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Réception des interpellations de l’EID 2017: le compte à rebours lancé

Le Secrétaire permanent de l’Espace d’interpellation démocratique (EID), Mahamadou SISSOKO, a lancé le vendredi dernier dans la salle de réunion du Bureau de Médiateur de la République les travaux préparatoires de la 22e édition de l’EID. C’était à la faveur d’une conférence de presse qui s’est déroulée en présence des responsables de services du Médiateur de la République.

Mahamadou SISSOKO Secretaire Espace interpellation democratique EID

Le conférencier a fait savoir que cette conférence de presse est organisée conformément à l’article 16 du règlement intérieur relatif à la préparation des sessions de l’EID. Ledit texte, a-t-il précisé, indique que 6 mois avant à la tenue de la session de l’EID, le Médiateur de la République, à travers le Secrétariat permanent, doit informer le public par les moyens appropriés sur les objectifs et modalités de participation aux travaux de l’EID.
Il a expliqué que l’objectif de la tenue de l’EID dans notre pays visait à évaluer, chaque année, l’état de droit dans le pays et de renforcer la culture démocratique.
Pour l’édition de cette année, M. SISSOKO a indiqué que le Secrétariat permanent avait apporté des innovations au temps de réception des interpellations. Au lieu d’un mois, a-t-il confirmé, le délai de la réception au Secrétariat permanent des interpellations a été revu à 3 mois. Il a justifié cette innovation par la volonté des organisateurs de permettre au maximum de populations de prendre part à ce processus démocratique respecté par notre pays depuis plus d’une décennie.
Ainsi, du 1er juillet au 30 décembre prochain, des individus, qui estiment avoir été lésés par l’administration, peuvent saisir le Secrétariat permanent avec leur dossier de plainte. Passé ce délai, les structures de réception des interpellations ne sont plus habilitées à prendre un dossier, a-t-il poursuivi.
Il a ensuite, de façon méthodique, expliqué le processus et les critères qu’un dossier doit respecter pour être reçu à l’EID. Selon lui, pour qu’un dossier soit recevable, il faut qu’il soit conforme à certains critères préalablement définis par le bureau du Médiateur de la République, en occurrence les critères de fond et de forme.
S’agissant des critères de forme, il a souligné que le dossier de l’interpellation doit être notamment bien rédigé en langue française, lisible, observer les formes de politesse démocratique, avoir été examiné au préalable par la structure incriminée ou ses démembrements.
Quant aux critères de fond, il a signalé que l’objet de l’interpellation doit concerner des actes attentatoires aux droits de la personne humaine ; des cas d’injustice ; des cas de dysfonctionnement de l’administration. Donc, a-t-il ajouté, des actes qui ne rentrent pas dans ce schéma ne sont pas pris en compte par l’EID.
Aussi, selon M. SISSOK0, tout dossier qui est pendant devant la justice n’est pas éligible à l’EID de même que les dossiers qui ont connu déjà une décision de justice.
Par ailleurs, M. SISSOKO a soutenu que le secrétariat avait reçu 234 interpellations, l’année dernière. Parmi lesquelles, 134 dossiers ont été retenus. Sur les dossiers traités, 15 ont reçu des réponses satisfaisantes et 71 sont en cours de traitement.

Par Sikou BAH

 

Source: info-matin

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