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Sécurité routière dans l’espace CEDEAO: le Mali rend hommage à ses victimes

Célébrée le 8 mai de chaque année, la commémoration de la Journée nationale de l’Organisation pour la sécurité routière en Afrique de l’Ouest (OSRAO) a été décalée, cette année, avec quelques jours de retard pour des raisons d’agenda du ministre des Transports. Ainsi, hier jeudi, l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), en partenariat avec le Conseil national de la sécurité routière, a commémoré l’événement sur le thème : « Ralentissez pour sauver des vies », à travers une marche funèbre, en hommage aux 541 tués sur la route dont 121 pour excès de vitesse, en 2016.

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La marche est partie du Centre hospitalier universitaire Gabriel TOURE pour prendre fin dans l’enceinte du ministère de l’Équipement et du désenclavement, à Dar-Salam où une Déclaration lue par Mlle Bassa Badiallo SOW, présidente du Parlement des enfants, a été remise au ministre des Transports, Me Baber GANO, en présence de celui de la Santé et de l’hygiène publique, le Pr Samba Ousmane SOW ; du représentant de l’OMS au Mali, le Dr Massamou SACKO ; du secrétaire général du ministère de l’Équipement et du désenclavement, Makan Fily DABO ; de la directrice de la Cité des enfants, Mme Amina CISSE ; du directeur général de l’ANASER, Mamadou Sidiki KONATE, et des responsables de l’ANASER.

Les objectifs de l’OSRAO
Les marcheurs, constitués d’enfants, étaient habillés en rouge (symbolisant les 121 tués d’excès de vitesse) et en noir (symbolisant les 420 autres tués pour d’autres causes), soit un total de 541 victimes de la route.
La journée de l’OSRAO a pour but d’harmoniser les politiques nationales en matière de sécurité routière des pays membres de la CEDEAO. Toute chose qui peut se justifier par le fait que les pays ont les mêmes problèmes de sécurité routière. En effet, l’idée d’organiser une journée dédiée à l’OSRAO est née de la volonté des pays membres de la CEDEAO à fédérer leurs efforts et actions en vue de combattre l’insécurité routière, devenue un fléau mondial.
Ainsi, le Mali, en tant que membre fondateur de l’Organisation sous régional depuis la 1re assemblée générale, tenue à Bamako les 3 et 4 novembre 2008, s’est engagé à faire de la lutte contre l’insécurité routière un combat d’envergure nationale.
La commémoration de la journée OSRAO est une recommandation de la 5e Assemblée générale de l’organisation, tenue du 14 au 18 octobre 2013 à Ouagadougou (Burkina Faso) à laquelle, le Mali a pris part. En effet, c’est lors de ces assises qu’il a été décidé d’organiser le 8 mai de chaque année une journée de la sécurité routière pour surtout amener les États de l’espace CEDEAO à s’intéresser davantage aux questions de sécurité routière.

Les messages de sensibilisation
Dans son message à la nation, livré lundi dernier, sur l’ORTM, le ministre des Transports, Me Baber GANO, a rappelé qu’au Mali, 5532 accidents corporels ont été recensés en 2016 ayant occasionné 541 tués.
L’excès de vitesse, a-t-il fait savoir, représente la 1re cause de ces accidents avec 121 tués, suivi du non-respect de la priorité avec 74 tués.
Or, a-t-il souligné, la vitesse est limitée sur l’ensemble du réseau routier. Le Code de la route prévoit 50 km/h dans les villes et traversées d’agglomération et 90 km/h en rase campagne.
En outre, a-t-il expliqué, la vitesse doit être adaptée non seulement aux conditions météorologiques à savoir la pluie, le brouillard, la poussière, mais aussi à l’état de la route et à la densité du trafic.
Quant au choix du thème, il se justifie par le fait que l’excès de vitesse constitue de nos jours l’un des facteurs aggravants des accidents de la circulation routière.
À ce propos, le message du ministre Me GANO aux usagers, à savoir : « l’augmentation de la vitesse ne permet pas un gain de temps, mais augmente les risques d’accidents et leur gravité » et le slogan cher à l’ANASER selon lequel : « vaut mieux arriver en retard que d’arriver dans un corbillard » traduisent l’ampleur du fléau qui a atteint des proportions inquiétantes.

Les inquiétants chiffres
Il ressort du message des enfants que les accidents de la circulation routière constituent « la 1re cause de décès des jeunes de 15 à 29 ans ; 2e cause de décès des enfants de 5 à 14 ans ; la 3e cause de décès des adultes de 30 à 40 ans ». Selon le même message, 60 % desdits accidents concernent les jeunes et 80 % impliquent les engins à deux roues.
Par ailleurs, les enfants réaffirment leur soutien indéfectible à accompagner les autorités du pays pour inverser cette tendance ; encouragent l’application dans toute sa rigueur de la réglementation en matière de sécurité routière.
En réponse, le ministre des Transports a remercié les marcheurs pour ce geste citoyen de lutte contre l’insécurité routière.
Pour lui, la discipline et la courtoisie qui ont été l’empreinte de cette marche cadrent bien avec le thème du jour, à savoir : « Ralentissez pour sauver des vies ».
Il dit mesurer la portée des messages à lui adressés. Il a réitéré sa disponibilité à œuvrer pour la promotion de la sécurité routière sur toute l’étendue du territoire national ; cela conformément à la vision du Président IBK.
Les statistiques évoquées inquiètent ô combien la lutte contre l’insécurité routière est un combat de longue haleine et nécessite l’implication de tous ; mais surtout l’engagement de tout un chacun à œuvrer inlassablement à la diminution significative du nombre de victimes sur nos routes.
Le ministre a invité les usagers à la prudence, la tolérance et la courtoisie sur la route.
Pour sa part, le ministre de la Santé s’est dit inquiété par les chiffres avancés.
« En tant que médecin et statisticien, il s’agit là des données collectées de façon passive ; c’est-à-dire qui ne représentent que le nez et les oreilles d’un hippopotame sous l’eau, car on n’a pas toutes les données. Donc, ces données ne sont qu’une sous-estimation du nombre exact de victimes de la circulation routière », dira le ministre de la Santé.
Le ministre Pr SOW a avoué que déjà ces données sont inquiétantes et l’insécurité routière constitue de nos jours un vrai problème de santé publique auquel des solutions doivent être trouvées.

Par Sékou CAMARA

 

Source: info-matin

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