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Racket policière et autres humiliations des populations en commune I : Le 12ème arrondissement, un grain de cheveu dans la soupe du DGPN

Malgré la volonté clairement affichée du Ministre de la sécurité, du directeur national et régional de la police de débarrasser le secteur des brebis galeuses, certains commissariats continuent de s’adonner à des pratiques dignes d’une autre époque. Parmi ceux-ci, le 12ème arrondissement de Bamako, situé à Boulkassoumbou en commune I du District de Bamako détient la palme.

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Pour les agents de ce commissariat très important dans le dispositif sécuritaire en commune I du district, la dignité humaine est un vain mot. Curieusement, l’augmentation des patrouilles pour ces policiers rime avec augmentation des rackets et autres humiliations des paisibles citoyens. Y-a-t-il un commissaire au 12ème arrondissement ? Telle est la question que les populations désemparées se posent à chaque descente musclée des policiers dans les quartiers. L’augmentation des patrouilles de sécurité pour les besoins du sommet France – Afrique en particulier et la quiétude des Maliens en général est entrain de devenir un calvaire, un insupportable pour la population de Boulkassoumbougou et environs.

Comment comprendre qu’en plein midi, que les agents du 12ème arrondissement qui n’ont rien à avoir avec la CCR (Compagnie de la Circulation routière) dressent des barrages pour se transformer en contrôleur de vignettes en cours de validité des motos et autres pièces des véhicules (notamment l’assurance, la visite technique, la vignette et les permis) au détriment de leur mission de sécurité. Les armes utilisées à cet effet n’ont d’autres effets que de dissuader les paisibles populations.

Plus grave, quand ils vous arrêtent, même si vous amener toutes les pièces du monde, leur slogan « c’est trop tard ». Ainsi, les pauvres sont contraints de payer 2000FCFA sur place ou 3 000 FCFA au chef de poste une fois au commissariat, car ils refusent désormais de prendre 1000 FCFA. Entre le marteau et l’enclume, n’ayant aucune voie de recours, les victimes s’exécutent la mort dans l’âme.

Dans quel pays sommes-nous ? Pour répondre à cette question, les victimes prennent un raccourci, c’est-à-dire IBK et son gouvernement. En réalité, le Président de la République, le gouvernement, le Directeur général et le directeur régional n’y sont rien pour rien dans cette entreprise lourde de conséquence sur les pauvres maliens.

A titre illustratif, à la veille du 31 décembre dernier, aux environs de Midi, une femme qui ramenait le repas pour son enfant malade à l’hôpital Gabriel Touré n’a eu d’autre choix que de verser des larmes sans succès face aux policiers du 12ème arrondissement en face du carrefour de Bandjanbougou. Insensible, malgré les papiers qui prouvaient que la moto n’a pas été volée, un agent ou du moins un mercenaire recruté pour compléter l’effectif a roulé la moto de la pauvre dame jusqu’au commissariat, la laissant sur place avec son repas et son conducteur.

Quelle cruauté, laissait entendre la foule en spectateur impuissant. Comment peut-on prendre des armes de guerre pour spolier ses compatriotes sachant bien que les terroristes sont au nord ? Difficile de répondre pour l’instant à cette question. Tout porte à croire qu’ils sont en complicité avec les hauts responsables du commissariat, notamment le commissaire et son adjoint. Car après leur forfait, ils vous demandent aisément d’aller vous plaindre là ou vous voulez. Quant un hors la loi vous dit çà ? C’est qu’il est protégé ? Par qui ?

Cet autre cas révoltant vous édifiera encore mieux sur les pratiques mafieuses étalées à ciel ouvert par les agents du 12ème arrondissement qui n’ont visiblement peur de rien, y compris Dieu. Le pauvre Fané s’est fait contrôler par la patrouille de ce commissariat au niveau du grand terrain de Doumanzana, derrière le lycée Fily Dabo Sissoko, également zone de prédilection du 6ème arrondissement qui s’adonne dès fois aux mêmes pratiques.

5mn après, il s’est fait livrer sa vignette sur place par l’entremise de son jeune frère. Peine perdue, sous prétexte que sa vignette est arrivée  trop tard, un agent se jeta sur sa moto jusqu’au commissariat comme si c’est eux qui payent le carburant. Arrivé au 12ème pour récupérer sa moto, le temps de demander au chef de poste si nous étions dans un Etat de droit, il fut jeter en prison sans ménagement comme un vulgaire djihadiste.

Qu’avons-nous fait à Dieu pour mériter une telle police ou du moins un tel commissariat ? En attendant que les autorités répondent à cette question, il urge de trouver une solution au cas du 12ème arrondissement et de son succursale de Sotuba très décriés par la population. Selon des sources concordantes, un soulèvement populaire n’est pas à écarter si les mêmes pratiques continuent. Il est temps que les autorités clarifient une bonne fois pour toutes les missions des patrouilles de sécurité ?

Nous reviendrons sur d’autres frasques de ce commissariat impliquant les plus hauts responsables des lieux dans nos prochaines parutions !

La Rédaction

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