Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne

Réunions de Printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale : LE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE DE L’AFRIQUE AU CŒUR DES ÉCHANGES

Le ministre de l’Agriculture saisira l’occasion pour partager la position et la vision de notre pays, en matière de développement agricole et présenter les besoins de financement du Mali face aux défis de son émergence.

kassoum denon ministre agriculture boubou cisse ministre economie finances reunion conference printemps fonds monetaire international fmi

Notre pays participe, depuis hier, aux réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Washington. Cette rencontre annuelle réunira, cette année, plus de 1.000 représentants de gouvernements, de la société civile, du secteur privé, des médias et des milieux universitaires.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, et son homologue de l’Agriculture, Dr Nango Dembélé, prennent part à cette importante réunion. Ils sont accompagnés, à l’occasion, d’une forte délégation de responsables de projets structurants du ministère de l’Agriculture bénéficiant des financements de la Banque mondiale et d’autres institutions internationales d’appui au développement.

A Washington, la délégation ministérielle, en plus des réunions du printemps, participera à la Conférence internationale de haut niveau sur le thème « Un monde sans faim – L’avenir du monde rural », qui traitera de l’importance des investissements pour l’avenir des zones rurales en Afrique. Ce qui permettra à notre pays de discuter et étudier avec ses partenaires des moyens à utiliser pour accroître les investissements publics et privés dans les infrastructures agricoles et renforcer l’harmonisation entre les initiatives existantes et les nouveaux projets en matière de développement agricole.

Pour le nouveau ministre de l’Agriculture, Dr Nango Dembélé, l’une des grandes options du président Ibrahim Boubacar Kéita, concerne l’Agriculture qui est un secteur qui se modernise et se transforme. « Et mon département, évidemment, s’attache à la réalisation de cette transformation qui se veut à la fois qualitative et quantitative. Nous devons, en cela, adapter les productions à la vocation des diverses natures de sol et de climat. La production doit être orientée par des débouchés intérieurs d’abord qui, sous l’effet d’une meilleure production, marquent un déplacement vers un accroissement des quantités produites, débouchés extérieurs ensuite pour conquérir des marchés. C’est un des objectifs prioritaires du gouvernement », analyse-t-il.

Selon le patron du département de l’Agriculture, l’analyse diagnostique du secteur agricole au Mali fait clairement ressortir que malgré les atouts et potentialités dont il dispose, il est encore confronté à un certain nombre de contraintes et de difficultés. Elles se résument à la prédominance de petites exploitations qui desservent les investissements, les filières de production végétale, animale et halieutique pour la plupart non organisées et confinées dans une situation de faible productivité et de très faible compétitivité. « De nombreuses réformes initiées pour améliorer les performances du secteur agricole ont permis de faire émerger plusieurs catégories d’acteurs pour la prise en charge de certaines fonctions d’appui à la production. Elles sont, cependant, limitées par la faible capacité des structures des ministères de l’Agriculture et de l’Elevage et de la Pêche à assumer toutes leurs fonctions, le faible professionnalisme des acteurs du secteur et l’insécurité foncière agricole. Toutefois, on retient globalement de la problématique de développement du secteur rural, qu’il constitue une source majeure de croissance pour le pays, voire la plus importante » a-t-il indiqué.

Pour le Dr Dembélé, au regard de cette problématique, il se dégage des enjeux, des défis et des objectifs clairs pour la concrétisation de la vision du président de la République à savoir « faire du Mali une puissance agricole dynamique à l’horizon 2018, compétitive, respectueuse de l’environnement, créatrice de richesses et répondant aux besoins de développement économique et social de la population ». Cela, à travers la couverture des besoins alimentaires et nutritionnels de la population, le développement d’une agriculture familiale et industrielle à travers les différentes filières agricoles (riz, coton, maïs, sésame etc.), et la promotion de l’accès des agriculteurs à des intrants et équipements abordables et appropriés.

Cependant, concède-t-il, l’amélioration de la production, de la productivité et de la compétitivité du secteur en prenant en compte le changement climatique ainsi que la clarification des responsabilités et capacités de l’Etat et la mobilisation de capitaux nécessaires aux investissements est une priorité absolue. Face à cette situation, le Mali avec ses partenaires au développement, dont la Banque mondiale, a entrepris la mise en place d’un cadre institutionnel et juridique, ainsi que des projets et programmes à même d’accompagner la transformation en profondeur de son Agriculture.

Pour le ministre de l’Agriculture, ces Assemblées du printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI seront l’occasion pour notre pays de partager la position et la vision du Mali sur les enjeux de l’économie mondiale et présenter les besoins de financement du pays face aux défis de son émergence à l’horizon 2018. « Lors de ces réunions, les perspectives et les défis de notre agriculture seront examinés, à l’effet de proposer des politiques économiques et des mesures structurelles à mettre en œuvre pour le développement agricole et l’essor économique de notre pays. Et les axes de stratégie opérationnelle du secteur agricole malien s’articulent autour de la modernisation agricole, de la promotion et la diversification des filières agricoles, de la promotion de l’irrigation de proximité, de la promotion des grandes exploitations/entreprises agricoles, de la mise en place d’un mécanisme de financement de l’Agriculture pour assurer mieux l’autosuffisance alimentaire », a indiqué Nango Dembélé. Le séjour de la délégation malienne s’annonce donc riche en discussions.

(CCOM
Ministère de l’Agriculture)

 

Source: essor

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct