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DADIA DIAKITE DIT DAWALA, PDG DE WATI B

Il se cache sobrement à l’ombre de sa marque, WATI B, de plus en plus cotée dans de nombreux domaines comme la boxe, la mode et la musique. Dadia Diakité alias Dawala a fondé le label et la marque de vêtement streetwear WATI B dans les années 2000 à partir de ses propres économies.

 

Son objectif était alors d’imposer un concept novateur dans le milieu du rap français. Un pari gagné aujourd’hui à l’ombre de nouvelles ambitions. Zoom sur un entrepreneur qui ne demande qu’à s’investir dans le développement du sport malien !

WATI B ! Les jeunes passionnés de musique voient tout de suite Sexion d’Assaut et ses titres à succès. Et pourtant, la musique n’est que l’un des nombreux domaines où s’investi M. Dadia Diakité depuis plus d’une décennie. «J’ai fondé le label et la marque de vêtement streetwear WATI B dans les années 2000 à partir de mes économies. Mon objectif était d’imposer un concept novateur dans le milieu du rap français», se souvient le surnommé Dawala.
Très vite, l’initiative se nourrit de son dynamisme et de son sens des affaires pour rapidement prospérer. Ce qui fait que, de nos jours, WATI B, produit et manage plusieurs artistes de talent comme Sexion d’Assaut avec son album «L’Apogée» qui s’est vendu à plus de 500 000 exemplaires en quelques semaines. C’est aussi ce label qui est derrière DRY qui a sorti «Tôt ou tard». Un album qui a également rencontré un grand succès. Et «The Shin Sekai», «L’institut», «Charly Bel» et «Linda» sont, entre autres, attendus dans cette écurie qui a aujourd’hui amorcé la courbe de la célébrité.
Le succès, M. Dawala ne le doit pas au hasard, mais à sa persévérance et à son flair dans le monde des affaires. Après avoir côtoyé l’univers de la musique et le football, il s’est décidé à produire des compilations qui portaient le nom de «Pur Son Ghetto» (PSG) et des teeshirts du même nom. C’était en quelque sorte un clin d’œil à l’équipe parisienne de football, l’autre PSG (Paris Saint Germain).
«Par la suite, j’ai eu l’idée de créer un label de musique indépendant car mon réseau dans ce domaine est large. C’est ainsi que j’ai commencé à produire Intouchable, puis Sexion d’Assaut, DRY… Et WATI B s’est progressivement élargis à de nombreux secteurs d’activité comme la musique, le sport, la mode, le cinéma, le mouvement associatif», raconte M. Dadia Diakité alias Dawala.

L’originalité d’un concept


L’originalité, cet entrepreneur franco-malien la cultive dans tout ce qu’il fait. A commencer par le nom du label, WATI B, qui vient du mot bambara «Wagatibé» signifiant «à tout moment». «Ce nom découle de ma conviction que toutes choses à une durée dans le temps et le WATI B est un concept intemporel, pérenne et opérationnel à tout moment», martèle-t-il.
Ses domaines d’activités sont de plus en plus divers et variés. Au niveau de la musique, ce label intervient dans la production et la promotion d’artistes. Par rapport au sponsoring, il est le principal mécène de la jeune équipe de football malien le « FC WATI B», le club de Montpellier en France. Sans compter que WATI-Boxe est aussi le principal sponsor de Mohamed Diaby, champion du monde junior, il y a quelques années. WATI B est aussi le principal sponsor de «La Pièce», un long métrage en court de réalisation par notre compatriote Lamine Diakité.
«Sponsoriser le boxeur Franco-malien Mohamed Diaby s’est fait naturellement. Son manager, Mme Madioula AÏDARA est une amie de longue date. Elle est passionnée de boxe comme moi-même. La première fois que j’ai vu Mohamed boxer, c’était à l’Ile Saint-Denis, il avait à peine 14 ans. Mais, son combat était époustouflant», explique M. Diakité. Il ajoute aussitôt, «en 2003, Mohamed a remporté sa première ceinture de champion du monde de boxe française junior (sous les couleurs de la France). Sa force et sa détermination dans la boxe me rappellent moi-même en tant que jeune footballeur».
Mais, dans ce partenariat, la notion de famille est très importante. «J’ai sponsorisé Mohamed avec un esprit familial. Pour preuve, en 2007, il est devenu champion du monde de boxe française et les artistes DRY et Sexion d’Assaut lui ont composé un morceau de rap dynamique, Mohamed Diaby, ça c’est du lourd, pour son entrée sur le ring. La famille opère donc pour soutenir le frère car convaincue que l’union fait la force… Je me souviens même que le groupe de rap malien, Tata pound, était même présent à Paris pour acclamer notre champion», confirme Dawala.
Sans compter que Mohamed ne manque pas d’atouts et représentent toutes les valeurs recherchées par une entreprise sérieuse. «Le jeune Diaby a beaucoup d’atouts à son actif. Mais, le plus important, c’est son mental à toute épreuve. Il ne monte sur le ring que pour gagner. Il se prépare sérieusement en conséquence. Il faut aussi noter que sa capacité à rebondir après des coups durs est phénoménale. C’est pourquoi, je me rends autant que faire se peut dans les championnats de boxe où il combat. Son intégrité, son investissement dans son sport sans relâche et sa gentillesse sont les valeurs que WATI B prône», reconnait son parrain qui est aujourd’hui un grand passionné du noble art.
«Je suis un passionné de sports en général, Mais, lorsque l’on voit le jeune prodige des gants, Mohamed Diaby, à l’œuvre, croyez-moi, on ne peut devenir qu’accro à la boxe», se défend cet ancien footballeur. En effet, Dawala a débuté au foot à 11-12 ans à «Paris 19e», un club de quartier. Il s’est ensuite retrouvé en division supérieure régionale (DSR) à Bobigny avant de monter en CFA à Aubervilliers et finir en division d’honneur à Saint Denis.
Toute sa carrière footballistique s’est donc déroulée dans la banlieue de Paris. «Sa carrière de producteur et manager le conduit depuis 3 ans à pratiquer le sport, notamment le football pour garder la forme mais surtout le plaisir de jouer», témoigne Mme Madioula Aïdara, amie de Dawala et manager de Mohamed Diaby.

Des ambitions et des projets pour le Mali


Depuis plusieurs années, WATI B de Diawala réfléchit à investir au Mali, notamment dans le domaine du sport. «En 2006, nous avions le projet avec Madioula de faire le premier championnat du monde de boxe à Bamako. A l’époque, nous étions en contact avec Pierre Diakité (paix à son âme) à la veille des Jeux Olympique de Pékin (Chine) en 2008. A l’époque, Mohamed bataillait déjà pour boxer sous les couleurs du Mali. Ce projet de championnat du monde au Mali verra le jour, Inch Allah», espère le franco-malien.
En attendant, ajoute-t-il, «le contexte actuel du Mali, m’a incité à prendre en charges les multiples voyages de Mohamed pour être au top (Cuba, séjour à la montagne…). Actuellement, je travaille avec ce dernier pour investir dans la boxe malienne dans les meilleures conditions. D’ailleurs, Mohamed vient de me présenter, lors d’un dîner à Paris, M. Raoul Diakité qui est l’actuel président de la fédération malienne de boxe afin d’approfondir la réflexion sur un éventuel partenariat».
Au Mali, analyse M. Dawala, «l’insuffisance de sponsoring est un handicap dans la mesure où les retombées médiatiques sont faibles. Mais, il y a toujours des choses à faire. Il faut prendre le temps et surtout se donner les moyens de réussir dans ce domaine». Et comme on peut s’y attendre, il prend son protégé en exemple. «Il faut alors persévérer et Mohamed en est la preuve. De 2006 à 2012, il persévère dans la boxe par amour du Mali et la fierté de défendre les couleurs maliennes. Pourtant, la France, qui est mieux dotée en infrastructures et lui offre plus de visibilité médiatiques (plateau télévision, documentaire pour le faire connaître au plus large public…), ne souhaite pas le voir partir. Maintenant qu’il est dans les rouages du sport malien, tout reste à faire. Il en est conscient et ce défi ne lui fait pas peur», souligne le PDG de WATI B.
Un label surtout connu à travers le groupe de rap composé de jeunes franco-africaines (dont un Malien) : Sexion d’Assaut ! «La Sexion d’Assaut et moi, c’est une aventure extraordinaire. Notre investissement, le travail et la détermination à bien faire nous a permis d’atteindre la MJC (Maison des jeunes à Bercy), le summum pour tout jeune artiste. Et le 26 Novembre 2012 au Casino de Paris, nous avons eu le Prix de la chanson de l’année avec le titre : Avant qu’elle parte. Nous avons vécu tellement de chose ensembles que le terme FAMILLE résume mieux nos liens».
Avec pleins de projets en gestation et fier de sa nationalité franco-malienne, Dadia Diakité espère pour le Mali «la paix ! Rien que la paix» ! C’est la condition sine qua non pour attirer des investisseurs et des labels comme WATI B !
Moussa Bolly
C.C/MJS

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