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Projet de révision constitutionnelle : Les propositions du Conseil supérieur de la Diaspora Malienne

Le président du Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM), Mohamed Chérif Haïdara, a été entendu hier mercredi, par la Commission des lois constitutionnelles, de la législation, de la justice et des droits de l’homme, dans le cadre des écoutes sur le projet de loi de réforme constitutionnelle.

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Au cours de cette écoute, le président du CSDM a fait savoir ses propositions aux députés membres de cette commission.

En effet,  devant les députés de la Commission loi, dirigée par Zoumana NTji Doumbia, Mohamed Chérif Haïdara a clairement indiqué qu’il souhaite voir la diaspora malienne représentée à l’Assemblée nationale.

Invité par la Commission des lois institutionnelles de l’Assemblée nationale pour recueillir son avis dans le cadre du processus de la révision constitutionnelle en cours, le président du Conseil supérieur de la diaspora malienne a confirmé l’adhésion des Maliens de l’extérieur au processus. Mais, Mohamed Chérif Haïdara, a souligné leur inquiétude quant à la création du Sénat.

«Si c’était pour remplacer le Haut conseil des collectivité et les Conseil économique et social et cultural, on peut le comprendre. Mais s’il faut maintenir ces institutions et créer le Sénat, le budget sera très lourd, on aura de la peine à trouver les recettes nécessaires pour le fonctionnement correct de l’Etat » a expliqué le président du CSDM.

Le président du CSDM a également saisi cette occasion pour soumettre quelques doléances aux membres de la Commission des lois institutionnelles de l’Assemblée nationale, notamment il a revendiqué des sièges pour les maliens de la diaspora au parlement et même au Sénat. Selon Haïdara, un tiers des Maliens vivent à l’étranger. « Il est inacceptable de aujourd’hui que ceux-ci ne soient pas représentés à l’Assemblée nationale. Il y a des députés qui défendent l’intérêt des Maliens de l’extérieur, mais cela ne suffit plus. Nous voulons être représentés par des Maliens de la diaspora pour qu’ils puissent parler en notre nom », a-t-il soutenu. Pour le président du CSDM, 1/10 des députés doit être de la Diaspora.

 

Il faut signaler que l’élection des Maliens de l’extérieur à l’Assemblée nationale, est l’une des doléances de la société civile soumises au gouvernement en début d’année.

Il a également saisi cette occasion pour demander qu’on mette fin au monopole du Haut conseil des Maliens de l’extérieur se donne pour parler au nom de la diaspora. Il a plaidé qu’aucune organisation n’a le monopole de parler au nom de la diaspora, au risque de se trouver dans une imposture.

Youssouf Bamey

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