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Ressources. Russie, Émirats, Turquie : l’or africain au centre de toutes les convoitises

La richesse aurifère de certains pays africains éveille l’intérêt d’autres États. En République centrafricaine, Wagner exploite désormais directement et ouvertement des mines. Au Mali, une bonne partie de la production s’évapore dans des circuits opaques qui convergent vers les Émirats arabes unis.

L’appétit de certains États pour l’or africain est de plus en plus vorace, affirment les États-Unis. Politico indique ainsi que le Groupe Wagner, une organisation paramilitaire liée à la Russie, étend ses projets miniers en Afrique pour soutenir l’invasion russe de l’Ukraine et amortir les sanctions occidentales contre Moscou. Cette information s’appuie sur les affirmations d’un responsable occidental et sur un câble américain obtenu par le site.

Si cette activité de Wagner n’est pas nouvelle, Politico note que le groupe paramilitaire pourrait voir ses bénéfices miniers grimper à près de 1 milliard de dollars, selon le câble diplomatique consulté.

Et c’est en République centrafricaine (RCA) que Wagner “a considérablement étendu” son activité au cours de l’année écoulée. Une manne minière qui “sera probablement utilisée par le groupe pour financer de nouvelles armes et de nouveaux combattants”, selon ce “responsable” anonyme cité par Politico. Le câble américain évoque ainsi un véritable “pipeline de financement pour la guerre de la Russie contre l’Ukraine”.

“Dépendance” au groupe paramilitaire russe

Politico décrit une stratégie d’implantation de Wagner qui a commencé par la création en 2018 d’un centre culturel et la conclusion de plusieurs accords pour aider à sécuriser des sites miniers.

Parmi ces contrats dits de “sécurité”, la mine d’or de Ndassima, située près de la ville de Bambari, dans le centre du pays. Or, selon le câble diplomatique, Wagner a peu à peu transformé cette mine autrefois artisanale “en un immense complexe”, avec pas moins de huit zones de production.

Toute une infrastructure accompagne cette mainmise russe, détaille Politico, avec la construction de ponts et le déploiement de “canons antiaériens montés sur camion à des endroits clés”.

Source : courrierinternational

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