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Edito : « Sinkophobie » ?

En jetant le gros pavé dans la mare aux caïmans politiques du landernau national le 30 novembre dernier, le Général Moussa Sinko Coulibaly a provoqué un séisme de grande amplitude sur l’échelle de…d’IBK !

Au moment où tous les analystes tablaient sur la certitude d’une candidature du président sortant pour Koulouba en 2018, la démission du Général Moussa Sinko Coulibaly de l’Armée pour relever des « défis politiques… » vient bousculer les calculs.IBK sera-t-il candidat ? Son « si Dieu le veut » a aujourd’hui tout son sens. Des conseils avisés seront aussi d’un apport évident. Les calculs de positionnement, eux, se sont ainsi accélérés ces derniers jours. Surtout qu’IBK a le malheur de compter quelques collaborateurs faiblement engagés pour sa cause. Ils proviennent surtout de ceux qui se plaignent de « l’inaccessibilité du boss ». Quid de ces deux ministres de portefeuille de souveraineté qui négocieraient leur point de chute prochain dans le système des Nations Unies ? Préparent-ils leurs lendemains ? Est-ce la panique à bord ? L’on peut en douter. Le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga joue bien son rôle et redresse quand même la barre. Mais le coup de massue de Sinko n’est pas indolore. Le prix de la vérité ? Qui sait ?

« L’acte » (terme cher à Amadou Aya Sanogo) posé par le patron de l’Ecole de maintien de la paix, tempère désormais les ardeurs des laudateurs et même des convaincus. Il n’est plus sûr de les voir répéter à brûle-pourpoint la sentence « la candidature d’IBK est obligatoire ». Un « terroriste » de type nouveau, le Général de brigade, ex-Chef de Cabinet d’un certain président du CNRDRE a clamé haut et fort : « Nous ne pouvons plus nous permettre de vivre pendant cinq ans avec cette gouvernance». Et de quel droit peut-il se permettre cette volte-face, lui hier si proche du candidat puis du président? Se rend-il compte de la terreur qu’il sème dans les rangs des certitudes? Plus au sein de la majorité présidentielle que de l’opposition et des prétendants non alignés. C’est désormais l’appel au resserrement des rangs. « Pas un général putschiste parachuté de nulle part pour supplanter la classe politique déterminée à aller à l’alternance », susurrait alors un leader politique. Sinko fait donc peur. Non pour la seule bataille pour Koulouba mais aussi et surtout pour la bonne santé de notre démocratie, chèrement acquise. Car, un général piqué par le virus de la politique, on ne sait jamais…

Ce qui donne forcément quatre fronts politiques nés de l’effet de la bombe Sinko : les engagés pour « IBK à tout prix », les reliques et déçus du système IBK affilés par exemple à Moussa Mara, les opposants classiques pro-Soumaïla Cissé, les nouveaux venus proches de Mamadou Igor Diarra et autres. Une bataille rude en perspective, pour peu que les meilleurs l’emportent et sauvent le pays.

Bruno

Par Mali-Horizon

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