Nous nous sommes demandé, avec quoi Dioncounda va-t-il pacifier le centre, là où l’armée malienne n’a remporté aucune victoire depuis le début de la crise.
Au centre, ce sont les terroristes bien armés qui occupent le terrain et disposent d’armes sophistiquées et des moyens de déplacements simples comme les motos. Ils sont sourds aux dialogues. Si Dioncounda doit intervenir ça sera après que l’armée malienne ait proprement nettoyé toute la zone du centre en la débarrassant de toute cette racaille. Nous avions conclu qu’IBK se trompait de casting encore une fois. Mais le Pr Dioncounda, spécialiste en nombre et en algèbre avait son plan à savoir : mettre en œuvre ce que les Occidentaux nous empêchaient de faire, dialogue avec les chefs djihadistes. Cela est une piste à explorer par Dioncounda. En disant cela, les chefs djihadistes n’ont pas manqué de répondre du tic au tac, un peu comme la réponse du berger à la bergère.
Amadou Koufa a fait entendre qu’il ne cessera la guerre que si l’Empire théocratique peul du Macina est remis au goût du jour en tant qu’entité indépendante. Iyad dit la même chose pour l’Azawad. Disons qu’à travers l’accord d’Alger, IBK a remis l’arme fatale à l’ennemi du Mali pour le dépecer. Si Dioncounda échouait, ça ne serait pas de sa faute. Il est certain que la situation se compliquerait pour l’État malien, vu les enjeux économiques de la zone pour lesquels, les Français ont pris langue avec la CMA en ce qui concerne l’exploitation des gisements de toutes sortes de minerais de la zone. Cela explique en partie le double jeu de la France.
Pauvre Mali, ton enfant français d’IBK t’a trahi par la signature de l’accord d’Alger en 2015.
Badou S. Koba
Source : Le Carréfour