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Rencontre IBK-classe politique: les partants et les hésitants…

Figurant sur la liste des partis politiques devant être reçus en audience à Koulouba par le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, pour la réception de la copie de l’avant-projet de constitution, hier jeudi 11 avril, la CNAS-Faso-Hère de Soumana SAKO, alias Zou, et l’Alliance pour le Mali (APM-Maliko) de Modibo KADJOKE, mais invité au nom de l’Alliance Pacte Malien pour la Refondation, nous ont livré leur position par rapport à leur présence à Koulouba, quelques heures avant leur rendez-vous (à 19h). En ce qui concerne YELEMA, nos tentatives de joindre les responsables du parti sont restées vaines. 

La Convention nationale pour une Afrique solidaire (CNAS-Faso Hère) par la voix de son président d’honneur, le Dr Soumana SAKO, que nous avons joint, dit avoir été contactée par téléphone par le secrétaire général de la présidence de la République. Toutefois, précise-t-il, au moment où il nous parle (14h30), contrairement aux partis invités qui auraient reçu leur invitation, la CNAS-Faso-Hère n’a reçu aucune correspondance.

Le Dr Soumana SAKO, dit Zou comme l’appellent affectueusement les intimes, a profité de notre entretien téléphonique pour rappeler sa ferme condamnation de principe de la révision constitutionnelle qui, à son avis, est une violation de l’article 118 de la Constitution malienne du 25 février 1992 qui stipule : ‘’(…) le projet ou la proposition de révision doit être voté par l’Assemblée Nationale à la majorité des deux tiers de ses membres. La révision n’est définitive qu’après avoir été approuvée par référendum. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire (…)’’.

Et d’ajouter que la prorogation du mandat des députés est une autre violation de la Constitution, par conséquent, ils ne sont pas habilités à voter le texte.

Par ailleurs, soutient le Dr Soumana SAKO, non seulement le contexte social, caractérisé par des grèves, ne sied pas à cette consultation populaire au risque de mettre davantage les Maliens dos à dos, mais également, donner son accord à la révision constitutionnelle reviendrait à cautionner l’Accord d’Alger que son Parti a toujours désapprouvé.

Quant à Modibo KADJOKE, président du Directoire du Parti Alliance pour le Mali (APM Maliko), mais invité au nom du Pacte Malien pour la Refondation, joint également au téléphone par nos soins, a confirmé son déplacement à Koulouba sans donner de justifications.

Par contre, nos tentatives auprès des responsables du Parti YELEMA, notamment le président et le secrétaire politique, respectivement Moussa MARA et Amadou AYA, sont restées vaines.     

Pour rappel, il était annoncé à l’agenda du Président de la République, du jeudi 11 avril 2019, à 15h, audience accordée au regroupement politique Front de sauvegarde de la démocratie (FSD), conduit par son président Soumaila CISSE, chef de file de l’opposition ; à 17h, audience accordée à la Coalition des Forces Patriotiques (COFOP) regroupant certains partis politiques et candidats à la dernière présidentielle, à savoir Housseini Amion GUINDO (CODEM), Oumar MARIKO (SADI), le Dr Amadou Abdoulaye SY (PURS), Moussa Sinko COULIBALY, et Mamadou TRAORE. A 19 h, il était attendu une audience avec les partis politiques FARE An Ka Wuli de l’ancien Premier ministre Modibo SIDIBE ; l’ADP Maliba de Aliou DIALLO ; le Pacte Malien pour la Refondation ; CNAS Faso Hèrè de Soumana SAKO ; RpDM de Cheikh Modibo DIARRA et Yelema de Moussa MARA.

Par Sékou CAMARA

 

Source: info-matin

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