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Me Cheick Oumar Konaré, avocat de la Défense dans le procès Dr Moussa Sanogo, ex PDG de la PPM contre le journal Le Point et Mali-Horizon : « Nous avons soulevé des exceptions qui doivent impérativement être vidées avant quoi que ce soit.»

Le tribunal de la commune IV a abrité le mardi 19 mars, le procès opposant le désormais ex PDG de la Pharmacie Populaire du Mali, Dr Moussa Sanogo aux journalistes Bruno Segbedji et Paul Nguessan de  Mali-Horizon et notre Directeur de publication, Amadou N’Djim(Le Point). Le moins qu’on puisse dire, c’est que les avocats de la défense se sont finalement résolus à ‘’boycotter’’ l’audience, après avoir constaté que les exceptions qu’ils ont soulevées dans la forme même de la citation du plaignant ( partie civile), n’ont pas été prises en compte par le ministère public.

 

Plusieurs journalistes étaient présents, dont le président de l’ASSEP, Basiriki Touré. D’emblée, les avocats de la défense ont égrené un chapelet d’incohérence dans la forme de la citation adressée à ses clients. Autrement dit, des vices de forme dans la plainte elle-même. Raison pour laquelle sa nullité fut demandée par Me Cheick Oumar Konaré et Me José Coulibaly. Des griefs, selon la défense, qui doivent absolument être vidés  avant un quelconque débat le fond de l’affaire. Mais, le ministère public a jugé autrement  en décidant de joindre les exceptions énumérées par la défense  au débat de fond. Ce qui poussa les avocats de la défense à s’abstenir d’une plaidoirie. Pareil pour les journalistes présents à la barre, qui, eux aussi, ont décidé de ne pas parler sans leurs avocats. Malgré leur retrait des lieux (les avocats), le juge a interrogé les journalistes qui ont préféré ne pas parler en l’absence de leurs avocats.

Face à la presse au sortir de l’audience, Mr Konaré a déclaré ceci  « : « Nous avons quitté la salle après avoir constaté que les failles que nous avons décelées dans la forme de la citation adressée à nos clients, n’ont pas été considérées. Nous avons soulevé des exceptions  qui doivent d’abord impérativement  être vidées avant quoi que ce soit. Les juges doivent donc d’abord vider ces exceptions qui ont pour effet la nullité  de la poursuite. » C’est dire que le tribunal doit tenir compte du fait qu’il s’agit d’un délit de presse. Et en la matière, les exceptions sont jugées d’abord car si elles ne sont pas fondées, on les rejette avant de continuer sur le fond.

La défense a précisé que la forme n’a pas été respectée dans la citation puisque les faits incriminés ne sont ni précisés encore moins qualifiés. Tout se jouera donc finalement lors du délibéré  prévu pour le 09 avril 2019. Ainsi en a décidé le ministère Public.

Idrissa Keïta

Le Point du Mali

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