Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne

Kidal: les divagations de MARIKO

En plein délire dictatorial dans un communiqué, à lui attribué, circulant sur les réseaux sociaux, le Barbu national, Oumar MARIKO, sur l’entrée de l’armée à Kidal tente de réchauffer sa rancœur contre les autorités de la transition. Depuis son pays d’exil, il narre des balivernes dans un communiqué laconique frisant la honte.

En fuite depuis plus d’une année, Oumar MARIKO, allié des groupes armés séparatistes dans un communiqué qui lui est attribué sur les réseaux sociaux, cache mal sa haine contre les autorités de la transition, sur l’arrivée des FAMa à Kidal, malgré la liesse manifestée dans plusieurs localités du pays.
Le grand acteur du mouvement démocratique, dans son narratif sur cette actualité, donne au passage un coup à la démocratie
« J’ai de tout temps prôné le dialogue, la justice sociale comme mode de résolution de la crise malienne qui est la conséquence de la gestion désastreuse d’un système politique installé il y a plus de 30 ans. Ces insurrections ont toujours été récupérées par des politiciens véreux du même système ».
Lui qui se vante d’être l’un des acteurs majeurs de l’avènement de la démocratie est-il dans système depuis 1991 ?
En créant en 1996, le parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi), Oumar MARIKO, à part le régime de Alpha Oumar KONARE, s’est associé aux autres régimes ( ATT et IBK) et même avec les auteurs de coup d’Etat de 2012.
Alors, s’il n’y a qu’un seul système, le Barbu national en fait partie pour avoir soupé avec les leaders des deux précédents régimes.
Grave encore, MARIKO, en dépit de son statut d’acteurs clés du mouvement démocratique, commet le pêché d’incohérence en s’alliant directement aux auteurs du coup d’Etat de 2012.
A l’époque, le Parti a touché le fond de la bassesse en idolâtrant les putschistes du jour, déclenchant chez tous les démocrates une forte envie de dégurgiter. Un putschiste, il n’y a pas pire violateur de la Constitution écrite en lettres de sang des martyrs de 1991, mais aussi de tous ceux qui les ont précédés dont on parle peu ou pas.
Contre tout principe, le démocrate a encore récidivé en 2020 en se mobilisant au Monument de l’indépendance pour demander la fin du régime démocratique élu qu’il avait auparavant défendu.
Ainsi, le Barbu national n’est pas moins récupérateur que ceux sur lesquels il jette l’opprobre.
Un jongleur avec la Constitution n’a aucune leçon à donner à qui que ce soit. Confucius disait : ‘’le sage a honte de ses défauts, mais n’a pas honte de s’en corriger’’. Manifestement, ce Barbu n’a même pas honte de ses défauts, a fortiori éprouvé le besoin de les corriger. Quel drame personnel !
En accusant les autres de jouer à la manipulation dans sa valse, il fait pire dans le seul but de régler des comptes en affirmant que « la focalisation sur Kidal rentre dans la série de la grosse manipulation politique d’une clique de prédateurs évoluant de père en fils qui n’a cure des souffrances des populations meurtries ». Certes, tout n’est pas rose, mais les autorités actuelles fournissent des efforts dans le cadre de l’amélioration de la situation précaire dans le pays liées à plusieurs facteurs endogènes et exogènes et de gestion démocratique.
« Cette situation dite de Kidal ne peut être pour moi ni objet de réjouissance ni de fierté, encore moins une occasion de manifestation de dignité ou d’honneur perdu », a affirmé le leader politique de SADI.
Sauf que lui ne se plaint pas du statut particulier accordé à la ville rebelle depuis 2012 où des séparatistes ont toujours défié l’autorité de l’Etat en établissant librement les règles de leur organisation et de fonctionnement sans se référer au pouvoir central.
La fin de cette situation de fait ne peut réjouir MARIKO parce qu’elle marque un terme à la domination de ses alliés indépendantistes et terroristes comme Iyad Ag GHALI à Kidal.
Si pour l’ex leader estudiantin, « la construction d’une nation qui ne se décrète pas et ne se forge pas à l’épée ou aux détonations des chars de combats », les différents régimes successifs ont fait beaucoup de consensus pour la paix et la stabilité dans le pays. Au moins deux accords de paix ont été signés depuis l’avènement de la démocratie avec les accompagnements en faveur ceux-là (rebelles) qui ont pris des armes contre l’Etat et tués des compatriotes.
En grand défenseur des causes perdues, il ne devrait pas se taire sur des vérités historiques. A juste titre, ces efforts de l’Etat ont d’ailleurs été reconnus par des communautés du nord qui se sont déscolarisés de la CMA.
A cet effet, lors de la cérémonie d’adhésion des « IWILLIMIDEN et ALLIÉS » aux Mouvements de l’Inclusivité tenue le samedi 4 novembre, Bajan Ag Hamatou déclarait : « Nous sommes à un moment où on n’a plus le droit de mentir ou de taire la vérité. Notre pays, le Mali, qu’est-ce qu’il n’a pas fait pour nous ? Qu’est-ce qu’on n’a pas fait pour les Touaregs que ceux du Niger, de l’Algérie n’ont pas eus. On n’a fait de nous des ministres, des généraux. On n’a fait de nos localités des cercles, on n’a fait de nous des députés. On nous a tout donné. On nous a donné de l’argent, des moyens ».
En se faisant l’avocat du Satan, le Barbu national veut être plus royaliste que le roi et d’occulter que l’occupation de la ville de Kidal par les Forces armées maliennes est la conséquence de la guerre déclarée à l’Etat par le CSP. Le regroupement vidé de plusieurs membres a ouvert les hostilités contre les positions des FAMa qui se préparaient à occuper le camp de Ber conformément aux directives de l’ONU suite au retrait de la MINUSMA.

PAR SIKOU BAH

Info Matin

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Finance