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Protection des données à caractère personnel: les jeunes avocats renforcent leurs connaissances

L’Association des jeunes avocats du Mali (AJAM) a organisé, le samedi dernier, dans la salle des avocats du Tribunal de première instance de la commune III, son mensuel café du mois de mars sous le thème « La protection des données à caractère personnel au Mali », animé par Ousmane BAMBA, spécialiste en droit, criminalité et sécurité des nouvelles technologies.

Moustapha cisse president Association jeunes avocats ajam

La conférence a enregistré la présence du parrain de l’évènement, Me Abouba Aliou MAIGA ; du représentant du Bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Moustapha CISSE ; du président de l’Association des jeunes avocats du Mali, Me Alifa KONE ; des représentants des jeunes magistrats et de plusieurs personnes ressources du domaine de la justice.
Selon le président de l’Association des jeunes avocats du Mali, Me Alifa KONE, le 15è sommet des chefs d’Etat de la Francophonie qui s’est tenu à Dakar, les 29 et 30 novembre 2014, a mis l’accent sur l’importance de la protection des données personnelles , en réitérant l’appel déjà lancé au sommet de Kinshasa en vue de l’adoption et de l’application de normes mondiales et de législations nationales définissant les principes d’une protection effective des données personnelles.
Aussi, a-t-il précisé, plus de 44 Etats de la Francophonie disposent d’une loi sur la protection des données personnelles, et que la mise en œuvre n’est pas toujours effective. De même, la mise en place effective d’une autorité de contrôle indépendante disposant de moyens propres manque cruellement pour la mise en œuvre de ces lois.
« Les données à caractère personnel doivent être protégées parce qu’elles relèvent de la vie privée et parce que leur divulgation est susceptible de porter atteinte aux droits et libertés des personnes concernées. Les données à caractère personnel ne peuvent pas être recueillies et traitées que pour un usage déterminé et légitime, correspondant aux missions de l’établissement responsable du traitement. Et tout détournement de finalité est passible de sanctions pénales. Les responsables du traitement sont astreints à une obligation de sécurité et doivent faire prendre les mesures nécessaires pour garantir la confidentialité des données et éviter leur divulgation », a affirmé le président de l’AJAM.
Le parrain de la cérémonie, Me Abouba Aliou MAIGA, a exprimé son soutien et sa disponibilité à accompagner les jeunes dans cette initiative qui constitue un espace d’échanges et de partages pour les jeunes avocats. Il a félicité l’AJAM pour le choix de ce thème qui, selon lui, est pertinent et d’actualité.
Le représentant du bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Moustapha CISSE, a apprécié l’initiative de ce Café des jeunes avocats qui leur permet d’être permanemment sur le créneau de la formation. Pour lui, les échanges autour du thème retenu permettront aux participants d’avoir plus de connaissance sur le concept de la protection des données à caractère personnel. Me CISSE a affirmé que la protection des données à caractère personnel permet non seulement de respecter la loi mais aussi de respect la dignité de la personne humaine.
Le conférencier, Ousmane BAMBA, a fait un aperçu sur la protection des données à caractère personnel à travers le monde et les premières lois qui ont été prises à cet effet. Il a parlé des lois qui régissent la protection des données à caractères personnel dans notre pays et l’Autorité de protection des données à caractère personnel qui s’occupe de la question.
Le spécialiste en la matière a indiqué que selon la loi, avant de recueillir les données à caractère personnel d’une personne, l’Etat, l’entreprise, la société… doit avoir le consentement de la personne. Et qu’il doit lui informer de la finalité du fichier, tout en garantissant de le protéger.
S’agissant du système de vidéosurveillance en ville ou dans les services, le conférencier a affirmé que les citoyens doivent être au préalable informer de la présence des caméras et que des affiches doivent être faites pour signaler la présence des caméras de surveillances partout où elles sont présentes.

PAR MODIBO KONE

Source: info-matin

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