Tirs à l’arme lourde de l’armée malienne à 30 kilomètres des jihadistes

Les militaires maliens viennent de donner deux coups de canon aux environs de 16H00 heures (GMT) à partir de Konan en ayant pour cibles les jihadistes se trouvant à 30 kilomètres d’eux dans le village de Gnimignama, cercle de Douentza, contrôlé par les terroristes, ont rapporté lundi à un correspondant de Xinhua des habitants de Sévaré.

Selon les mêmes sources, les jihadistes sont arrivés lundi à Boré (village du ministre malien de l’économie et des finances, Tiéna Coulibaly), situé à 40 kilomètres de Konan, avant de s’installer à Gnimignama qui est à son tour distant de 30 kilomètres de Konan là où se trouve l’armée malienne.

A en croire les mêmes sources, l’attente de l’arme malienne depuis ce lundi matin serait due à des consignes de la CEDEAO selon lesquelles, elle ne doit riposter à moins d’une distance de 30 kilomètres des assaillants.

A noter que la localité de Konan est située à 120 kilomètres de Sévaré (région de Mopti au sud), sous le contrôle de l’armée malienne.

De l’avis d’un observateur averti, la progression des jihadistes  »ne sera plus qu’un mauvais souvenir, car ceux-ci sont à la recherche d’un alibi pour se retirer. Pour se faire, il suffit qu’il y ait une riposte de l’armée malienne ».

En attendant cela, il est à signaler que la progression des islamistes du MUJAO (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest), d’Ançar Dine et d’AQMI vers le sud a créé un véritable état de psychose au sein de la population locale ces dernières heures.

De nombreux habitants (Douentza, Bandiagara, Sévaré, entre autres) convergent de plus en plus vers la capitale malienne et d’ autres villes du sud.

A en croire certaines sources, l’affrontement risquerait d’être grand ce lundi soir entre les militaires maliens et les jihadistes.

Par ailleurs, il est à noter que ces affrontements entre les deux camps interviennent à 72 heures (soit le 10 janvier prochain) des négociations devant se tenir à Ouagadougou ( Burkina Faso, pays du médiateur de la CEDEAO, le président Blaise Compaoré), pour la gestion de la crise sécuritaire qui sévit dans le nord du Mali.

BAMAKO (Xinhua) / Lundi 7 janvier 2013 | 20:02 UTC