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Un médecin jeté en prison en Commune VI : ses collègues se mobilisent pour sa libération

Drissa Coulibaly, c’est son nom. Il travaille pour le compte de la clinique Espoir à Faladiè. Il aurait fait une intervention sur une blessée par balles du nom de Ramatoulaye Diarra, sans se référer à la police. Tout est parti du 24 novembre 2016 quand Drissa Coulibaly a reçu un coup de fil de la part d’un de ses collègues médecins lui référant la blessée Ramatoulaye.

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Le jour suivant a eu lieu l’intervention. Le 27 novembre, le promoteur de la clinique, Mamadou Soumaoro et Drissa Coulibaly reçoivent une convocation de la part du commissariat du 10eArrondissement. On leur signifie qu’ils sont convoqués sur ordre du procureur de la Commune VI. Ils y sont soumis à un interrogatoire par rapport à la dame Ramatoulaye. Ils seront ensuite présentés au même procureur le 6 décembre, lequel les a placés sous mandat de dépôt.

Le mardi 27 décembre, le promoteur de la clinique, Mamadou Soumaoro, recouvre une liberté provisoire, mais pas Drissa Coulibaly.

Selon ses collègues du Syndicat des médecins du Mali (Symema), 5 chefs d’inculpation sont retenus contre leur collègue : complicité d’enlèvement, complicité de séquestration, complicité de tentative de meurtre, complicité de détention d’arme, complicité de traitement nuisible à la santé.

Il faut préciser que la dame Ramatoulaye a été blessée par une arme à feu dans un véhicule quand elle se rendait quelque part avec le nommé Abou Diawara. Le sieur Abou Diawara est le propriétaire de l’arme qui a blessé la Ramatoulaye, c’est pourquoi, lui aussi séjourne en prison.

Face à cette situation, les collègues de Drissa Coulibaly du Symema se mobilisent pour qu’il recouvre sa liberté. Une Assemblée générale a eu lieu hier soir à l’hôpital Gabriel Touré. On notait la présence des représentants du Réseau des femmes médecins (RFM) ; de la Fédération des syndicats de la santé, de l’action sociale du Mali.

Pour le moment, la priorité est donnée aux négociations pour une issue à l’amiable. A défaut, le Symema se réserve le droit de déclencher des grèves.

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