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Edito : Il faut sauver le soldat IBK

Émouvant symbole du patriotisme, le film « Il faut sauver le soldat Ryan », réalisé en 1998, sonne encore comme un véritable éloge au sacrifice et un attachement viscéral à la continuité d’une lignée familiale. Inspiré de valeurs, dont le socle s’inscrit dans le temps et l’espace, cette œuvre cinématographique illustre à bien des égards la situation actuelle du Président Ibrahim Boubacar Keita qui, en écho à la situation sécuritaire du Mali et fort de son statut constitutionnel de commandant en Chef, se présente comme le premier soldat du contingent « Mali ».

Ce soldat, au-delà des allégations attentatoires de ses détracteurs et spéculations fantaisistes de ses partisans, présente bien de signes de vulnérabilité, nécessitant un élan de solidarité, non pas pour lui mais pour la lignée « Mali ». Il faut, comme le soldat Ryan, sauver le soldat IBK. Sauver le soldat IBK ne reviendrait pas à sauver un homme ou un clan, mais plutôt à rétablir la dignité de toute une nation. Sauver le soldat IBK, ne saurait être un échec pour d’aucuns ou une victoire pour certains. Il s’agira plutôt d’un accord, fut-il minime ou momentané, autour d’un essentiel commun (la stabilité du Mali) et de principes (ceux de la solidarité et de l’humanité) inhérents à tout être humain, sans aucune distinction sociale ou obédience politique.

Il faut sauver le soldat IBK car, comme le soldat Ryan, il fait de preuve de courage au combat mais ne doit plus combattre, ou du moins doit mener un autre combat plus important. Il faut sauver le soldat IBK pour la simple et unique raison qu’il incarne, comme le soldat Ryan, un drapeau (celui du Mali) et les principes fondamentaux d’une République qui se veut prospère.

Sauver le soldat IBK, c’est refuser de cautionner des charlatans politiques qui le combattent aujourd’hui, tout simplement parce qu’ils ont été débarqués du navire. Sauver le soldat IBK, c’est dénoncer les agissements de tous ces sous-fifres politiques qui tentent, par misérabilisme idéologique, de détourner en justifiant toutes les revendications légitimes de certains de nos concitoyens par une volonté manifeste et exclusive de nuire au Président.

Sauver le soldat IBK, c’est lui laisser la latitude de finir sa mission, tout en créant les conditions lui permettant de mener à bien cette mission.

Sauver le soldat IBK, comme ce fût le cas avec le soldat Ryan, c’est, certes, éviter de le laisser tomber entre les mains de ses ennemis, mais aussi et surtout de sauver, par-dessus tout, la patrie toute entière.

Sauver le soldat IBK, c’est enfin le sortir des griffes de ses proches qui, en vertu de sa clémence et sa propension à la délégation, foulent aux pieds les intérêts publics au profit de leur pitance personnelle. Sauver le soldat IBK, c’est espérer le rétablissement de l’autorité de l’Etat et l’ouverture de la chose publique à des vrais cadres, suffisamment intègres et compétents, en lieu et place de copains d’enfance, de camarades politiques ou d’associés affairistes.

Enfin, sauver le soldat IBK, c’est œuvrer pour que :

1) la pression sociale enclenchée récemment sous l’égide de l’imam Dicko puisse se maintenir dans une dynamique plus constructive et objective ;

2) la famille (politique et biologique) du premier soldat malien comprenne que la gestion d’une nation ne saurait être l’apanage de quelques intérêts claniques ;

3) les détenteurs de l’autorité étatique, à tous les niveaux de l’administration (services publics, justice et sécurité) développent un sentiment de redevabilité vis-à-vis de la chose publique plutôt que vis-à-vis d’individus ou clans ;

4) le soldat IBK, lui-même, accepte d’être sauvé, en sortant de sa zone de confort, en se mettant réellement à la tâche pour donner l’exemple. La première de ces tâches est d’avoir le courage de la sanction dans un pays ou rien ne marche comme il faut. C’est aussi avoir le courage d’examiner les 7 ans de gestion et de se fixer de nouveaux horizons programmatiques, plus inclusifs et pragmatiques.

 

F. MAIGA

Source: Bamakonews

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