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Faits marquants de la CAN 2023 Des flots de larmes

Des joueurs en larmes suite à une victoire ou une défaite, voire une élimination, ce sont des scènes habituelles, mais quand des sélectionneurs, des membres de staffs techniques s’y mettent, cela devient inédit. Ça l’est beaucoup plus, quand c’est un chef d’Etat qui pleure.

Après l’élimination de la sélection malienne, battue par celle de la Côte d’Ivoire en match de quart de finale de cette CAN 2023, les images du coach malien, Eric Sékou Chelle, ont fait le tour du monde. Il a pleuré à chaudes larmes pour manifester sa déception aussi grande que l’espoir que portait tout le peuple malien sur cette équipe des Aigles, pour laquelle on ne tarissait pas d’éloges.

Avant les larmes d’Eric Sékou Chelle, il y a eu les images du sélectionneur guinéen, Kaba Diawara, en train de pleurer sur le chemin des vestiaires qu’il devait rejoindre à la fin du match de quart de finale perdu contre la République Démocratique du Congo.

Il faut reconnaître que ces deux sélectionneurs, par le parcours de leur équipe portant leur empreinte, avaient semé beaucoup d’espoir dans les cœurs des populations des deux pays. L’espérance était permise de voir les deux équipes aller encore plus loin dans cette CAN 2023.

Ces images de personnalités en larmes à la fin des rencontres de quart de finale ne font pas oublier les pleurs de dirigeants sénégalais effondrés. Ils venaient de voir le Sénégal, tenant du titre, sortir par la petite porte dès les 8èmes de finale. Les Eléphants de Côte d’Ivoire sont passés par-là.

Combien de sélectionneurs et de personnalités du monde du football ont-ils pleuré durant cette CAN ? Ils font légion. Mais s’il y en a qui ont pleuré par déception, d’autres, au contraire, l’ont fait par pur bonheur débordant, au point de ne plus pouvoir contenir leurs émotions. C’est le cas du président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, qui a laissé couler publiquement des larmes de joie, en félicitant les joueurs ivoiriens lors de la remise du trophée continental.

Président de la République de Côte d’Ivoire depuis le 6 mai 2011, le Vieux Alassane Dramane Ouattara (ADO) couronne ainsi sa carrière politique à la tête de la Côte d’Ivoire en inscrivant à son bilan la troisième étoile que son pays va devoir graver sur le maillot national de l’équipe de football. Ce qui matérialise le troisième titre continental de football remporté par la Côte d’Ivoire.

L’on comprend, dès lors, l’importance de cette coupe pour le président ivoirien qui n’a pas lésiné sur les moyens mis à la disposition du Comité d’organisation de cette CAN 2023 en Côte d’Ivoire. De la même manière, l’on comprend aisément qu’il fasse parler son cœur en termes de largesse dans les récompenses offertes aux joueurs (50 millions de Fcfa et 1 villa d’une valeur 50 millions FCFA à chacun), au staff technique (400 millions de FCFA à se partager), à la Fédération ivoirienne de football (300 millions de FCFA)  et 100 millions de FCFA à l’entraineur, Emerse Faé, appelé en sapeur-pompier en cours de compétition pour sauver l’équipe nationale de la Côte d’Ivoire qui a failli chavirer lors des matches de groupes de cette phase finale de la CAN de Côte d’Ivoire.

En effet, à 40 ans, Emerse Faé a pris place le 24 janvier sur le banc de la Côte d’Ivoire à la CAN 2024 pour assurer l’intérim après l’éviction du sélectionneur Jean-Louis Gasset. Ambitieux, l’entraîneur par intérim des Éléphants a conduit ses joueurs au succès dimanche face au Nigeria. Lui aussi, les larmes versées s’expliquent par la joie d’avoir réalisé cet exploit inattendu, après le doute des premiers matches de la Côte d’Ivoire.

 Amadou Diarra

Aujourd’hui-Mali

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