ai compris maintenant la méchanceté et la malhonnêteté du PG et du ministre de la justice dans l’affaire dite déstabilisation d’un régime putschiste. Si cette loi est aussi importante au point de libérer des criminels, elle doit être appliquée pour libérer ces innocents (Rasta et compagnie) incarcérer hors la loi à la prison centrale.

Med Goïta : c’est scandaleux cette décision. Comment peut-on relaxer ces personnes au regard des charges qui pèsent sur eux sous prétexte d’entente nationale ? Autant faire une entente nationale pour libérer tous les prisonniers des prisons et blanchir tous les corrompus de ce pays au nom d’une entente nationale. C’est quoi ça encore. Donc, dans ce pays, il y a des gens qui peuvent faire des bêtises pareilles et être blanchis cadeau comme ça au nom d’une entente nationale. Avec ce genre de pratique, on n’est pas encore sorti de l’auberge. Les mêmes causes vont continuer à produire les effets…

Bala Coulibaly : Manassa aussi avait rendu une décision de justice, si je vous comprends bien. Et pourtant, vous avez tous crié au scandale. Ayé sabali saa! De toutes les façons, dites ou faites ce que vous voulez, mais si Dieu les rate c’est qu’il s’est dédis. Aujourd’hui c’est eux, demain ça peut être vous ou vos parents juste pour vous dire que l’injustice ne connait ni nom ni visage.

Samba Gassama General : je tiens à préciser que c’est l’argent public qui a servi à dédommager les victimes. Alors pourquoi le peuple qui paye ses taxes et son impôt n’aurait pas le droit de donner son avis ? De plus, cher aîné, effectivement, c’est toi qui a étudié le droit et pas nous, tu peux nous expliquer dans lequel de tes cours tu as appris que en cas de meurtre si la famille de la victime est dédommagée ça met fin à la procédure de l’Etat ? La constitution est contestée, mais nous n’avons pas le droit de contester une pseudo loi d’entente nationale écrite sur mesure pour faire libérer Sanogo et ses amis. Une loi injuste ne peut pas être acceptée, il faut donc ouvrir les portes des prisons et sortir tout le monde. Alors là, on comprendra que cette loi concerne tout le monde et ça sera accepté. Et demain matin chacun pourra exécuter qui il veut et bénéficier de cette loi.

Dramane Diawara : je rajouterai que l’affaire a été gérée par la politique et non la justice. La décision du jour éteint juste l’action mais ne se prononce pas sur le fond. Si seulement il pou nous éclairer sur la différence entre la procédure civile et l’action publique.

LEnfant Peulh : la rétractation d’une partie civile n’a jamais été une raison suffisante pour mettre fin à une procédure pénale. Que fait-on du tort causé à la société ? Qui a donné mandat à qui pour indemniser des victimes avec nos impôts ? Que l’Etat s’engage à créer ce dangereux précédant est une chose (au Mali, il a toujours creusé sa propre tombe), que les journalistes qui sont censés veiller à la chose publique cautionnent cette parodie est incompréhensible.
Que les gens comprennent juste une chose, un dangereux précédent vient d’être créé dans ce type d’affaires. Les auteurs des milliers de victimes au centre et au nord pourront bénéficier de la même chose. Les auteurs des dizaines de militaires exécutés à Aguelhok pourront bénéficier de la même chose. Les groupes armés et les milices pourront bénéficier de la même chose. Toute autre chose ressemblera à une justice à double vitesse. C’est de ça qu’il s’agit, pas de la personne de Sanogo ou des parties civiles. Quel type de société sommes-nous en train de construire ? Celui qui ne comprend pas cela, on ne peut rien pour lui.

Dia Enfants d’Afrique Dia : cette loi de pouvoir faire annuler toutes les dettes d’avant l’entête national, si la justice doit fonctionner comme ça, vaut mieux libérés les présumés terroristes qui sont en prison. Tous les prisonniers qui sont actuellement en prisons pour des délits de détournement de fonds publics, les prisonniers de complot contre l’Etat, j’en passe… C’est tellement pathétique de vouloir mener une justice juste quand cela nous arrangent. Pourquoi ne pas fermer tous les palais de juste et les cours d’appel ? En fin ? Je ne sais pas quoi, c’est quel pays ça ?

Rokia Diallo : finalement, on va commencer à faire justice nous-même. Celui qui croise son coupable en ville n’a qu’à le massacré. On ne peut pas continuer ainsi. Quelqu’un qui se permet d’éliminer des pères de famille n’importe comment. Ils viennent nous parler de pardon. Du vrai n’importe quoi.

Ali Victoire : attendons d’abord la fin du film, car je suis sûr que cette affaire n’est pas finie d’abord. Ne soyez pas surpris de voir quelques jours après le collectif des familles des victimes réclamer leurs villas et millions à l’Etat. Car le gouvernement dit que les familles sont indemnisées, mais est-ce vrai?

Aman Camara : sont-ils coupables ou innocents ? La justice est censée nous le dire d’abord avant toute chose. S’ils sont coupables, aux victimes de pardonner ou pas, au nom de ceux qu’ils leur ont proposés pour les indemnisations. Notre justice était gravement malade, au lieu de la soigner, vous l’avez enterrée alors que vous pouviez faire quelque chose.

Ousmane Abdoulaye Wed Dubois : quelle honte, quelle justice de merde et quels inconscients ? Ces parents des victimes, si ces bérets rouges étaient en vie, ils auront honte de leurs familles. Et comme ça, d’autres malhonnêtes de parents vont prier que les enfants, maris, meurent dans des mêmes circonstances pour gagner de l’argent. Et tant pis pour les morts ! Sachez que si vous mangez cet argent, ce sont les bois du feu de l’enfer que vous mangez. Haa mon Maliba pleure sans cesse grâce à l’ignorance et l’inconscience de certains de ses propres fils !

Koko LE Leader : étudier quelque chose et la maîtriser font deux. Demandes lui ça veut dire quoi être sous les couleurs nationales ? Est-ce que Haya et Co-accusés sont poursuivis parce que simples citoyens ou parce que soldats de la nation ? Les sous de dédommagement, c’est nos impôts et taxes. Lui qui connait la justice, qu’il aille réviser ses leçons. Juste pour une affaire de vache vivante brûlée on a vu ce qui s’est passé ici. Qu’il mange son argent et qu’il nous laisse condamné les mauvais principes qui consistent à toujours élargir, libérer les assassins de tout bord sans justice. Depuis, des djihadistes qui tuent impunément et sont libérés, des préfets égorgés et impunis, des soldats assassins. Et l’Etat monnaie toujours la misère des victimes avec les impôts et les taxes de ces mêmes victimes et sans justice. Les problèmes sont justes déplacés, mais jamais résolus. Les leçons de droits que les pseudo connaisseurs se les gardent. Soundjata n’a pas fait droit, mais à gérer le Mandé avec justice. Justice et après négociation pour le pardon. Salam

Moumine Sanogo : nous sommes maliens, et c’est notre argent qui a été utilisé sans notre accord. Cela nous donne le droit de nous plaindre. Si quelqu’un veut s’octroyer le droit de nous interdire cela, il n’a qu’à demander à FB de fermer au Mali.

Ché Diawara : maintenant, si la CPI se penche sur ce cas, on va encore venir crier qu’on envoi que des africains a la CPI etc. Mais si on avait une justice, la CPI n’allait même pas nous regarder de loin. Continuez comme ça, c’est la charia qui peut régler les gens dans ce pays, comme on a refusé la justice des hommes, celle de Dieu viendra nous trouver ici.

Bembe Diarra : c’est du micmac entre soi-disant hommes politiques. Comment tu peux proposer de l’argent à des gens qui ont perdus leur parent pour éviter un procès pour situer les responsabilités des uns et des autres ? Et on parle de loi d’entente. Sans justice pas de paix pas de pardon. Les dirigeants maliens profitent de la pauvreté des gens

Source: info-matin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Toutes les chaînes africaines en direct