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Point histoire : Les grandes dates qui ont marque l’histoire de Ségou de 1924 jusqu’en 2012

– 25 janvier 1924: Ahmadou Coumba Sy meurt à Ségou. I l était l’interprète d’Archinard. Après le départ d’Archinard, il s’installe à Ségou et continue de servir l’administration coloniale. Il était peul originaire du Sénégal.

 

– 9 février 1926: s’éteint à Ségou, Thierno Hady Thiam, grand marabout toucouleur, né à Ségou vers 1873. Il était le fils de Mahmadou Ali Thiam lui-même marabout, arrivé à Ségou avec El Hadj Omar Tall et parti dans le Fouta Toro, à l’arrivée des français. C’est lui qui rédigea en poular la biographie d’El Hadj Omar.

– 24 avril 1930: un service du Niger est créé à Ségou, chargé de toutes les affaires concernant l’examen, la mise en valeur et la colonisation des terres irriguées. Quelques mois plus tard, c’est le service agronomique de la région tropicale qui voit le jour à Ségou, responsable des stations agricoles de Ségou, Soninkoura et Sokolo.

– 5 janvier 1932: est créé l’Office du Niger qui se substitue aux services existants. Son siège était à Ségou.

– 6 juin 1931: Koro Coulibaly, surnommé Dougoutigui Koro, Chef Traditionnel de Ségou, disparaît. Il serait né vers 1852, fils de Soungoba Coulibaly et de Bâ Souko. Son ancêtre aurait été Sofa d’Ahmadou et chef du Canton de Sissikoro. Il se rallia aux français à leur arrivée à Ségou et prit part aux guerres contre Ahmadou. La question de sa succession est posée à sa disparition. Sans successeur naturel et affirmé, l’administration coloniale pense un temps, nommé chef de Ségou, Thierno Mountaga Tall, fils du Sultan Ahmadou, qui siège déjà, depuis 1928, au Conseil des notables du Cercle de Ségou.

Devant l’opposition du clan des Ngolossis alors dirigé par Gaoussou Diarra, l’administration coloniale ne lui désigne pas de successeur. Chaque quartier de la ville se choisit alors un chef sous l’autorité du Commandant de Cercle. Thierno Mountaga Tall, sans être nommé chef traditionnel de Ségou, en devient le chef spirituel. Il le restera jusqu’à son décès et ses héritiers reprendront cette charge.

– 1932: sont lancés les travaux de construction de nouveaux locaux destinés à abriter les bureaux du cercle de Ségou.

– Et en 1933: ce bâtiment fut inauguré. Il abrite l’actuel Gouvernorat de la Région de Ségou.

– 12 novembre 1933: Mgr Molin bénit la première pierre de la nouvelle Cathédrale en présence du commandant de cercle et de plusieurs européens. La consécration est célébrée par le Père Bazin quelques mois plus tard. L’Église prend le nom de Saint Joseph. L’ancienne église est transformée en école. Les travaux ont été dirigés par le Frère Zacharie avec les briques et la chaux des fours de la Mission catholique.

– 27 décembre 1933: la statue du général Archinard est inaugurée sur les rives du fleuve Niger à Ségou, face à la résidence du Commandant.

– En 1934: débute la construction du barrage de Sansanding qui prendra par la suite le nom de barrage de Markala. Il est officiellement inauguré, le 4 juin 1948

– En 1941: est construit un nouveau camp militaire pour accueillir le 8ème régiment des chasseurs d’Afrique dont les 600 hommes arrivent à Ségou en septembre de la même année.

– En février 1942: est inauguré le «Foyer du soldat».

– Le 30 janvier 1943: les derniers chasseurs du 8ème régiment quitte Ségou.

– 29 juin 1942: notre Dame du Sahel est créée à Niono par Mgr Molin. Les pères Meiller et Bauters qui parlent bien Moré et Mossi s’y installent. C’était pour une population de cinq villages peuplés de colons chrétiens Mossis.

– 1er Janvier 1945: inauguration du stade Omnisports et de l’Amphithéâtre. Le stade prend le nom d’Antoine Bissagnet administrateur des colonies mort pour la France, le 10 août 1944 dans la Sarthe dans les rangs des forces françaises libres. Le cinéma du commerçant Jean TRICON est inauguré, le 8 janvier 1945 et prend le nom de «Ségou Vox».

– Novembre 1946: débute le lotissement du quartier qui prendra le nom du commandant de cercle de l’époque, Louis Magendie. Ce quartier créé au Sud-Est de la ville, marque le début de l’extension urbaine de la ville.

– Mars 1952: inauguration de l’éclairage public de la ville. Les travaux d’électrification avaient débuté courant 1949 avec Mr Muratti du service des travaux publics. La connexion a été faite avec la centrale de l’Office du Niger à Markala.

– 29 août 1952: fin de la circulation du petit train Ségou-Bani.

– 23 février 1952: inauguration de la ligne aérienne Bamako-Ségou par la compagnie Air-France.

– 1952: début des travaux de la jetée du port de Ségou.

– Début 1950: l’orchestre Ségou Jazz voit le jour. Les jeunes ségoviens organisent leurs premiers bals.

– 1er janvier 1953: Ségou est érigé en Commune mixte. Le commandant de cercle, François Meiffre devient l’administrateur maire de la ville de Ségou.

– 1953-1959: lotissement du quartier jouxtant le quartier Magendie. Il prend le nom de Beraud et sera rebaptisé quartier Darsalam après l’indépendance.

– 12 septembre 1954: Luc Sangaré est ordonné prêtre à Ségou. Sa ville natale, fils de Nestor et de Claudine Coulibaly. Il est nommé en 1962 Archevêque de Bamako par le Pape Pie XII.

– 22 avril 1955: mort à Ségou du grand chef religieux Mountaga Tall. Né vers 1872 à Ségou, il était le fils de Sultan Ahmadou Tall et de Bintou Coulibaly, princesse de la famille royale du Kaarta. Son fils Madani lui succède, en 1955 jusqu’à sa mort en 1991. Ba Salif succède à son frère Madani jusqu’à son décès, en juin 1994. Ba Seydou, fils de Madani, prend la succession de son oncle. Il ne s’occupe que des questions religieuses, pas du tout de politique.

– 1956: départ du Frère Zacharie et fermeture du four à briques de la Mission catholique de Ségou.

– 1956: début de l’africanisation des cadres de la fonction publique. Un bureau de l’Inspection du travail est installé à Ségou.

– 1955: par la loi du 18 novembre 1955, vingt-six (26) communes deviennent des communes de plein exercice en AOF dont 5 au Soudan français: Bamako, Kayes, Mopti, Sikasso et Ségou.

– 22 novembre 1956: le commerçant Raoult Vayssié est élu Maire de Ségou. Il est le seul Maire métropolitain de l’Afrique occidentale française (AOF).

– 1960: Dramane Coulibaly succède à Vayssié à la Mairie de Ségou sous la bannière de l’US-RDA.

– 9 mai 1961: est signée la Convention de tutelle de l’Office du Niger par le gouvernement malien.

En septembre 1961: le premier directeur Samba Lamine Traoré membre du RDA né à Ségou, prend fonction.

– 3 octobre 1960: les troupes françaises de Ségou sont remplacées par des troupes maliennes. Le camp Archinard est rebaptisé camp Ahmadou Cheickou Tall et le premier bataillon de l’armée malienne s’y installe sous le commandement de PINANA DRABO.

– 1958-1960: affaire de Sakoiba.

– Le 1er février 1959: une importante délégation du Rassemblement démocratique africain (RDA) se rend au village de Sakoiba à quelques dizaines de kms de Ségou pour une fête politique et pour donner des charrues à la population. Sur le chemin du retour, la délégation tombe dans une embuscade tendue par des militants de l’UDS (parti de Moussa Diarra, père de Cheick Modibo Diarra).

– Le 17 mai 1960: le Commissaire Yéli Doucouré se rend à Sakoï-Fulala avec trois agents de police pour y faire arrêter les rebelles. Voulant porter secours à son père qui allait être arrêté, Tietèmalo Coulibaly s’empare d’un fusil et tire sur le Commissaire Doucouré, qui mourra de ses blessures le jour même à Markala.

– 21 septembre 1961: suppression des symboles coloniaux: les boulevards Archinard, et de la Liberté, l’avenue des Fêtes, les rues Carrier, Hacquart, Desbordes, Combes, de la Marne et Gallieni, le stade et le camp militaire sont débaptisés et prennent les noms plus conformes à l’idéologie indépendantiste.

– Pendant le mandat de Dramane Coulibaly, un nouveau quartier est loti, Médine. Son extension progressive entrainera le déplacement de l’Hippodrome.

– 3 septembre 1961: le Père Prosper Kamara meurt à Ségou. Né en 1902 dans le cercle de Kayes, il fut ordonné prêtre en 1936 âpres une formation chez les Pères blancs en France.

– 1962: l’ancien marché de 1926 étant devenu trop petit, un nouveau marché est construit.

– 3 janvier 1963: l’éminent personnage religieux Sidi Mohamed Sossoh meurt. Né vers 1870 à Sinzani, fils de Cheick Ousmane Sosso, assassiné par le chef N’to Diarra.

– 1964: construction du pied-à-terre face à la résidence du Gouverneur pour le Président de la république et les hôtes de marque.

– Mai 1968: inauguration de la Compagnie malienne des Textiles (COMATEX-SA) par Modibo Kéita.

– 26 janvier 1975: mort du chef du clan des Ngolossis, Gaoussou Diarra. Il était assesseur au tribunal indigène puis Président du tribunal coutumier du cercle.

– 1979: inauguration de la route bitumée Bamako-Ségou.

– 20 juin 1984: signature de la convention de jumelage Ségou-Angoulème par les deux (02) maires Bandiougou Dianka et Jean Michel Boucheron. Mamoutou Daou devint le président du comité.

– Novembre 1999: le premier Conseil de région est installé avec à sa tête Maitre Sékou Alou Diallo jusqu’en 2009 et fut succédé par Siaka Dembél.

– Janvier 2002: inauguration du stade Amary Daou: 15 000 places avec un centre de football.

– Janvier 2002: Ségou est connecté au réseau GMS. Le téléphone portable arrive à Ségou. Malitel y installe ses premières antennes en dehors de Bamako.

– 2004: construction du CERFITEX ayant pour mission d’assurer la formation et la recherche en industrie textile.

– Novembre 2004: lancement de la construction des premiers 127 logements sociaux.

– 3 septembre 2007: inauguration par ATT de la 24ème édition de la traditionnelle biennale malienne.

– Févier 2005: 1er Festival sur le Niger.

– 8 avril 2006: pose de la première pierre de la nouvelle mosquée de Ségou par Mouammar Khadafi. Elle sera inaugurée, le 24 juillet 2009, par Amadou Toumani Touré (ATT).

– Janvier 2009: la statue réhabilitée d’Archinard est dévoilée lors du festival sur le Niger.

– 2009: lancement du projet de reconstruction des sept vestibules du roi Biton Coulibaly, dans l’ancienne capitale de Ségou-Sikoro.

– 9 décembre2009: création de l’université de Ségou.

– 20 novembre 2012: disparition à Bamako du vénérable Cheick Mohamed Maiga dit Guidjo Almamy.

Mes chers amis, vous savez maintenant ce qui s’est passé dans notre belle ville, Ségou. Faites-en bon usage.

Crédits photos: Sébastien Philippe

1- Ahmadou Coumba Sy,

2- Gaoussou Diarra,

3- Statue Archinard,

4- Père Prosper Kamara,

5- Mountaga Tall,

6- Jean Marie Koné,

7- Samba Lamine Traoré,

8- Wayssié 1er Maire élu de Ségou,

9- Colonel Pinana Drabo,

10- Abbé Luc Sangaré.

Source : L’Inter De Bamako

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