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Pour des solutions durables aux préoccupations du monde du travail au Mali : Un dialogue social ouvert par le CERM et la Fondation Friedrich Ebert Stiftung à Bamako

Le mardi 23 novembre 2021, se sont ouverts, sous la coprésidence du secrétaire exécutif du CERM (Centre d’Etudes et de Réflexion au Mali), Amadou Diop, et du représentant résident de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung au Mali, Christian Klartt, les travaux de deux jours du colloque initié par CERM et son partenaire de la fondation Friedrich Ebert Stiftung sur un sujet préoccupant actuellement au Mali. Il s’agit d’«un dialogue social renouvelé et davantage aux préoccupations du monde de travail ». Il vise à proposer des pistes pour un dialogue social mieux structuré, davantage approfondi, plus inclusif en vue de répondre aux préoccupations des acteurs du monde du travail d’une part et plus généralement favoriser la marche vers le progrès social et économique du Mali.

 

L’organisation de ce colloque, dit Amadou Diop, est partie du triste constat que ces dernières années, il y a eu plusieurs grèves de revendications dans plusieurs corps de métiers. Des conférences sociales organisées, dit Diop, pour répartir de façon plus équitable les fruits de la croissance ont été annoncées, mais n’ont, jusqu’à ce jour, pas eu lieu. Au regard de l’impact des mouvements sociaux sur l’économie du pays et sur toutes les dimensions de la vie de la nation, souligne Amadou Diop, il apparaît impératif de réfléchir, de proposer et d‘agir ensemble (syndicats, société civile, patronat, administration et partis politiques, etc.) pour conjurer les effets collatéraux de la tension permanente à laquelle a été soumis le pays depuis plusieurs années déjà. Il convient, insiste le secrétaire exécutif de CERM, que l’application des articles 20 et 21 de la constitution malienne qui consacrent la liberté syndicale et le droit de grève constitue durablement un facteur de progrès de la société malienne dans son ensemble et des conditions de vie de la population.

Et pour y parvenir, souligne Amadou Diop, la nécessité d’un dialogue social apaisé, fondé sur le respect mutuel des parties et la préservation de l’intérêt général, est une ardente nécessité. « Plus encore dans un pays en crise pour promouvoir la paix sociale indispensable à tout développement économique », rappelle Amadou Diop. D’où l’organisation de ce colloque dont l’objectif général, souligne le secrétaire exécutif du CERM, est de proposer des pistes pour un dialogue social mieux structurée, davantage approfondi, plus inclusif en vue de répondre aux préoccupations des acteurs du monde du travail d’une part et plus généralement favoriser la marche vers le progrès social et économique du Mali. Car, pour le CERM, dit Amadou Diop, il est de la responsabilité de tous les acteurs, et en premier lieu l’Etat, de créer un climat politique et social stable qui permette de sauvegarder l’intérêt général, et faire face avec responsabilité, avec les moyens disponibles, structurellement et durablement aux défis des enjeux du Mali.

Le colloque regroupe 70 participants venus des structures étatiques, centrales syndicales, société civile, syndicats sectoriels, CNPM, acteurs politiques, chercheurs et universitaires, représentants des collectivités territoriales et des politiques, etc. Cristian Klartt a réaffirmé la détermination de la fondation Friedrich Ebert Stiftung pour accompagner le Mali à trouver une solution au manque de dialogue social dont les conséquences touchent à plusieurs secteurs d’activités et même les populations. Plusieurs sous thèmes seront développés à l’occasion, notamment « Etat des lieux du dialogue social et des perspectives au Mali » ; « lien entre dialogue social et stabilité économique » ; « problématique du secteur informel, pistes pour un dialogue social formalisé et productif » ; implication de la société civile dans le processus de dialogue social ».

Il est attendu des travaux des résultats suivants : information générale sur l’état du dialogue social et identification des freins à sa pleine efficacité; mise en exergue des responsabilités des acteurs sur la qualité et la mission de service public et privé au service des citoyens effectuée ; plaidoyer en faveur d’un consensus entre les principaux acteurs du monde du travail; recommandations pour un dialogue social efficace ; contribution à mise en débat voire la prise en charge des préoccupations de la société par des propositions structurelles et durables.

A savoir que le CERM est une structure de réflexion visant à contribuer à la réflexion et à faire des propositions sur des sujets majeurs pour le Mali, mais aussi pour le continent voire au-delà.

Hadama B. FOFANA

Source : Le Républicain

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