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RPM-ADEMA : une Alliance d’intérêts réciproques

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  • Beaucoup de Maliens croyaient que la mise en place des « Autorités intérimaires » serait le début de la résolution de la crise commencée en 2012. Si certains journaux saluent le retour de l’Administration à Kidal, d’autres sont plus réservés à cause des couacs observés dans la cérémonie d’installation.
  • « Kidal : Victoire symbolique pour la Paix», titre ce jeudi Info Matin. Le quotidien écrit en substance : « Depuis mai, c’est la deuxième fois, après le ministre de l’Énergie et de l’eau, Malick Alhousseini, en novembre, qu’un officiel de notre pays a pu mettre les pieds à Kidal, la huitième région administrative du Mali. Le pas a été franchi avant-hier mardi, à la faveur de la cérémonie d’intronisation du président de l’autorité intérimaire, Hassane Ag Fagaga. L’évènement, d’une portée historique, marque le début d’un retour à la paix dans notre pays. Notabilités et autres acteurs de ce processus se réjouissent de cette avancée, marquée par l’ensemble des signataires ». Le quotidien poursuit en écrivant que « l’essentiel pour les Maliens, qui ont cru et qui continuent de croire en la capacité de dialogue, la résilience de notre pays, est que cet acquis arraché par le dialogue soit là ».
  • Nouvel Horizon, lui, titre : « Installation des autorités intérimaires à Kidal : Est-ce la fin de la guerre ? » Après la mise en place effective du MOC et le début des installations des Autorités intérimaires, le quotidien estime que « Le timing ainsi observé dans la succession des évènements, laisse croire que c’est la fin de la guerre ».
  • Si le journal 22 Septembre ne remet pas en cause la paix qui se profile malgré tout à l’horizon, il note, non sans appréhension, que « les drapeaux malien et azawadien cohabitent» lors de l’installation des Autorités intérimaires à Kidal et ne comprend pas que « le chef de la délégation malienne a toléré la présence du drapeau de la fantomatique République de l’Azawad ». Pour le journal, cela constitue « Une véritable provocation qui aurait due (sic) faire échouer l’évènement du jour ». 22 Septembre, qui semble particulièrement remonté, explique que « Ce n’est pas tout » car, souligne-t-il, « Le drapeau malien, comme convenu, n’a pas été hissé dans le ciel Kidalois ». Et le journal de poser cette question qui taraude tous les esprits : « Pour combien de temps cette situation incompatible va durer ? ». Par finir, le Bihebdomadaire fait contre mauvaise fortune bon cœur en écrivant que « Malgré tout, il faut reconnaître que c’est une étape décisive qui vient d’être franchie pour le retour, à Kidal, de l’autorité de l’État, totalement absente depuis la visite douloureuse de Moussa Mara, alors Premier ministre, chef du gouvernement ». Après tout, se dit le journal, c’est «Un signe d’espoir pour la paix et la réconciliation puisque dans l’autorité intérimaire, il y a les représentants de l’État, ceux de la plateforme ainsi que la CMA ».

 

  • L’Essor consacre sa une du jour aux soldats du feu en titrant : « Journée internationale de la Protection civile : Ensemble face aux catastrophes». Le quotidien national faisant le bilan de l’année 2016 rapporte que « les unités de la Protection civile ont effectué 14 972 interventions au cours desquelles 936 morts et 21 389 blessés ont été enregistrés avec une prédominance des accidents de la circulation au nombre de 12 343 ». Pour le colonel Seydou Doumbia, DG de la Protection civile, que cite le journal, l’objectif de cette journée « consiste à attirer l’attention du public sur le rôle de la protection civile dans la vie quotidienne des populations et à sensibiliser les populations sur les mesures à adopter en cas de catastrophes », d’autant plus que, précise-t-il « nul n’est à l’abri des catastrophes et nul ne peut y faire face tout seul de manière efficace. Car, ajoute-t-il, Une catastrophe peut anéantir dans un laps de temps les résultats de plusieurs années de développement ». C’est pourquoi, explique-t-il, la meilleure arme pour la protection civile demeure « la prévention et l’atténuation des impacts des catastrophes » en travaillant « en amont des menaces afin qu’il y ait moins de victimes et moins de dégâts matériels » d’où « la nécessité d’enclencher une solidarité collective autour de son service dans la lutte contre les catastrophes de toute nature ».

 

  • «Présidentielle de 2018 : Une fusion RPM-ADEMA pour conjurer un choc fratricide IBK-Dioncounda ? », telle est la question que pose à la une L’Indépendant au sujet de l’éventuelle candidature de l’ancien Président Dioncounda Traoré en 2018. Le quotidien explique que « Lors de la rencontre entre le RPM et l’ADEMA-PASJ, au siège des abeilles, le 16 février, le 2ème secrétaire politique du parti du tisserand, non moins Directeur de Cabinet du président de la République a évoqué la piste de la fusion des deux plus grandes formations politiques de la majorité présidentielle en suggérant même un nom, le « RPM-PASJ ». Le journal, citant « un haut responsable de la Ruche » rapporte que « La question est aujourd’hui en ˝discussions avancées˝ ». Cependant, L’Indépendant assure que « Professeur Dioncounda Traoré a confié à ses proches qu’il ne veut pas être candidat, surtout face à son jeune frère IBK ». Et le journal de citer un député de l’ADEMA qui affirme que «Si le parti le sollicite pour cette mission, il ne refusera pas. D’ailleurs, précise-t-il, Dioncounda n’a jamais été candidat à quoi que ce soit. C’est le parti qui le met en mission et, en bon militant, il accepte toujours ». Il semble cependant qu’une éventuelle candidature d’un militant de l’ADEMA est comme « un épouvantail » face à IBK car, estime un élu, « Notre parti n’a pas été respecté durant ce quinquennat finissant. Comment comprendre qu’aucun président d’institution n’est aujourd’hui de l’ADEMA alors que nous sommes le premier allié de la majorité présidentielle ? ». En tout cas L’Indépendant croit que « cette menace de compétir (sic) face à IBK à la présidentielle 2018 semble porter ses fruits. Les premiers responsables du RPM ont fini par comprendre qu’avec leur parti et les autres alliés, le pari de faire gagner IBK dès le premier tour à la présidentielle 2018 pourrait être difficile à réussir ». Affaire à suivre donc.

 

  • Les Échos titre ce matin : « Cent cages flottantes aux pêcheurs de Sélingué». Le quotidien de Jamana rapporte que « Cette remise s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’un engagement que le président Ibrahim Boubacar Keïta avait pris vis-à-vis des pêcheurs lors de la 12è édition de la Journée du paysan tenue à Baguinéda en mai 2016. Il était question, précise le quotidien, d’insérer les pêcheurs dans le programme d’installation des cages flottantes du projet présidentiel d’intensification de la pisciculture afin de permettre leur reconversion en pisciculture ». Les Échos précise que chaque kit est composé entre autres d’une cage flottante de 144 m3 avec accoudoir, de 13 000 alevins, de 3,5 tonnes d’aliments poisson granulés et des produits de traitement du poisson ». La bonne nouvelle vient du ministre Nango Dembélé qui affirme que « d’importants moyens sont mobilisés pour poursuivre la même expérience dans d’autres localités du pays ».

La rédaction 

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