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Le fils de l’ancien président GMT, Cheick Boucadry Traoré, à propos de la tenue des concertations régionales : « C’est une fuite en avant d’Institutions aux abois sous la pression d’événements qu’elles sont incapables de contrôler… »

La tenue des concertations régionales sur le découpage administratif défraie la chronique et les commentaires vont bon train. Le président de la Convergence africaine pour le changement (Care), Cheick Boucadry Traoré et non moins fils de l’ancien président, le général Moussa Traoré (GMT) pense que la tenue de ces concertations est une fuite en avant d’institutions aux abois sous la pression d’événements qu’elles sont incapables de contrôler. Nous vous livrons l’intégralité de son commentaire posté sur les réseaux sociaux. 

« L’ancien Premier Ministre, ZoumanaSacko, dénonce le projet de découpage territorial dans la mesure où il favoriserait, selon lui, certaines ethnies par rapport à d’autres. L’initiative prétend s’appuyer sur une loi du 2 mars 2012 qui manifestement viole la constitution.

En effet, ce n’est en réalité qu’un subterfuge pour introduire une gestion à base ethnique alors que l’unité nationale et l’intégrité territoriale demeurent les fondements de la République et les constantes de la vie politique et sociale. Son effet pervers de favoriser, en effet, certains groupes ethniques par une représentation parlementaire, artificiellement majoritaire, est une profonde injustice à l’encontre d’autres groupes démographiquement majoritaires. De plus, compte tenu des difficultés financières actuelles de l’Etat et des collectivités, il risque d’être source de charges budgétaires insupportables.

Enfin, il est porteur de lourdeurs administratives, donc d’inefficacité. La tenue des concertations régionales est une fuite en avant d’Institutions aux abois sous la pression d’événements qu’elles sont incapables de contrôler. Quant au report des législatives au-delà du 31 décembre, au regard de la Constitution qui fixe à 5 ans le mandat des députés, c’est une mesure anticonstitutionnelle que ces mêmes Institutions tentent de faire passer en force. Seule une modification de la constitution, impossible aujourd’hui, permettrait ce report. Au lieu de protéger les gouvernés, nos Institutions s’apprêtent à faire un coup d’Etat.

Et toutes ces actions sont encouragées et supportées par une « communauté internationale » dont la présence au Mali se montre plus destructive pour notre société au fil du temps. Il reste à espérer qu’il leur manquera les espèces sonnantes et trébuchantes pour acheter certains ténors des formations politiques qui hésitent toujours. Que Dieu sauve la République ». No comment !

Tientigui

Le Démocrate

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