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Macron, mauvais parieur.

Le président français Emmanuel Macron aime les paris, son malheur est qu’il ne sait pas choisir les chevaux gagnants, handicap certainement dû à sa vision “lointo-parisienne” de la crise du Sahel et plus précisément de la crise politique malienne. Il passe son temps à parier sur les mauvais chevaux et veut comme un enfant, imposer la victoire pour son cheval.
En 2018, alors que c’était l’occasion d’éjecter du pouvoir un président fatigué qui n’avait rien fait de bon en 5 ans de pouvoir à part enrichir son clan, finir sa maison et acheter un avion pour se promener, Emmanuel Macron fait le choix de valider un tripatouillage électoral honteux et flagrant pour le maintenir à la tête du pays. Il s’empresse de féliciter IBK avant même la déclaration de la cour constitutionnelle. Ce dernier continue son 2ème mandat dans la mauvaise gouvernance qui le caractérise désormais. 1er échec.
Il soutient le maintien de Soumeylou Boubeye Maïga à la primature au moment où la rue le conteste, la rue aura raison du maintien de ce dernier. 2ème échec
D’échec en échec, il soutient le premier ministre Boubou Cissé malgré la contestation grandissante du M5-RFP, IBK reprochera même à Le drian de l’avoir forcé à garder Boubou alors qu’il aurait pu le débarquer pour sauver sa peau. IBK et son PM Boubou Cissé sont débarqués par l’armée dans la joie populaire. 3ème échec.
Macron exige par le biais de la CEDEAO que la transition soit civile. Le choix est porté sur Bah N’Daw et Moctar Ouane, satisfait, Emmanuel Macron dira que ce duo a fait plus en 3 mois qu’IBK en plusieurs années de “gouvernance”. Paris soutient clairement Bah N’Daw dans sa démarche, ce dernier se sent pousser des ailes, il tente d’écarter les militaires qui l’ont mis à la tête du pays, retour à la case départ, il est démis de ses fonctions, on a perdu 9 mois. 4ème échec.
La CEDEAO, plus consciente des réalités de la situation malienne valide l’accession du Colonel Assimi Goïta à la presidence de la transition. Macron se fâche , il veut forcer sa stratégie qui a pourtant clairement échoué. Le pouvoir ne se prête pas, de la même manière dont il a validé le cas du fils Deby Itno il doit comprendre que même si il est vrai que la situation malienne est différente de la situation Tchadienne, nous faisons aussi face à des réalités socio-culturelles dont il faut tenir compte mais qu’il décide unilatéralement d’occulter car ne rentrant pas dans sa norme élyséenne.
Paris a perdu la bataille politique malienne, il est temps de l’accepter pour ne pas tout perdre. Qu’elle accompagne cette transition en respectant la volonté malienne, pour permettre d’aller à cette élection que l’on espère tous incontestable pour sortir de cette crise.
Le Mali est et demeurera, en bien ou en mal, ce que les Maliens voudront en faire, et seulement ce que les Maliens voudront. Partenariat ne doit pas signifier dictat.
Samba Gassama General
Chevalier de l’ordre des prolétaires
Source: Page Facebook le Figaro du Mali

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