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Effets de la crise sanitaire mondiale : les économies des pays les moins avancés durement atteintes

La pandémie de la covid-19 a durement frappé l’économie des pays les moins avancés (PMA). Dans son nouveau rapport, « Rapport 2020 sur les pays les moins avancés de la CNUCED », publié jeudi 3 décembre 2020, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) lance un appel à la communauté internationale pour porter assistance à ces pays.

32 millions de personnes pourraient se retrouver dans l’extrême pauvreté en 2020 en raison des effets de la pandémie du covid-19, « faisant passer le taux de pauvreté de 32,5% à 35,7% et limitant les chances de ces pays d’atteindre le développement durable de l’ONU Objectifs de développement (ODD) ». Les personnes vivant dans l’extrême pauvreté dans les PMA représentent plus de 50% du total mondial, selon le « Rapport 2020 sur les pays les moins avancés de la CNUCED ». « La crise économique du COVID-19 devrait renverser des années de progrès minutieux en matière de développement dans le domaine de l’éducation et de la nutrition », lit-on dans le communiqué publié à l’occasion de la sortie de ce rapport, jeudi 3 décembre 2020. Pour que les efforts de reconstruction des économies des pays les plus pauvres ne soient pas vains, il importe d’améliorer leur capacité de production, indique-t-on. « Les pays les moins avancés (PMA) dotés des capacités de production les plus développées ont été les mieux à même de lutter contre les retombées de la pandémie », précise le rapport.

Le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi explique que « la pandémie nous a brutalement rappelé la nécessité urgente de développer les capacités de production dans les PMA pour leur permettre de réaliser une transformation structurelle, de réduire leur exposition aux chocs extérieurs et de renforcer la résilience ». Avant l’avènement de cette pandémie, selon la CNUCED, la plupart des pays les moins avancés avaient de faibles capacités de production.

« Le rapport indique que la pandémie de COVID-19 a frappé très durement les PMA car, collectivement, ils sont les économies les plus vulnérables du monde. Ceci est aggravé par leurs très faibles niveaux de résilience. Ils ont le moins de moyens financiers et institutionnels pour réagir aux chocs externes tels que la pandémie en cours », rapporte-t-on dans le communiqué. Dans ces pays vivent 1,06 milliard de personnes. Pourtant, ils représentent 1,3% du PIB mondial. « En 2019, le PIB moyen par habitant dans les PMA n’était que de 1088 dollars, contre une moyenne mondiale de 11 371 dollars », souligne-t-on avant d’estimer que « la pandémie poussera les PMA à leur pire performance économique en 30 ans en 2020, avec des niveaux de revenus en baisse, des pertes d’emplois généralisées et un creusement des déficits budgétaires ». Outre, cette pandémie de covid-19 « annulera des années de progrès acharnés des PMA dans des domaines sociaux tels que la réduction de la pauvreté, la nutrition et l’éducation ».

Selon ce nouveau rapport, « les pays qui ont abaissé leurs niveaux de vulnérabilité économique ont amélioré leurs indicateurs de commerce ou de production, qui sont tous deux les résultats de meilleures capacités de production, et contribuent à conduire un processus de transformation structurelle ».

Pour le renforcement des capacités de production dans les PMA, Paul Akiwumi, directeur de la CNUCED pour l’Afrique et les pays les moins avancés, indique la nécessité d’avoir « des politiques audacieuses visant à renforcer les capacités de production dans les PMA ». Selon lui, ces politiques doivent aller au-delà de la protection des populations de ces pays contre l’impact de la pandémie. « Ils devraient stimuler une poussée d’investissement pour combler les lacunes infrastructurelles de longue date et soutenir la création d’emplois plus large », a-t-il précisé.

Le rapport lance un appel à la communauté internationale à soutenir les efforts des PMA avec « des ressources financières adéquates, à leur laisser une marge de manœuvre suffisante pour concevoir et mettre en œuvre leurs propres choix politiques et à adopter des mesures de soutien internationales plus efficaces, notamment en matière de transfert de technologie ». 

Togola

Source : LE PAYS

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