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Signature de convention avec la mairie de la Commune IV du district de Bamako : l’ONG EED au chevet de la population

Le développement socio-économique d’un pays nécessite l’implication de tous les acteurs étatiques ou non étatiques. Des pays en voie de développement comme le nôtre en a toujours besoin, surtout quand il s’agit du développement de certaines zones notamment à travers certains axes prioritaires comme la santé, l’éducation et l’agriculture.

Ces axes fondamentaux sont inscrits au cœur des actions de l’ONG «Ensemble pour l’espoir et le développement » (EED) et sont en réalité devenus son cheval de bataille. 

Pour étendre son champ d’intervention, l’EED vient de signer une convention de partenariat avec la mairie de la Commune CIV du district de Bamako, le samedi 9 Juin 2018 dans les locaux de ladite mairie. L’objectif essentiel de l’ONG à travers cette convention est d’initier la formation de recyclage des matrones et des accoucheuses traditionnelles par les gynécologues obstétriciens du CS-REF de la Commune IV de Bamako pour une durée de 4 mois dont  chaque groupe de 5 personnes sera formé pendant deux mois.

La cérémonie de signature de cette convention a d’abord été marquée par la présentation de l’EED aux participants à travers sa création, ses objectifs principaux, les actions posées dans le territoire d’intervention notamment dans les zones rurales uniquement en Mauritanie (Grogol et Guidimakha) et au Mali (Guidimakha). Les actions en perspectives envisagées par l’ONG, se sont aussi invités au cœur des échanges lors de cette cérémonie qui marque le début d’une franche et fructueuse collaboration et de cadre de partenariat avec la mairie de la CIV. Parlant de l’ONG, Dado Camara, vice-présidente du pôle Santé de l’EED en France, représentant le président, a d’abord fait une large présentation de l’EED à travers ses différents domaines d’intervention.

Selon elle, «Ensemble pour l’espoir et le développement » (EED) qui fut créée en avril 2015 en île de France, est une ONG de la solidarité internationale qui rassemble les citoyens de tous horizons autour de ses missions et valeurs de solidarité en faveur des couches démunies de certaines zones reculées de la Mauritanie et du Mali. Pour ce faire, expliqua Dado Camara, « l’EED met en place un programme de développement et de solidarité internationale qui a pour objectifs de mobiliser leurs propres ressources techniques, intellectuelles et économiques pour contribuer à l’amélioration des conditions de ses bénéficiaires au Mali et en Mauritanie. Le programme vise également à fédérer l’ensemble des membres autour d’engagements communs de solidarité et de mutualisation pour un véritable développement endogène ».

Quant aux domaines d’intervention de l’EED au Mali et en Mauritanie, Dado Camara indiqua que leurs actions se focalisent pour l’instant autour de trois (3) volets essentiels dont la santé, l’éducation et l’agriculture. Au niveau de la santé, l’ONG favorise l’accès aux soins de qualité pour tous avec le Dispositif aide médicale (DiAiMe). Sur le plan de l’éducation, le programme consiste à réduire l’exclusion scolaire pour redonner du sens à l’école et améliorer la vie scolaire des enfants à travers la construction des cantines scolaires pour permettre à chaque enfant d’accéder à des nourritures à l’école. Quant à l’agriculture, l’ONG entend aider les agriculteurs à passer d’une agriculture traditionnelle, au développement des filières professionnelles et organisées. Du côté de la France où le siège se trouve, l’ONG favorise à travers des dispositifs d’accompagnement l’intégration socio-économique des populations issues de l’immigration.

A en croire Dado Camara, la zone d’intervention choisie est loin d’être fortuite, puisqu’à la frontière du Mali et du Sénégal, le Guidimakha est une exception car il est à cheval entre les trois pays et s’étend de part et d’autre du Mali et de la Mauritanie avec une principale source de revenue de la population basée sur l’agriculture et d’autres activités annexes comme l’élevage, l’artisanat et le petit commerce.

Des jalons posés

Dans le cadre de l’accompagnement de la qualité et l’accès aux soins par le renforcement des compétences, l’EED a contribué à la formation continue du personnel médical et paramédical des territoires d’intervention qu’elle œuvre. « 3 sages-femmes du village de Selibaby ont été formés par l’EED afin de répondre de manière durable à la problématique du désert médical qui impacte fortement les zones rurales », nous précisa Dado Camara dans son exposé. A ceux-ci s’ajoutent d’autres dispositifs de prise en charge totale des prestations médicales pour les populations les plus pauvres, notamment la prise en charge des frais de pharmacie pour 3600 bénéficiaires. Sur le plan de l’éducation, la création des cantines scolaires dans les écoles des différents territoires d’intervention a été rendu possible grâce aux efforts de l’ONG l’EED.

2600 enfants ont bénéficié des avantages de la cantine scolaire, dont la 1ère a été inaugurée à Boully (Mauritanie). L’EED a également mis en place un dispositif de voyage scolaire et d’échange interculturel, depuis 2016, notamment en partenariat avec la ville d’Aubervilliers (France) et cela avec le soutien de plusieurs organismes privés et publics.

Gaoussou Kanté

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