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Tripatouillage de la constitution du Mali: Voilà Comment IBK compte s’éterniser au pouvoir au Mali

Tripatouillage de la constitution du Mali:
Voilà Comment IBK compte s’éterniser au pouvoir au Mali

Dans un conseil des ministres extraordinaire tenu à Koulouba le vendredi 10 mars 2017, IBK et son gouvernement ont adopté un projet de loi portant révision de la constitution du 25 février 1992 du Mali.

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Il faut rappeler à tous les maliens que la constitution est la loi fondamentale du pays et elle est à ce titre la mère de toutes les lois qui régissent le fonctionnement de l’état de droit dans notre pays.

Toutes les institutions de la république y prennent leur source et leur mode fonctionnement en matière de prise et d’exercice de pouvoir, qu’il soit du ressort de l’exécutif (président de la république et gouvernement) législatif (assemblée nationale notamment) et judiciaire (cour suprême, cour constitutionnelle).

C’est dans l’esprit de l’équilibre des pouvoirs entre les institutions de la république du Mali que les Maîtres Demba Diallo et autres constituants après la révolution du 26 mars 1991, ont rédigé cette constitution qui n’a jamais été tripatouillée par qui que ce soit depuis 25 février 1992.

Ainsi le mandat du président de la république est fixé par la constitution du Mali à 5 ans renouvelable une seule fois.
Autrement dit personne ne peut faire plus de 10 ans à Koulouba en tant président de la république du Mali.

La constitution du 25 février 1992 reste le seul document qui garantit la limitation du mandat présidentiel dans le temps au Mali.

C’est ainsi, qu’elle est la seule à garantir la pérennité de la démocratie au Mali puisqu’on ne peut plus compter ni sur les partis politiques opportunistes et corrompus ni sur la société civile laxiste et amorphe pour assurer la police de nos institutions et garantir le maintien de l’état de droit au Mali.

L’état de droit suppose la préservation des libertés fondamentales des citoyens maliens parmi lesquelles il faut citer la liberté d’expression, d’association et d’opinion ainsi que la liberté de la presse.

Il garantit l’égalité des maliens devant la loi.

Aujourd’hui au Mali aucune révision de la constitution ne peut être faite sans l’aval du peuple malien consulté par référendum constitutionnel.

Ce que veut faire IBK et son gouvernement c’est de faire une révision constitutionnelle pour que la constitution du Mali soit modifiable par la suite par les députés à l’assemblée nationale et non plus par tous les maliens par référendum constitutionnel comme c’est le cas aujourd’hui.

C’est là où se trouve le piège pour la démocratie malienne car les députés à l’assemblée nationale sont à majorité acquis à la cause d’IBK et de sa famille, car ce sont des députés du RPM, un parti créé et dirigé par IBK qui décide de qui fait quoi au RPM du bureau national de ce parti au plus petit comité de quartier ou de village.

À l’assemblée nationale c’est Issiaka Sidibé qui en est le président, et il n’est autre que le beau père du fils d’IBK, Karim Keita qui est lui même président de la commission défense de cette même Assemblée nationale du Mali car il est député élu dans la circonscription électorale de la commune II du district de Bamako.

Donc modifier la constitution du 25 février 1992 pour permettre à l’assemblée nationale du Mali de pouvoir par la suite modifier à souhait cette même constitution sans plus passer le vote du peuple malien par référendum, est un boulevard ouvert au RPM, à Issiaka Sidibé et à Karim Keita de faire sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels du Mali à deux par personne et la durée d’un mandat présidentiel à 5 ans.

5 ans par mandat et pas plus de deux mandats par personne, c’est la seule manière pour le Mali de ne plus voir quelqu’un comme Moussa Traoré qui a fait 23 ans catastrophiques à la tête de notre pays et qui a mis le Mali dans le trou en bradant toutes les sociétés et entreprises publiques et en inventant la corruption au Mali avec le CMLN, l’UDPM, l’UNFEM et l’UNJM.

Tout le monde voit que de septembre 2013 jusqu’à aujourd’hui IBK et sa famille s’enrichissent sur le dos des maliens.

Aucun problème de développement du Mali ou de sa sécurité n’a été réglé sous IBK.

Il n’y a ni routes, ni électricité, ni eau potable, ni emploi, ni pouvoir d’achat, ni sécurité pour personne au Mali si ce n’est la famille d’IBK et de ses valets.

La grande corruption et le vol des milliards du pays n’a plus de limite au Mali, si jamais la constitution du pays est en plus modifiée pour que les dirigeants voleurs ne soient plus poursuivis par la Haute Cour de justice et qu’ils puissent avoir la possibilité de faire 3, 4, 5 voire 6 à 7 mandats et de transmettre le pouvoir de père à fils, ce serait fini pour la démocratie au Mali.

Je pense qu’il est vraiment temps que les maliens se lèvent pour défendre avec vigueur leur constitution contre les nouveaux aventuriers de Koulouba sinon ils ne pourront s’en prendre qu’à eux mêmes après.

À bon entendeur…

…”Ne Ta Ye Ladili Kan Ye” depuis Paris!

Salut!

 

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