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Prudence est mère de sureté

Selon des sources très bien informées, près d’une centaine de milliers de soldats sont actuellement mobilisés au Sud, gendarmes et GGF compris.

Si la nomination d’un nouveau Premier ministre à la tête du gouvernement malien n’a pas apaisé la communauté internationale, l’adoption de la résolution 2085 par le Conseil de sécurité de l’ONU ouvrant la voie à une intervention militaire n’est certainement pas la solution à la crise! Il y avait certes, une urgence d’agir sur le terrain pour contrecarrer les mouvements des extrémistes qui ont mis à leur faveur de l’instabilité politico-sécuritaire du Mali, en restructurant leurs rangs en termes de recrutement, et en renforçant leur arsenal militaire.
Néanmoins, de l’avis de Gilles Yabi, directeur du projet Afrique de l’Ouest de l’organisation International Crisis Group, «la militarisation de la société ne saurait constituer une solution à la crise. Elle ne pourrait que l’aggraver», souligne-t-il dans un entretien accordé à Slate Afrique.
La résolution approuvée par le Conseil de sécurité ne manquera pas d’engendrer un véritable drame humanitaire aux risques d’une déstabilisation de toute la zone sahélienne et l’Afrique subsaharienne, d’où d’ailleurs le verrouillage par l’Algérie de ses frontières Sud.
Dans son droit légitime et souverain, l’Algérie, qui vient de recevoir un coup dans le dos au moment où elle recevait le président français, dont le gouvernement est favorable à cette intervention militaire, entend préserver son territoire de toute menace éventuelle, notamment l’infiltration des terroristes d’Al Qaîda et ses affiliés.
L’Algérie, qui a assumé sa responsabilité en jouant pleinement son rôle pour une sortie de la crise sans le recours à une force étrangère au nord du Mali, s’attend à une extension de la prolifération des armes en provenance de la Libye via le Niger et les frontières Est. Avec cette dimension sécuritaire aux défis majeurs l’on est en mesure d’avancer que l’ANP revient au contexte «du tout-sécuritaire» pour lequel elle est appelée à user de sa longue expérience dans la lutte antiterroriste. Selon des sources très bien informées, près d’une centaine de milliers de soldats sont actuellement mobilisés au Sud, gendarmes et GGF compris. Les mêmes sources confient que la stratégie de défense du territoire a été enclenchée avec une mobilisation des forces aériennes. Pour nos sources, ces mesures extrêmes n’empêchent en aucun cas de poursuivre les efforts pour un processus plus apaisant portant sur une sortie politique négociée, notamment après la signature d’un accord entre le groupe Ansar Eddine et le Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla) ayant convenu, de mettre à contribution toutes les voies du dialogue permettant une sortie de la crise malienne. Ce commun accord engagé il y a quelques jours sous l’égide de l’Algérie, a permis d’ approfondir une réflexion sur la situation sécuritaire et politique, appelant à un compromis sécuritaire et à la préservation de l’intégrité territoriale et l’unité nationale.
En réitérant leur disponibilité au dialogue avec les autorités actuelles du Mali pour un règlement pacifique du conflit, les deux parties confirment l’isolement total des groupes terroristes.
Mais quel impact aura ce commun accord qui n’a que trop tardé sur la résolution de l’ONU? Les prochains jours permettront de détecter les premiers signaux révélateurs sur une situation dans laquelle la France s’est impliquée! Si seulement la prédiction des Mayas n’était pas un mensonge auquel cas le Mali se serait sorti d’affaire, autant que la France!

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