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Something is happening at Bamako

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Something is happening at Bamako

“Something is happening at Bamako” pour ceux qui ne connaissent pas la langue de Shakespeare cela veut dire que “Quelque chose se passe à Bamako”.

Le jeudi 03 août 2017, Mohamed Youssouf Bathily, un jeune chroniqueur et activiste malien qui se fait appeller RAS BATH ou RASTA, depuis peu, dans le viseur du régime incapable d’IBK, était de retour à Bamako après une tournée d’information en Europe sur les actions de son Mouvement le CDR et pour la lutte contre la révision constitutionnelle controversée du régime incapable et inutile d’IBK.

En regardant les vidéos filmées en direct sur Facebook, son accueil à Bamako par des dizaines de milliers de jeunes enthousiastes m’a rappelé l’accueil réservé aux aigles du Mali de la bande de Frédéric Kanouté et Mahamadou Diarra, Djila et Seydou Keita après avoir atteint les demi-finales de la coupe d’Afrique des nations en Tunisie 2004.

Mais Rasta, n’est ni star de football ni star de Basket-ball, ni Koffi Olomidé, ni Extra Musica, ni Kassav, ni autres artistes ou groupe d’artistes de renom.

Il n’est ni chef de parti politique, ni Pape, ni “leader religieux” ni Usain Bolt.

Mais pourtant il rassemble autant de monde que ces stars ou personnalités sinon plus qu’eux.

La raison est, qu’après les tentatives de musèlement de Rasta par le régime incapable d’IBK et sa justice Manassa Dagnokoïsée, les jeunes maliens qui croupissent au chômage longue durée par millions, ont pris conscience de l’importance de la parole de Rasta et des thèmes qu’ils abordent.

Puisque Rasta n’est star que par la parole qu’il distille à travers les ondes et l’Internet soit en meeting soit en interview soit en vidéos thématiques postées sur Facebook, il a constitué en Afrique et dans le monde un précieux réseau de fans et d’inconditionnels soifs de la vérité et qui sont très à venir s’abreuver dans les sources d’eau douce de Rasta.

Mais Dicko et Haidara qui se disent “leader religieux” ont aussi la parole comme moyen de communication de masse, ils remplissent des stades depuis belle lurette.
Mais eux, ils nous disent que leurs paroles c’est la parole de Dieu.

Ils sont très populaires aussi mais commencent vraiment à s’inquiéter de la montée en puissance de Rasta tout comme le pouvoir incapable et inutile d’IBK.

Cela peut expliquer les accrochages par médias interposés de Rasta et de certains “leaders” dit religieux au Mali.

La parole publique est aussi l’outil des griots, des avocats et des journalistes.

Mais ni Tata Bambo Kouyaté, ni Ami Koita, ni Magatte Saye, ni Kassoum Tapo, ni Sidiki Konaté, ni Gaoussou Drabo ne peuvent par la parole publique mobiliser comme Rasta l’a fait le jeudi 3 Août à Bamako.

Il y a quelque chose qui se passe à Bamako, “something is happening” comme le disait Obama lors de la soirée électorale des primaires démocrates du New Hampshire perdue contre Hillary Clinton en janvier 2008.

Obama avant de sortir son fameux “Yes we can” le même soir, dans le même discours devant ses fans de l’Etat du New Hampshire disait que quelque chose se passe en Amérique quand il voit de longs files de sympathisants qui rejoignaient sa candidature à travers toute l’Amérique. (Voir vidéo ici https://youtu.be/Fe751kMBwms).

De la même manière, quand j’ai vu l’enthousiasme des jeunes maliens blottis sur des motos impossibles ou tapis le long de l’avenue qui mène à l’aéroport de Bamako Sénou, pour la plupart au chômage et laissés pour compte par le régime incapable d’IBK.

J’ai compris que quelque chose se passe à Bamako.

Mais attention je ne dis pas que Rasta est Obama ou que Rasta se présente aux élections prochaines au Mali.

D’ailleurs interviewé sur l’esplanade du quartier de La Défense à Paris par Elijah de Bla de RP Média (par RP comprenez Rebelles Pacifiques) Rasta disait qu’il n’a pas une ambition électoraliste pour diriger mais qu’il fait de la politique pour aider son pays.

Donc calmons le jeu et récapitulons.

Les jeunes maliens voient en Rasta un espoir qu’ils ne trouvent ni aux dirigeants du pays ni aux politiciens ni aux chefs religieux quels qu’ils soient.

Ils lui font confiance en masse plus que les hommes de droits professionnels et les journalistes de métiers ou plus qu’aucun autre professionnel de la parole publique.

Cela est un événement qu’il faut noter et souligner et qui peut être interprété comme une réelle prise de conscience citoyenne de la jeunesse malienne désabusée par une gouvernance chaotique du pays depuis des décennies, pour réclamer avec virulence plus de bonne gouvernance au Mali.

Mais diable pourquoi aucun journal ou média malien ne parle pas de ce phénomène du jeudi 03 août 2017 à Bamako?

De deux choses l’une: soit ils n’ont rien remarqué alors ils sont vraiment handicapés soit ils font la politique d’Autriche et le dénis de réalité.

Dans les deux cas ils risquent de rater le début de se qui se passe à Bamako.

Nous en reparlerons!

Salute.

 

Source: Kassin

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