Le président Ibrahim Boubacar Keïta brigue un deuxième mandat dimanche. Lui et ses 23 adversaires devront être à l’écoute des revendications des jeunes électeurs.
C’est la force du Mali de demain et pourtant elle paraît désabusée : la jeunesse devrait jouer un rôle important dans la course à l’élection présidentielle. Huit millions de Maliens sont appelés à voter dimanche 29 juillet pour le premier tour. Le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta se présente pour un nouveau mandat de cinq ans. Face à lui, 23 candidats.
La solution de l’exode
La jeunesse du Mali représente 65% de la population de 17 millions de personnes. Dans ce pays de l’Afrique subsaharienne, on peut être jeune, diplômé mais passer plusieurs années sans avoir le moindre travail. Conséquence : la vie est difficile. Et dès que l’on gagne enfin un peu d’argent, il faut le redonner à toute sa famille.
Le chômage, le coût de la vie élevé et peu d’espoir d’avenir : tous les ingrédients sont réunis pour laisser imaginer que l’herbe est plus verte ailleurs. La solution de l’exode est souvent avancée. « Si Ibrahim Boubacar Keïta, on va tenter quelque part ailleurs », confirme un jeune vendeur ambulant.
Même si c’est dangereux de partir, il n’y a pas de solution icifranceinfo
Un message entendu par les différents candidats mais il faudra veiller à ce que les promesses soient tenues car la patience de la jeunesse pourrait avoir une limite dans le temps.
Source: francetvinfo