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Toujours à propos du référendum

J’ai souligné les dangers que fait courir la tenue de ce référendum, et à mon avis, il faut tout faire pour l’empêcher, mais uniquement à l’aide de moyens légaux, juridiques ou même sociopolitiques. Nous avons tous été interloqués par l’arrêt de la Cour Constitutionnelle qui rejette le recours de l’opposition et qui n’est pas une décision surprenante pour nous. Malgré les réserves émises par la Cour, qui demande au pouvoir de révoquer ou compléter certains points à ses yeux d’importance mineure, il est difficile d’en tirer le moindre espoir d’une rémission de la Cour ou d’une défiance vis-à-vis du pouvoir, bien au contraire. Car tout laisse entendre que si ces omissions sont corrigées, le gouvernement aura toute latitude pour revenir à la charge sous le regard bienveillant de ses sages amis.

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Seulement pour nous, partisans du non, même s’il est illusoire pour nous d’espérer empêcher juridiquement la tenue du référendum, nous pouvons toujours voir l’exploitation politique à tirer de cette décision qui, sans désavouer le pouvoir en faisant droit à la requête de l’opposition, met cependant le gouvernement et l’Assemblée nationale, qui lui est acquise moralement dans une position gênante et inconfortable car confirmant implicitement tout ce qui a été dénoncé dans cette procédure de révision,  son caractère brouillon, l’amateurisme de ses concepteurs et son déphasage avec les préoccupations des Maliens.

Cet arrêt va faire perdre un temps précieux au gouvernement, et si le camp du non parvient à s’y prendre adroitement, à faire perdre au pouvoir une bonne part de sa crédibilité en démontrant à l’opinion que rien n’a été fait dans les règles de l’art. Nous devons dès lors déplacer le combat du non du cadre judiciaire où le pouvoir sera à terme imbattable vers le cadre sociopolitique pour essayer de marquer le maximum de points auprès de l’opinion et sur ce plan, l’espoir est permis avec un pouvoir qui s’y prend maladroitement et peine à trouver des défenseurs convaincus ou convaincants face à des adversaires pugnaces, combatifs,  convaincus et déterminés, et qui tous les jours donnent l’impression de marquer des points.

Pour une fois, sans dire merci à la Cour Constitutionnelle sur laquelle on pourra difficilement compter, reconnaissons qu’elle nous rend sans le vouloir un sacré service en poussant le pouvoir dans ses derniers retranchements et en lui faisant perdre un temps précieux que le camp du non saura habilement utiliser. Ne nous laissons pas démonter par les cris de victoire, une victoire que j’espère à la Pyrrhus donc sans lendemain que le camp présidentiel se précipitera à vouloir exploiter. Gardons un calme olympien et avançons,  comme aiment le dire certains membres de notre mouvement,  la main dans la main et en synergie avec tous ceux qui partagent nos valeurs à l’intérieur comme en dehors de la plate-forme.

 

Me Kassoum Tapo : «Quelle que soit la grogne sociale autour de cette révision constitutionnelle, le référendum se tiendra»

La salle de réunion du ministère du Commerce a abrité le point de presse habituel du ministre Abdoul Karim Konaté, porte-parole du gouvernement, dont l’objectif est d’expliquer à l’opinion publique nationale et internationale les projets de lois adoptés par le conseil des ministres.

Instauré il y a quelques mois par le gouvernement d’Abdoulaye Idrissa Maïga, le point de presse consécutif au conseil des ministres a eu le jeudi 6 juillet. Le porte-parole du gouvernement, le ministre Abdoul Karim Konaté, avait à ses côtés son collègue des Droits de l’homme et de la Réforme de l’Etat, Me. Kassoum Tapo, et Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Le porte-parole du gouvernement, Abdoul Karim Konaté, a, dès l’abord, détaillé les grandes questions inscrites à l’ordre du jour du conseil des ministres du jeudi 6 juillet 2017. Avant que son collègue des Droits de l’homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo, ne prenne la parole pour s’expliquer sur le renvoi en relecture du projet de loi de la révision constitutionnelle.

Selon le ministre Tapo, il ressort de l’examen du recours déposé par l’opposition parlementaire auprès des neuf sages de la Cour constitutionnelle, une nécessité de relecture du texte par les députés lors d’une session extraordinaire, qui sera convoquée par le gouvernement dans les prochains jours. Et Me. Tapo d’expliquer que s’agissant de la première branche du recours, la Cour constitutionnelle a estimé que l’intégrité de notre territoire n’est nullement atteinte aujourd’hui pour ne pas tenir un référendum. «Quelle que soit la grogne sociale autour de cette révision constitutionnelle, promet-il, il se tiendra».

Pour sa part, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a parlé du sommet du G5 sahel qui s’est tenu à Koulouba ce 2 juillet. Il a souligné que ce sommet a été une réussite totale pour le Mali. Rappelant dans la même foulée que le président français Emmanuel Macron, qui était d’ailleurs l’invité d’honneur du sommet, a fait une contribution de taille en plus de celle de l’Union européenne.

Par ailleurs, le ministre Diop a noté que la force du G5 Sahel comportera 5000 éléments des pays concernés. Elle aura un mandat d’un an, mais renouvelable, a-t-il précisé. Cette force viendra en appui aux autres forces qui opèrent déjà sur le terrain, a déclaré M. Diop. La contribution du Mali, ajoutera-t-il, est de plus de 6 milliards de nos francs. Rappelons que l’état-major général du G5 Sahel sera basé à Sévaré dans la région de Mopti.

Ousmane DIAKITE/Stagiaire

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