Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne

Situation tendue à Kidal : Quand la MINUSMA et SERVAL demeurent complaisants et complices…

Des soldats de la Minusma, le 1er juillet à Bamako. | REUTERSDans le cadre de la réunification et de la restauration de l’intégrité territoriale du pays les maliens veulent voir leur militaire circulé librement à Kidal sans avoir l’armée française et la MUNISMA à leurs cotés et que le MNLA se retire définitivement de la localité. Le week-end dernier, une délégation gouvernementale a essuyé des jets de pierres de populations qui avaient tenté dans un premier temps d’empêcher l’atterrissage de leur appareil. C’est dire la gravité de la situation dont seules la MINUSMA et SERVAl seront les vrais responsables pour avoir refusé de s’exécuter conformément aux accords de Ouaga que le gouvernement de Transition a été contraint de signer. Lisez l’analyse de Bréhima Traoré.

C’est  dans le cadre de l’unification et la libération du Mali que nos militaires se doivent obligatoirement de rentrer à Kidal, pour la libération totale de cette Région. Après les vols, les viols et les exactions commises par les éléments du MNLA, le nouveau Gouvernement et le lapidage le week-end dernier d’une délégation gouvernementale, doit prendre ses responsabilités et  passer à la vitesse supérieure pour résoudre cette récurrente question de Kidal le plus vite que possible. « N’oublions pas que c’est cette rébellion qui est à la base de tous ces problèmes que traversent notre pays aujourd’hui », fait remarque un élu du nord.

 

Les accords de Ouaga

Selon nos informations, les accords de Ouagadougou clarifiaient le cantonnement des rebelles touaregs qui pavanent librement en ville pendant que nos forces armées sont cantonnées. Dans ce contexte, la France et l’Onu devrait demander au MNLA de déposer les armes et els cantonner leurs combattants. Personne ne lève le petit doigt. Même à Bamako, tout le monde demeure muet pendant ce temps, les rancœurs se ravivent dans certains salons feutrés de la capitale.

 

« A cet effet, il faut craindre le pire si les nouvelles autorités ne prennent pas leurs responsabilités », remarque un observateur avisé. Pour éviter un clash qui n’est plus évitable à l’allure où évoluent la situation, la MINUSMA et SERVAL doivent agir vite », conseille un député de la région.  Cela dans les prochains jours et dans un bref délai pour que les maliens ne perdent la patience.

 

D’ailleurs, le sentiment anti français et anti MINUSMA commence à gagner les rangs. Surtout chez les jeunes. « Le Mali ne sera jamais el Soudan. Ce sont les mêmes cols blancs qu’on nous a envoyé ici pour réussir le même coup de Jarnac. Ils seront surpris car, nous préférons mourir que de voir notre pays dépecer de la sorte », martèle M. Camara, jeune diplômé. « La population de cette région n’attend que la libération  totale puisqu’ayant marre de ces bandits qui occupent illégalement cette partie du septentrion malien » dit ressortissant de Kidal.

 

Dans les jours à venir le Gouvernement malien et son nouveau Ministre de la Défense, Soubmeylou Boubèye Maiga, un ancien revenant à ce poste  seront devant l’histoire par ce que leurs décisions sont attendues et décortiquées dans cette affaire qui suscite beaucoup de passion et de débat dans le pays. Il faut craindre même dans les jours à venir des marches de soutien et de dénonciations des comportements de SERVAL et de MINUSMA à Kidal et sa région.

 

Pour se faire, le Nouveau Gouvernement ne doit pas céder devant la pression internationale sur ce dossier. IL doit faire tout pour réunifier la région de Kidal qui se trouve isolé des autres régions du nord afin que la libération et la restauration totale de l’intégrité territoriale du Mali soit une réalité. Et surtout faire en sorte que l’accord de Ouagadougou ne soit pas comme celui d’Alger qui est à la base de tous ces problèmes.

 

 

La sournoiserie de la Mauritanie, de l’Algérie et autres valets de la France

Ce qui se passe à Kidal et dans sa région, avait été dénoncé par la presse et  les forces vives de la Nation. De nos jours, les gars du MNLA et leurs supplétifs mettent la pression sur le nouveau pouvoir afin de réussir leur rêve qui semble être appuyé par certaines puissances et non les moindres.

 

De nos jours, remarque un cadre de Tombouctou, nous ne comprenons pas l’intox de RFI qui est devenue du coup une radio de propagande et tendancieuse au profit du MNLA. Elle amplifie la situation de Kidal afin de démoraliser nos troupes et galvaniser l’ennemi qui est frappé d’un mandat d’arrêt international pour crime de guerre ». « Le Mali ne sera jamais divisé parce qu’on ne nous a pas aidé à le créer. Nous sommes prêts à nous battre pour empêcher ce complot. Pourquoi nous, pourquoi pas la Casamance ?

 

Il n y aura point d’autonomie pour cette région car, nous n’allons pas trahir nos frères maliens qui ont refusé ce coup et sont restés avec la Nation : arabes, Touaregs, Sonrhaï, Dogon, Peulh? », martèle Ousmane Koné, fonctionnaire doublé de sa casquette d’homme politique. « Nous ne comprenons pas et n’allons jamais comprendre les comportements de la Mauritanie qui acceptent héberger ces bandits et els protègent. Les derniers évènements de Foïta le prouvent. Comment dans ce contexte veut-elle venir intervenir chez nous?

 

Que comprendre l’attitude de l’Algérie qui refuse à nos forces armées de venir poursuivre des bandits sur son territoire et nous berne avec ses maigres dons au nom d’un prétendu don humanitaire ? Tout cela n’est que foutaise et insulte à notre égard. Le ridicule ne tuant pas pour ces pays cités, en tout cas, à chacun son tour chez le coiffeur », poursuit notre interlocuteur.

 

En tout cas, la situation à Kidal est délétère comme nous l’avons signalé dans notre dernière livraison. Il urge que les nouvelles autorités s’assument puisqu’elles auront l’aval et le soutien du peuple malien qui a été assez humilié de la sorte.

 

  Bréhima Traoré

Source: Mali Demain

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Finance