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Montée du terrorisme au Sahel: la France annonce la partition du Mali

L’affirmation n’a pas fait le buzz des médias meanstream, car pour la France c’est du déjà entendu. Le Mali sous cette forme et avec cette superficie, avec ces richesses et surtout cette défiance à l’égard de Paris, ne peut prospérer. Lorsqu’un ministre de la République française devant le Sénat français affirme qu’«il pourrait y avoir une partition du Mali dans les semaines ou les mois qui viennent», c’est loin d’être un avertissement, c’est une promesse que les Maliens doivent prendre comme argent comptant. Car la France n’a jamais varié dans ses ambitions envers notre pays, c’est seulement la 5e colonne qui se fait des chimères.

Le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, était ce mercredi 11 octobre 2023, devant la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, après une première audition en juillet dernier, pour les débats de fond sur la première exécution de la loi de programmation militaire dans le budget 2024. Il était accompagné par les principaux responsables de son département et des armées notamment les chefs d’état-major.
Sur le retrait de l’armée française du Niger, le ministre français des armées Sébastien Lecornu explique que « les opérations de rapatriement ont démarré. Elles se passent correctement à ce stade. Elles vont prendre plusieurs semaines, plusieurs mois, d’où l’indication donnée, « jusqu’à la fin de l’année ». De plus, selon lui «un certain nombre d’acheminements se font uniquement par voie terrestre. Tout ça va prendre du temps et un peu d’argent». Aussi, dit-il «si on prend ce qui s’est passé au Mali, on pourrait être entre 200 et 400 millions d’euros. Mais en général, quand on dit ça, on est plus proche de 400 millions d’euros».
Enchaînant sur notre pays, le ministre des armées françaises dit que «la junte malienne a fait le choix de préserver son pouvoir et ses avantages en ayant recours à Wagner plutôt qu’à l’armée française ». Mais, l’inquiétude du ministre se situe plutôt sur l’état de la zone. Sébastien Lecornu qui se veut alerteur d’occasion explique aux vieux sénateurs que «le Sahel est de nouveau face à un risque terroriste absolument majeur, avec un risque quasiment immédiat, dans les semaines qui viennent, sur la sécurité du Mali, une reprise de l’activité terroriste, qui est absolument bouleversante et dont trop peu de médias se font écho ».
Un risque qu’il développe encore : «la vraie actualité du Sahel va être désormais la résurgence massive du risque terroriste. Massive. C’est potentiellement se retrouver dans une situation où il pourrait y avoir une partition du Mali dans les semaines ou les mois qui viennent. Donc nous devons nous remettre dans une situation qui serait celle, au fond, (que nous avons connue) avant que le président Hollande ne prenne la décision de lancer Serval ou Barkhane. Ce n’est pas la faute de la France, contrairement à ce que certains racontent. […] Tout ça, ce sont de bonnes décisions », tient-il à préciser, face à ce qui pourrait ressembler à un aveu d’échec de ces opérations.
« Mais la réalité, c’est que les Maliens ont fait le choix de préférer Wagner, ou plutôt la junte malienne – car les Maliens en sont les premières victimes – mais la junte malienne a fait le choix de préserver son pouvoir et ses avantages en ayant recours à Wagner plutôt qu’à l’armée française », affirme le ministre.
Donc, c’est parce qu’à l’armée coloniale d’occupation, alliée des djihadistes et qui a été incapables de restaurer la sécurité, en luttant contre les groupes terroristes, les Maliens ont fait le choix de préférer Wagner que la France va œuvrer à partitionner notre pays ?
«Ce n’est pas la faute de la France» certainement pas. La Faute est la veuve éplorée, la sainte ni touche, elle ne fait rien de mal… que de profiter des pays africains. Mais par ici tout le monde sait que Dosso koro te an son koro bila. Depuis l’ORCS vous avez votre plan, mais Dieu est aux commandes. Inch’Allah, vous ne réussirez pas à nous diviser.
De manière narcissique, le ministre le ministre le plus nul des armées françaises se fait prophète : «ce qui me frappe beaucoup, c’est que depuis les déclarations d’indépendance, c’est le nombre de fois où nous sommes déjà partis de certains pays, et le nombre de fois où nous sommes revenus ensuite. C’est vrai du Tchad, de la RCI (République de Côte d’Ivoire) et d’autres pays »…
An yé Allah min an ma i min ! Le Mali est et restera un et indivisible. Plutôt mourir que de vous supplier à revenir nous coloniser et nous exploiter : saya ka foussa malo yé.

PAR SIKOU BAH

Info Matin

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