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DÉPLACÉS DU CENTRE A BAMAKO ET HIVERNAGE : Une vie de galère

L’hivernage est un temps difficile pour les déplacés installés à la périphérie de Bamako qui vivent dans des habitats de fortune. Difficile pour eux de rester sur place quand le ciel menace.

La vie est déjà difficile au milieu des ordures nauséabondes et toxiques, selon les spécialistes de la santé. En plus, les déplacés de la région de Mopti dans la capitale ont pour logis des huttes en bois couvertes de plastique qui ne peuvent résister aux fortes pluies et aux vents annoncées par les services de la météorologie.

Une déplacée que nous avons rencontrée en ces lieux ces derniers jours raconte en sanglots : « Quand le temps menace, on a peur surtout quand on sent que la pluie risque de venir avec force et accompagnée par un vent violent. Nous accourons dans les stations d’essence au bord du goudron ou dans des familles voisines pour nous abriter. Et quand les pluies s’arrêtent nous revenons réparer nos huttes ». Un éternel recommencement pendant l’hivernage.

D’autres avec qui nous nous sommes entretenus ne cachent pas la vie dure qu’ils mènent depuis l’annonce des premières pluies. « Quand les pluies se manifestent la nuit c’est la débandade, car les pluies nocturnes s’avèrent plus compliquées pour nous. Tous les camps sont inondés et les huttes remplies d’eau. Les dégâts sont énormes ».

Les autorités ne sont pas sans savoir le nombre élevé des déplacés et leurs conditions d’habitat. De bonnes volontés se manifestent mais cette manifestation est très timide. Ils ont en cette période hivernale un grand besoin surtout pour renforcer les huttes et des remblais des lieux pour empêcher l’eau de stagner longtemps. Cette vie qu’ils mènent en ces lieux ne les intéresse nullement et tout leur vœu est de ramener la paix et leur permettre de rallier la terre de leurs ancêtres  afin d’y reprendre leurs activités.

Les atrocités dans la région de Mopti continuent de plus bel et nous ne savons quand elles vont prendre fin. Les autorités, selon les déplacés, font des discours qui sont sans impacts. Tous les déplacés, malgré les gestes de cœur dont ils bénéficient depuis leur arrivée, souhaitent ardemment que tout soit mis en œuvre pour permettre leur retour.

Ils sont aujourd’hui conscients que beaucoup de personnes qui tournent autour d’eux en font un objet de commerce. Des interviewes, des photos tout cela pourquoi ? De nombreux déplacés croient dur comme fer que les gens font du commerce avec leurs images et leurs  interviewes. Maintenant il faut permettre aux déplacés de retourner chez eux. C’est certainement la paix qui commande le retour et chacun est mieux chez lui.

Beldo Horè Sangho

Source: Notre Printemps

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